Second cours de chant vendredi matin. Je crois que je n’avais jusqu’à présent pas vraiment mesuré à quel point j’étais dans le vrai en parlant de trouver ma voix. J’ai pleinement intégré le « tais-toi, tu chantes faux » qu’on me répète depuis toute petite. Si je veux être juste (ah ah ah…), cela fait bien longtemps que cette petite phrase assassine ne m’a plus été adressée: j’ai très vite compris qu’il était malvenu que je tente de chanter. Ce qui fait que même dans cet espace de non jugement, où je viens précisément pour qu’on me guide, me montre, m’explique, m’encourage… je n’arrive pas à sortir ma voix.
Je suis timide, j’hésite, j’attends de l’approbation. Je suis passive, paralysée. J’ai tellement peur de ne pas arriver à reproduire que je n’habite pas le son, que je suis coincée, ça ne sort pas, ça bloque, ça coince. Les « aaaaaa » de l’autre cours, les « ooo » et « miooooo » de celui-ci sont hésitants, apeurés. A de courts et très rares moments, j’entrevois ce qui pourrait être si je lâchais, si je n’étais plus dans le contrôle, dans la peur. Si je vivais juste. Comme pour la danse en fait. (Et je lorgne sur ce stage d’été avec Sylvie Richard).
Un à un il va me falloir défaire ces fils qui m’entourent, me ligotent. Retrouver l’amazone en (m)oi me dit ma professeur. Etre une licorne qui envoie le son comme elle pointe sa corne. Dans ce contexte, ce stage-là aussi me parle énormément. Avec l’idée de, peut-être peut-être peut-être, intégrer l’école à la rentrée 2010…
Depuis samedi je repense à des CD de Marie-Louise Aucher qu’une amie m’a offerts il y a un an ou deux peut-être. Trois CD de vocalises. J’ai retourné le bureau aujourd’hui encore (opération commencée la semaine dernière) et j’ai retrouvé le second et le troisième CD. Pas de trace du premier pour le moment, mais je ne désespère pas: il est là quelque part.
Le facteur m’a apporté deux livres aujourd’hui (et mon banquier va me faire furieusement la tête…). A lire et utiliser sans modération : Le chant sans professeur de Graham Hewitt et Le chant pour les nuls.
Un voyage en psychophonie qui commence ?
Psychophonie : interview de Marie-Jo Cardinale
Eléments d’explication de l’organisation métamérique du corps humain
What do you wish to give yourself permission for ?
C’est ce que Jamie nous demande pour cette semaine.
Moi, Aegiale, veux me donner la permission d’avancer, de changer, de me laisser guider, de me faire confiance pour choisir mes guides.
L’évidence ce soir. Je suis prête.
Il est n’est pas pressé mon ami, mon guide. Depuis bientôt deux ans qu’il attend que je sois prête. Jamais bien loin mais pas trop présent non plus. Juste là, patient. Depuis quelques jours tout se bouscule, je le vois à nouveau partout, dont là. Et puis l’évidence après avoir cliqué sur cette page (le CD She Walks With Snakes). Je suis prête. Prête à entendre ce qu’il est venu me dire. Prête à changer de peau. A m’abandonner, vulnérable, sans écailles, le temps de cette mue nécessaire. Je suis prête à marcher avec le serpent*.
* La phrase finale d’un roman qui a une signification particulière dans l’histoire familiale me revient tout à coup : « Cette vipère, ma vipère dûment étranglée, mais partout renaissante (…) je la brandirai toujours (…). Cette vipère, ta vipère, je la brandis (…). Merci ma mère ! je suis celui qui marche une vipère au poing ! ».
Je n’ai pas envie d’étrangler le serpent, mais je me vois bien avancer brandissant des serpents dans mes poings.
Cela faisait un moment que je n’étais pas allée sur le forum de l’Ecole du Lotus. Petit tour ce matin, pour suivre les discussions que j’ai loupées et aussi accéder à la leçon 3 puisque mon travail sur la leçon 2 a été validé (heureuse, apaisée aussi car je suis toujours inquète de ne pas faire ce qu’il faut, de ne pas être pertinente). Parmi les fils à explorer, un concernant un bijou… lotus et pierre de lune (un exemple ici avec une perle), voilà qui me parle, comme aux autres myésis, du moins celles qui se sont exprimées. Pierre de Lune, la pierre de la Déesse. La pierre de la bague pour Elle et moi aussi. Pas le moment financièrement, je suis déraisonnable, mais la raison n’a pas sa place là : ce lotus, cette pierre, ce collier à porter, c’est important pour moi. Besoin de me sentir en lien avec mes soeurs, besoin très fort, besoin impérieux.
J’ai commandé le lotus charm holder, je vais reprendre le chemin de Perles ‘n Co pour voir si je peux trouver une pierre de lune, sinon, j’irai à Essence Ciel….
Envie aussi de trouver des graines de lotus. Pas (encore) d’adresse, mais je suis sûre que le moment venu, je trouverai où aller.
Depuis hier matin, cette suite d’image dans ma tête. Je l’ai croquée, assez soigneusement par rapport à d’habitude, dans la matinée avec l’idée de tenter de lui donner vie dans la soirée. Je viens juste de terminer, à la fois contente et déçue. Triste et heureuse. Triste de voir que mes doigts sont toujours aussi incapables de traduire dans la réalité ce que j’ai vu dans ma tête. Heureuse de pouvoir poser cette histoire, ce poids.
Dernières lunes avant ce qui aurait du, pu être *notre* anniversaire… c’était le bon moment pour honorer cette mémoire retrouvée à temps.

Canson A3, sang, acrylique, neo color II, pitt pens, crayons aquarellables.
Inspirée par Strega, j’ai fait un tirage en ligne.

Je m’amuse de tirer cette carte du jeu des Cartes de l’Enfant Intérieur alors que j’ai tout récemment (il y a une dizaine de jours) fait couper mes longs cheveux. Pour le reste, elle me parle ô combien…
J’aime les rebondissements de la vie, j’aime les clins d’oeil complices qui me rappellent que non, tout n’est pas que tristesse…
J’ai reçu aujourd’hui mon premier cadeau d’anniversaire. Très en avance mais je n’ai pas pu contenir mon impatience alors j’ai ouvert le paquet. Et découvert l’Oracle de la Triade (sur lequel j’ai flashé lors de ma consultation avec Alice Kara) sous les mots doux de C.
Alors je vais me coucher ce soir, heureuse et triste, triste et heureuse.

Je me sens triste depuis quelques temps. Je pensais samedi dernier que c’était (aussi) à cause de la nouvelle lune, très forte, très chargée. Un poil de pms aussi, peut-être ? Mais finalement, je ne le crois pas. Je me sens triste depuis quelques temps. Triste et en colère. Et j’ai l’impression que ma situation actuelle n’est rien d’autre qu’un biscuit cassé (un prétexte pour permettre à ce qui doit s’exprimer de le faire). Je devrais être reconnaissante que les circonstances me permettent de sortir ce qui doit sortir, mais je n’y arrive pas. Je me sens sur un chemin de peine, passage obligé… mais je ne sais pas vers quoi.
Dans ma tête ce matin au réveil des images, croquées en vitesse pour ne pas les perdre.
Ce soir, peut-être que j’aurais une pièce à ajouter à mon MoM.
Je suis allée à mon premier cours de chant hier. Et je suis ravie, ravie, ravie. D’abord parce que le courant est bien passé entre la prof et moi et puis parce que j’ai vraiment le sentiment de faire quelque chose d’important pour moi: je le sens dans mon ventre, mon utérus me hurle que c’est boooon (coucou M’J’
!).
J’entends bien et juste, j’ai une bonne posture « naturelle » (chouette, ça veut dire que je suis bien mieux ancrée qu’il y a quelques années) et je crois qu’en fait il faut juste que je déprogramme plus de 30 ans de « de toutes façons, toi tu chantes faux »… pas simple, mais ça promet d’être une belle aventure. En fait je suis plutôt confiante parce que j’ai bien vu que quand ma voix est portée par celle de la prof, j’y arrive. Et ça me surprend, m’étonne, m’émerveille; il me semble qu’une part de moi a toujours plus ou moins considéré mon cas comme désespéré à ce niveau, quoi que j’aie pu en dire parfois. Et non, mon cas n’est pas désespéré. Ma voix est juste bien cachée et je vais la trouver, l’apprivoiser. Je crois aussi que ce n’est pas un hasard si je peux suivre cette envie seulement maintenant: ce travail de découverte ne pouvait pas se faire tant que je n’avais pas laissé remonter à la surface le souvenir de mon frère.
Pour le moment, les cours dureront une demie-heure et pas une heure: ça fait trop long pour moi à ce stade et je sentais bien au bout des trente premières minutes que je cafouillais, que je saturais. J’ai aimé qu’elle me propose de commencer « plus court », j’ai aimé les raisons qu’elle a avancé et qui me parlaient.
J’ai hâte d’être à vendredi prochain !
Sur ma pile à (re)lire:
- Trouver sa voix : petit guide pratique de travail vocal, Jacques-Louis Rondeleux (déjà évoqué ici ou là)
- Mettez du « ki » dans votre voix, Philippe-Nicolas Mélot (déjà évoqué là)
- Le guide de la voix, Yves Ormezzano
- La voix libérée, Yva Barthélémy (à découvrir, juste pour le fun et la culture…)
Il y a trois jours, lundi 15, j’ai enfin envoyé mon travail sur la leçon 2 de l’Ecole du Lotus à Isis Tyära et à mon mentor, Ishara Labyris.
J’étais un peu en retard, entre Vipassana qui m’a occupée une bonne partie de décembre, les fêtes de fin d’année, le travail à temps plein en janvier… j’espère arriver à mieux m’organiser pour la prochaine leçon.
Je dois dire que j’aimerais assez que nous puissions accéder aux travaux des autres myésis, une fois les nôtres rendus pour une leçon donnée: il me semble que nous pourrions ainsi avoir un éclairage différent, peut-être creuser les réflexions vers des directions que nous n’aurions pas spontanément explorées. Je suis persuadée que cela pourrait être enrichissant.
En tous cas, j’ai hâte (et je suis un peu anxieuse aussi) d’avoir un retour sur mon travail et de pouvoir accéder à la troisième leçon.
Je crois bien que c’est mon premier vrai essai sérieux de calligraphie. Pas très contente du résultat mais en écrivant sur du parchemin, dans un carnet qui ne tient pas ouvert tout seul, je n’ai peut-être pas choisi la facilité pour commencer
. Si quelqu’un a des astuces pour gommer proprement les lignes au crayon de papier sur le parchemin, je suis preneuse….

Dagaz, tirée en rapport à l’argent cette fois. Dagaz, fermeture d’un cycle ? Celui des découverts enchainés les uns après les autres ? Celui des tuiles automobiles ou autres qui obligent à (difficilement) assumer des frais imprévus ? Dagaz me laisse perplexe. (Et me donne envie de décrocher mon téléphone pour appeler mon père et vérifier qu’il a bien procédé au virement dont il me parlait…)
Hier – enfin, techniquement, avant-hier – a été un mardi chargé et mouvementé. Et après une nouvelle lune aussi décoiffante que l’avait été la pleine lune d’août dernier, voilà qui explique en partie au moins ma grande fatigue du jour.
J’avais rendez-vous à 10h pour une séance de psychophanie. Le but: explorer ce qui concerne mon jumeau, voir ce que mon moi profond a à en dire.
V.B. a commencé par m’expliquer ce qu’est la psychophanie (sans me cacher les accusations de sectarisme), comment la séance allait se dérouler. Comme elle travaille aussi en transgénérationnel, nous avons fait un rapide tour de mon arbre généalogique et j’ai pu prendre conscience de certains schémas quant aux dates familiales.
La séance a commencé par une relaxation et j’étais à la fois là et pas là, sensation vraiment bizarre. Comme si mon « moi », mon « ego » laissait la place vacante.
Mon doigt, aidé par sa main a tapé, tapé, parfois avec douceur, parfois avec force et conviction. C’était un ballet étonnant. Et le texte qui est sorti de cette séance, waow. Je suis d’autant plus époustouflée que dans ce texte, il y a une phrase que j’ai déjà écrite dans une poésie, il y a longtemps. Je garde bien présent à l’esprit qu’un texte écrit en psychophanie n’a pas force de vérité historique ni valeur de témoignage. La psychophanie permet d’accéder à un registre émotionnel et non informatif, c’est même ce que je cherchais… et ça me parle, ça me hurle même.
Nous avons fait une sorte de mini constellation familiale avec des poupées en bois. J’en ai choisi une pour me représenter, une autre pour mon frère et j’ai répété, quand elles me convenaient, les phrases proposées par V.B. Et puis, elle m’a demandé si c’était ok pour moi de confier mon frère à Marie, dont elle garde une statuette dans son bureau. Ca a résonné très fort avec une récente conversation au cours de laquelle Marie a été évoquée et, oui, ça sonnait juste, parfait de lui confier mon frère. J’ai niché la poupée représentant mon frère aux pieds de la statuette de Marie, V.B. m’a passé la bougie allumée qui était sur une tablette et je l’ai posée à côté de mon frère et de Marie. V.B. m’a dit qu’elle laisserait la bougie s’éteindre seule et ne bougerait rien avant que la bougie ne se soit éteinte.
Nous avons ensuite conclu la séance.
grand chambardement en moi; je me sens prisonnière d’une force que je ne connais pas, une force simpliste qui me conduit à des manquements de moi; force gouvernante qui me murmure des accents de tristesse; avec mon coeur je lutte pour ne pas me faire envahir; pourtant elle devient parfois plus forte et elle me met à terre; car sa vivacité me surprend quand je me sens quelque fois otage d’elle;
savoir comment je peux trouver force de vie plus forte pour que ma vie ne soit plus otage d’un mort; oui d’un mort qui me hante toujours comme si ma vie ne pouvait m’appartenir vraiment, je suis parfois en colère de devoir faire hommage a une histoire qui m’a laissée pantoise; je fuse de toute part et mon énergie s’en va comme si je la laissais se diluer avec fracas;
je suis terrassée parfois d’une onde de choc qui m’engloutit a petit pas; je lutte je lutte mais c’est comme si la vague était plus forte que la vie; une vague de fond une vague de froid;;
vers ou me tourner pour voir la lumière je ne sais pas dans ces moments là; il arrive aussi que mon coeur chante aussi une chanson si douce que je me mets à pleurer de tout mon corps; envahie je suis et je me demande toujours pourquoi;
pourquoi,
sa cachette me surprend; me donne le tournis: cachette dans le ventre de mère ou je l’ai longtemps cherché, abandonnée je me sens alors qu’il était si vivant près de moi; rire ensemble et je le cherche je le cherche et il n’est plus là; terrassée je suis;
pouvez vous continuer à libérer cette mémoire ?
fatigue inouïe je suis épuisée de cette lutte qui me coupe de ma vie; je suis presque hantée comme une maison qu’on habite a deux et que l’autre n’occupe plus; oui voilà on choisit une jolie maison et on décide de l’habiter; c’est le grand bonheur et soudain je me perds dans les souterrains toute seule tout est trop grand trop vide trop absent; pourquoi pourquoi cette fuite sans rien me dire; cette absence que je subi comme un sortilège qu’on m’aurait lancé; Alors oui tu es comme un vivant sortilège que je porte en moi comme une bouée; une bouée de mort qui me plombe les pieds; bouée pour ne pas te laisser tomber;
quel ressenti encore à exprimer ?
je me sens malheureuse seule et c’est l’éternité;
comment pouvez vous transformer cette mémoire,
me dire que la charge de l’un n’est pas la charge de l’autre; charge différente pour vie différente; c’est comme si nos missions de départ sont autant de faits différents; lui part et moi je reste porteuse d’une énergie démultipliée; c’est un choix de lui et je l’accepte car c’est comme ça que c’était écrit pour nous deux; il me laisse la douceur de son amour et me donne sa mort comme une pale figure connue;
que voulez vous dire
je dis que sa mort est juste une autre départ convenu; c’est une forme de nouveau voyage comme si la destination devait se changer pour me laisser plus d’espace dans mon propre voyage; pas de pleurs juste de l’acceptation car son nouveau voyage est une superbe destination; bien sur je suis triste un temps car
j’aimais sentir sa douce présence mais nous convenons tous les deux que l’absence n’est qu’une forme de protection qu’on cherche à se glisser dans les corps pour ne pas se sentir seul; oui absence est juste une fusion arrêté qui me laisse tout loisir de m’expanser; toute ma charge du coeur est intacte alors pas de quoi se sentir triste et apeurée; aurevoir je lui dis vis bien ton nouveau voyage; il est radieux et m’envoie des baisers du bout de ses doigts;
[constellation]
cachette du coeur recèle des trésors d’amour; voilà je garde ce trésor comme un bien précieux qui est un cadeau et plus un poids que je porte comme un boulet; soulagement est comme un souffle d’air pur qui peut s’installer dans mon coeur et dans ma vie;
et souffle c’est l’amour voilà fin
Ensuite, hammam entre filles. J’avais besoin de la vapeur, de cet univers féminin, du ventre, du cocon. De la chaleur, pas juste physique, celle du coeur aussi.
16h, l’heure de ma consultation avec Alice Kara. Et là aussi. Waow. Très riche, très fort… A commencer par le moment où je lui explique que j’ai juste une question à propos de mon passé. Je raconte Vipassana et ce qui est remonté, mais je n’ai pas le temps de finir qu’Alice me dit « mais c’est pour vous alors ! ». Et entreprend de me raconter un rêve qu’elle a fait récemment, dont elle pensait que c’était pour quelqu’un qu’elle venait de voir en consultation mais à qui ce rêve n’a pas parlé :
C’est assez délicat à demander, mais as tu un frère décédé ?
Si c’est pour toi, il est venu me voir en rêve et m’a dit simplement « Tout va bien, nous nous retrouverons, mais pas tout de suite » il avait l’air d’un très beau jeune homme, 25 ans peut être, brun, élancé.
[...] j’avais aussi dans la tête le chiffre 2 (jumeaux) qui m’est arrivé comme si il se rapprochait en « perspective » et me fonçait dessus, c’est ce qui m’a réveillée.
J’ai également vu certaines de mes intuitions confirmées et ça m’a fait du bien. Et je crois que je suis tombée en amour avec l’Oracle de la Triade par la même occasion
.
Retour à la maison, et un chouette cadeau, un carnet magnifique dans lequel je vais calligraphier.
Je n’arrive pas à vraiment apprécier la version de Jeff Buckley. J’ai trop été bercée par celle de Leonard Cohen, je crois.
Leonard Cohen - HallelujahNow I’ve heard there was a secret chord
That David played, and it pleased the Lord
But you don’t really care for music, do you?
It goes like this
The fourth, the fifth
The minor fall, the major lift
The baffled king composing Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrew you
She tied you
To a kitchen chair
She broke your throne, and she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
You say I took the name in vain
I don’t even know the name
But if I did, well really, what’s it to you?
There’s a blaze of light
In every word
It doesn’t matter which you heard
The holy or the broken Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
I did my best, it wasn’t much
I couldn’t feel, so I tried to touch
I’ve told the truth, I didn’t come to fool you
And even though
It all went wrong
I’ll stand before the Lord of Song
With nothing on my tongue but Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah




