Posts Tagged ‘tatouage’

Des p’tits trous…


2010
07.30

    Impossible de joindre le tatoueur / pierceur mercredi matin (28/07/2010) alors la décision a été prise d’y aller directement à 14h et de voir ce qu’il serait possible ou pas de faire et d’en profiter pour poser des questions sur un tatouage (ça c’est pour D., une amie). L’Univers était avec nous puisque, suite à une annulation, il était tout à fait possible de nous piercer le jour-même :) . Le temps que E. en finisse avec B. et nous rejoigne et hop, nous étions tous les trois prêts pour être alignés en rang d’oignons et troués :) . Non, en vrai, on n’a pas été alignés et piercés à la chaine :) . Nous avons été informés des risques, du déroulement de l’acte… Même l’information selon laquelle un piercing en horizontal a plus de risques de rejet qu’en vertical n’a pas suffit à me faire changer d’avis ni à opter pour un microdermal moins susceptible d’être rejeté. Je n’ai pas non plus demandé à ce qu’on me pierce le nez, alors que j’étais partie pour… je ne sais pas ce qui m’a retenue, mais au regard de ce qui a suivi et de ma réaction post-piercing, je me dis que comme toujours, tout était pour le mieux et que j’ai bien fait de suivre le « flot du moment ».
    Nous avons patienté D. et moi dans la salle d’attente et feuilleté le book du tatoueur. J’ai été ravie ravie ravie d’y voir figurer mon tatouage. Je dois dire que si j’en suis toujours aussi heureuse et satisfaite, une idée a germé depuis le début de l’année et se fait de plus en plus présente: j’aimerais que les contours noirs de mon tatouage aient un aspect « coup de pinceau », genre calligraphie chinoise. C’est une collègue de travail qui a fait naître cette envie en me montrant son tatouage, réalisé sur Voiron (par ce tatoueur ?, il faut que je lui demande), au début de l’année…
    Trois piercings arcade gauche, un seul horizontal: le mien. Je suis très heureuse du résultat, mais je dois dire que je ne m’attendait pas à être aussi fortement en état de choc après. Pas immédiatement après, mais le soir (sans doute que la séance NAET juste après n’a pas aidé…) et le lendemain toute la journée j’ai trainé une sensation bizarre d’être décalée, à côté de mes pompes, d’être « double » et pas « mise au point ». Heureusement, une nuit de sommeil à peu près potable plus loin, je me sens mieux. Et le rescue a aidé aussi.

    Un avant / pendant / après…






    La mue du serpent


    2008
    12.25

      Depuis hier en fin d’après-midi, je me sens femme-serpent, femme qui mue. Des petits morceaux de peau colorée partent de mon tatouage, un peu comme si je pelais après un coup de soleil, et ça me démange. Rien que de très normal, ces petites peaux puisque je n’ai finalement pas choisi la cicatrisation en milieu humide mais ai plus classiquement décidé de suivre les consignes du tatoueur : crémage et compresse juste après le tatouage, à renouveler quelques heures après et dès le lendemain, simple crémage pluri-quotidien sur un tatouage laissé par ailleurs à l’air libre. Si j’excepte ces peaux, ou croûtes, que j’ai soin de ne pas volontairement enlever, mon tatouage a par ailleurs un très bel aspect. Plus je le vois, plus je suis convaincue qu’il est ce qu’il doit être et là où il doit être… c’est d’ailleurs presque comme s’il avait toujours été là, toujours fait partie de moi. D’une certaine façon, peut-être que c’est vrai, qu’il ne se révèle que maintenant, qu’il ne me permet que maintenant de mettre le doigt sur des choses qui sont en moi depuis toujours.
      (Je dois dire au passage que les démangeaisons sont plus désagréables pour moi que le tatouage lui-même ne l’a été :) )
      Quoi qu’il en soit, je me sens tellement forte depuis samedi que cette idée de mue, d’adaptation à ce nouveau moi, plus ancrée, plus forte, plus solide et plus proche de qui elle est vraiment me plaît bien. Et qui sait, c’est peut-être également un pas de plus vers ma réconciliation avec le serpent ?

      Love is all (around)


      2008
      12.21

        En écrivant vendredi que je me sentais bénie, je n’avais pas idée à quel point j’allais l’être et je ne mesurais pas non plus tout ce qui se tramait dans mon dos :) ….
        Hier était donc le jour choisi pour la réalisation de mon tatouage.
        Je suis sortie du travail plus tôt (ce qui me vaut de finir plus tard en ce jour de solstice, mais hey, je suis une Déesse Tatouée maintenant alors….), j’ai fait LA course qu’il me restait à faire en vue du tatouage et je suis allée retrouver celles qui devaient m’accompagner physiquement pendant le tatouage. Là, enfin, ma nouvelle couleur de cheveux (ok, juste des reflets) est remarquée (‘reusement qu’il y a les copines sur qui compter, hein….). Avant d’aller au Derm Tattoo Hospital, une pause rafraichissement, goûter, centrage était prévue chez N.
        Tout était prêt en haut pour moi, des bougies dans la salle de bains, des pétales de rose sur le rebord et dans la baignoire et de la musique qui m’a immédiatement fait penser à Taàri (mais pas de hasard là….). Sur le rebord du lavabo, une huile spéciale accouchement, avec laquelle je me suis frottée les poignets après une longue douche. Je me suis habillée : dos nu noir et ma jupe thaï verte – absolument pas symétrique mais qu’importe, c’est moi qui l’ai faite ! -, j’ai mis les bijoux que j’avais préparés, ai accroché les rubans à ma barette et ai relevé mes cheveux avant de redescendre goûter avec N. et M.. D’autres surprises m’attendaient : deux cadres / tableaux préparés avec beaucoup d’amour, de pensées, de symboles, de photo et mots si doux pour marquer ce passage. Une bourse jaune, un ange, un galet, une triple bougie verte, de la musique…. Un morceau de brioche et une tasse d’infusion plus loin, j’étais prête à accoucher me rendre au salon de tatouage. Dans la voiture, pas de hasard, Scarbourough Fair comme un clin d’oeil à Elle.

        Arrivée au salon de tatouage. Je signe la décharge. Le lecteur de CD a été péparé pour que je puisse mettre la musique de mon coix, mais il ne lit pas les MP3s… tant pis (et avec le recul, ça ne m’a pas manqué). Et c’est parti : je reste debout tandis que le tatoueur me rase (ben oui, j’ai du duvet sur le dos) puis reporte le motif sur mon dos et je m’allonge… Petit essai pour me familiariser avec la sensation, et les choses sérieuses commencent. Ce n’est pas douloureux. Inconfortable, mais décidément pas douloureux. La sensibilité est différente selon les endroits tatoués, clairement, ça résonne, vibre plus sur la colonne est c’est là que c’est le plus inconfortable. Rien d’insoutenable, juste une sensation de gène, parfois de brûlure et c’est tout. Je suis pleinement là, je découvre les réactions de mon corps selon les endroits travaillés, avec toujours la main de M.-Magic-Touch dans mes cheveux. Ce qui me gène le plus : le bruit, qui me fait penser à mes visites chez le dentiste. Le bruit est plus impressionnant que ce qu’il se passe sur ma peau. Le contour est fait très vite, je suis surprise quand on m’annonce qu’il est terminé.  M. Au-dessus de moi me dit qu’il est beau. Je me sens frustrée à l’idée d’être la dernière à le voir, mais je refuse pourtant de regarder les photos intermédiaires qui sont faites. Et puis la mise en couleurs commence. Là, je ne suis pas toujours présente, je pars parfois : des images, des sons qui me viennent, mais je me sens bien, vraiment en paix. J’ai respiré à un moment comme j’aurais pu le faire en accouchant et quand je m’en suis rendue compte, quelques larmes ont coulé, un dernier aurevoir à Aëlig qui aurait pu naître ce jour-là.

        La séance a été au final plus rapide que prévue, malgré une pause assez longue. J’étais très calme et détendue tout le long; à la fin le tatoueur m’a même dit que ça avait été un vrai plaisir de me tatouer, que mon calme et ma sérénité avaient rendu les choses vraiment très agréables pour lui et qu’il avait apprécié de pouvoir être pleinement à ce qu’il faisait sans avoir à se soucier d’anticiper ou non des crispations, des mouvements, des manifestations de douleur.
        Il a pris mon tatouage en photo à la fin, puis a effectué les soins.
        J’ai sorti de mon sac l’enveloppe sur laquelle j’avais reporté le motif de mon tatouage et dans laquelle j’avais préparé la somme nécessaire au paiement de mon tatouage.
        Et je suis sortie. Différente, mais toujours moi.
        Et surtout, surtout, fabuleusement forte de cette expérience.
        On dit souvent que les choses ne sont jamais comme on s’y attend; c’est vrai. Parfois elles sont mille fois mieux. Alors merci dans le désordre le plus complet à M., N., F., K., C. (et S.) d’avoir contribué ainsi à ce jour unique et de l’avoir rendu « encore plus » que tout ce que je pouvais en attendre.

        YOU ROCK GODDESSES AND I LOVE YOU !!!!

        Opération tatouage
        Tatouage, ze end

        On m’avait dit du motif en le voyant que c’était « vraiment moi », il paraît que ce tatouage est « à sa place »… je suis on ne peut plus d’accord :)

        Blessed, oh so blessed !


        2008
        12.19

          All is well.
          J’avais raison d’avoir confiance : je me suis rendue compte ce matin en essayant, juste pour voir,  une dernière fois le dos-nu noir que comme mes lunes viennent de se terminer j’ai cessé de faire de la rétention d’eau et que donc… il me va :) ! Bon, pas parfaitement (bouh, ouh, je n’arrive pas à croire que j’ai pris autant des bras :( ), mais je vais pouvoir le porter demain (faut encore que je résolve la question soutien-gorge à mettre dessous ceci dit).

          Cet après-midi, en rangeant dans la chambre de ma demoiselle, j’ai trouvé la caisse contenant mes coupons de tissus, dont le fameux coupon vert. Hop hop hop, j’ai cousu quelques heures, une jupe thaï sur le modèle de celle que j’ai commandée à la petite sauterelle (oui, je posterai des photos… après l’avoir portée). Tandis que l’aiguille s’enfonçait dans le tissus, je pensais à celle qui piquera mon dos demain, injectant l’encre sous ma peau. Je me suis demandée comment j’allais me sentir alors, si le mouvement serait aussi régulier que le mien en faisant avancer le tissu. Je m’étais résignée à porter un pantalon vert acheté récemment et porté une seule fois, mais je suis heureuse d’avoir finalement pu coudre moi-même cette jupe, j’avais besoin de jouer de l’aiguille je crois.
          J’ai cousu en deux partie : la découpe des trois pièces d’abord puis, après une interruption pour emmener mes garçons à l’école de musique pendant laquelle j’ai pu acheter du ruban pour attacher la jupe (ça allait plus vite que de coudre des lanières dans le tissu) et pour peut-être mettre dans mes cheveux demain, la couture proprement dite.

          Pendant que mes garçons étaient à leur cours de musique, outre l’achat du ruban, j’ai ouvert le colis soeurprise trouvé dans la boîte à lettres en partant. J’ai été vraiment très émue de découvrir toutes ces choses envoyées par ma Sorcière Particulière : des berlingots nantais (qu’il me faudra partager), un porte-clés auquel est accroché une déesse cousue main (et que j’ai accroché aussitôt à mon sac), une écharpe vert-lichen-juste-comme-j’aime avec des spirales, un coussin bouillotte rempli de graines de lin fait main lui aussi et une lettre pour accompagner le tout. MERCI Taàri, ce colis arrivé juste à temps, juste comme il faut, est tout simplement parfait !

          Colis SP

          Demain, physiquement, il y aura juste M. et sa fille avec moi pendant le tatouage, mais je sais que je serai dans les pensées de beaucoup de mes amies, que je vais être accompagnée, entourée et waow, ça va être un moment fabuleux !

          (dés)Equilibre


          2008
          12.18

            Comme souvent ces derniers temps, je pensais cet après-midi à mon futur tatouage. Rien de ce que j’envisageais ne se passe comme je l’aurais souhaité sur le plan matériel : je n’ai pas retrouvé le carton contenant mes coupons de tissus et je n’ai pas non plus trouvé en magasin de tissu vert qui me plaise donc pas de jupe thaï cousue de mes mains pour le jour J, le dos-nu commandé n’est finalement pas à ma taille, j’ai du mal à trouver des pansements ou du film polyuréthane d’une dimension qui corresponde à mon motif, je ne vais finalement pas pouvoir aller chez le coiffeur (je préfère payer une séance de thérapie supplémentaire, j’en ai besoin)… j’ai confiance, car je sais qu’au final tout sera comme il le faudra et surtout que l’essentiel sera au rendez-vous : je serai accompagnée, et bien accompagnée. C’est d’ailleurs à cet acompagnement que je pensais tout à l’heure et non pas aux détails matériels qui ne se mettent pas en place comme je le souhaiterais. Je pensais plus précisément au fait que la séance de tatouage proprement dite et la soirée qui suivra seront des moments de femmes (ok, je ne compte pas le tatoueur). Je me demandais si ça n’était pas un peu en contradiction avec le motif que j’ai choisi, avec ma quête d’équilibre et d’harmonie dont il est le symbole. Et c’est là que j’ai réalisé que si je suis bien entourée du côté des femmes, que si ma vie est riche de relations fortes, vraies, authentiques, dans lesquelles je me sens entière, pleinement moi, soutenue, reconnue, aimée inconditionnellement – vivante en un mot ! – et dans lesquelles j’essaie de rendre ce que je reçois, je ne peux pas en dire autant à propos des hommes dans ma vie. Entre les liens autrefois forts qui sont peu à peu distendus par la géographie et/ou le temps, les relations dans lesquelles certaines facettes de moi n’ont pas leur place et ne peuvent s’exprimer… non, vraiment, rien de comparable à ce que je peux vivre au féminin.  Je réalise de plus en y réfléchissant plus avant, que pour chacune de mes relations aux hommes qui sont encore présents dans ma vie à ce jour, je porte une blessure. Des femmes proches qui m’aient blessée et fait pleurer… je les compte sur le doigt d’une main et elle ne fait plus partie de ma vie. Je me demande si ce noyau de femmes me sert de protection, de refuge ou si au contraire il constitue un handicap, me rendant plus difficiles, plus incompréhensibles les relations aux hommes. Je me demande si je pardonne plus volontiers aux hommes qu’à mes soeurs. Je me demande quelle blessure originelle est-ce que je répète encore et encore ainsi.
            Mais surtout, je me dis que non, vraiment, décidément pour me laisser emporter par cette rivière-là c’est bien entre femmes que cela doit se passer, parce que je veux me sentir forte, déterminée, indomptable et d’autres choses encore que je ne sais pas être avec d’autres qu’elles.

            Ca se précise…


            2008
            12.08

              … j’ai reçu samedi la proposition de motif pour mon tatouage. Imaginez-moi avec des ressorts sous les pieds en train de sauter partout, boing boing boing…
              Il me plaît !!! j’adore les couleurs, j’aime que la triple lune ne soit pas directement visible même si j’hésite encore sur l’orientation du motif. Je vais d’ailleurs prendre des photos de mon dos et bidouiller un peu pour faire des essais « presque comme en vrai » et voir vraiment ce que ça pourrait donner. Bref, ça se précise, concrétise et je suis heureuse (mais pas prête à partager le motif avant sa réalisation, sauf à quelques personnes chères).
              Côté soins, je pense opter pour la cicatrisation en milieu humide, j’ai encore quelques points à éclaircir et surtout il faut que j’arrive à me procurer le nécessaire en pharmacie.
              En avril, j’ai voulu symboliquement me faire couper les cheveux. Si je regarde en arrière, toucher à mes cheveux a toujours été quelque chose en lien avec des événements, des choses fortes dans ma vie adulte qu’il s’agisse de teinture (noir corbeau quand j’avais 20 ans, roux flamboyant 4 ans plus tard) ou de coupe (brosse ultra courte à 20 ans…) : mes changements, mutations profondes ou hésitations se traduisent le plus souvent aussi capillairement. Je voulais aussi fin avril aller au hammam, dans le même esprit de laisser derrière moi des choses, de faire place nette. Je n’avais pour diverses raisons pu faire ni l’un ni l’autre. Et si je n’ai plus envie de renoncer à ma longue chevelure, je ressens tout de même un besoin de changement à ce niveau. Je crois que je vais passer faire un tour chez le coiffeur *avant* le tatouage :) . Je prendrai soin de garder assez de longueur pour pouvoir envisager la pose de dread wools (vertes) dès le début 2009. Et pour ce qui est du hammam, c’est en cours d’organisation : il va falloir se dépêcher pour faire ça *avant* le tatouage, parce qu’ensuite cela sera impossible jusqu’à la fin de la cicatrisation.
              Il va me falloir fouiller les cartons pour trouver celui qui contient mes tissus, j’en ai un vert en tête, qui devrait si je me fie à mon souvenir pouvoir convenir pour la réalisation d’une jupe thaï, qu’elle soit en version 2 panneaux, comme celle commandée récemment sur La p’tite sauterelle ou en version « pantalon thaï décousu » comme sur ce tutoriel.
              Je suis surprise de me voir investir autant ce tatouage, en tous cas de me voir l’investir aussi sur le plan « extérieur » : j’ai vraiment envie d’être dehors exactement comme je me sens dedans !

              Tatouage….


              2008
              12.04

                Je me rends compte que prise dans le tourbillon du quotidien je n’ai pas parlé de ma visite chez mon alors peut-être-futur-tatoueur.
                J’avais pris RDV pour discuter, poser mes milliers de questions samedi 15/11 après le boulot. J’étais même sortie plus tôt pour avoir le temps d’y aller et de prendre mon bus habituel au retour. J’avais un bon a priori lié à la façon dont j’ai entendu parler de ce tout nouveau studio de tatouage, a priori confirmé parce que j’avais pu lire du parcours du tatoueur et par la galerie visible sur le site. Mais l’a priori ne fait pas tout :) . J’y suis donc allée pour discuter motif, emplacement, douleur, incidence des variations de poids selon l’emplacement, modalités pratiques et financières, cicatrisation, composition des encres… le bon feeling se confirmant, j’ai fixé la date du tatouage. Le 21 étant hélas un dimanche, je me suis donc rabattue sur le samedi 20, veille du Solstice.
                Le tatoueur étant partant pour me faire une proposition de motif unique rassemblant la triple lune et un soleil tribal (proposition que je devrais recevoir par mail incessamment sous peu), je vais finalement me faire tatouer entre les omoplates, un motif d’approximativement 15*12 cm. Il devrait y en avoir pour environ trois heures de travail et il me reste encore des questions à poser quant aux soins post-tatouage : en surfant après coup pour trouver un équivalent plus naturel au bépanthène conseillé, j’ai atterri sur ce site qui parle de cicatrisation en milieu humide. Vu l’emplacement du tatouage, je me dis que cette méthode me conviendrait probablement mieux : pas besoin de me contorsionner plusieurs fois par jour pour appliquer de la crème. Zinc et vitamine C seront au rendez-vous également autour de la période du tatouage et de sa cicatrisation.
                J’éprouve à la fois de la hâte à sauter ce pas important et significatif pour moi et de l’angoisse. Même si je serai accompagnée – et bien accompagnée ! -, c’est une première fois pour moi et l’inconnu me fait un peu peur. Je dispose d’un certain nombre d’outils pour vivre cette expérience au plus proche de moi, techniques de respiration, EFT… et si je pense que ça sera quelque chose de fort-midable, je suis curieuse et angoissée à la fois.
                J’ai donc prévu d’être accompagnée en ce jour spécial. Accompagnée par une amie très chère et sa petite étoile : encore une histoire de femmes que ce tatouage… sûrement parce que dans mon esprit il y a un lien entre la dimension physique du tatouage et celle de l’accouchement qui aurait pu avoir lieu à cette date, parce que le chemin qui me mène à ce tatouage est avant tout mon chemin de femme. Une (re) naissance peut-être.
                Je prévois de coudre une jupe spéciale pour l’occasion (j’espère arriver à prendre le temps de le faire), peut-être un dos-nu aussi. Je voudrais apporter de la musique avec moi. Je partirai plus tôt du travail, là encore, afin d’avoir du temps pour m’ancrer et me centrer avant. Et puis après, après… nous irons au restaurant parce que les émotions fortes et positives ça (me) creuse :) !

                Tatouage : art corporel / expression spirituelle ?


                2008
                11.05

                  Cela fait des années que je pense à me faire tatouer. Sans être fixée au juste sur quoi, sur où. Et en craignant le caractère quasi irréversible de la chose. Si je vais sauter le pas très bientôt c’est certainement parce que j’ai trouvé une dimension spirituelle profonde à cette envie qui fait que ce(s) tatouages ne seront pas juste une forme d’art utilisant mon corps comme toile, mais une façon de marquer un engagement, un cheminement… quelque chose d’aussi irréversible que le moyen de l’exprimer.

                  En surfant sur divers sites, blogs… à la recherche de modèles destinés à inspirer mon tatouage, je suis tombée sur cet article paru dans le San Francisco Chronicle il y a plus d’un an : Finding My Religion. Il s’agit d’une interview avec Vyvyn Lagonza, tatoueuse depuis plus de trente ans et qui parle de l’importance du tatouage dans la quête de connexion au divin. Beaucoup de choses dans ce qu’elle a dit ont résonné en moi. J’en garde quelques citations :

                  You’re putting your intentions into opening up particular spiritual doorways.

                  But with tattooing and other body modifications the pain is consensual and intentional. It’s pain with a purpose. => Celle-là je la garde, parce que la dimension douleur, consentie et intentionnelle n’est vraiment pas quelque chose qui me parle. Je ne sais pas quelles seront mes impressions après le tatouage, mais je sais que si on m’avait dit avant que le mot douleur ne serait pas un mot que j’utiliserais pour parler de la naissance sans péridurale de ma fille, je ne l’aurais pas cru. Pourtant c’est vrai. Peut-être parce que j’étais dans un état d’esprit particulier qui m’a permis de transcender la douleur au point de ne pas me rendre compte qu’elle était là… je ne sais pas. J’ai une intuition au fond de moi que « douleur », ne sera pas un mot associé au tatouage, mais je me trompe peut-être.

                  Whatever images we choose, our body art is a true expression of our mythological belief systems.