Menuet d’Exaudet

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    Cours de chant hier, une troisième séance. Je lui annonce fièrement que pour la première fois, samedi dernier, j’ai chanté avec des amis. Juste parce que j’en avais envie et que personne ne m’a dit de me taire, que personne n’est mort de m’avoir entendue et que c’était chouette. J’ai aimé son enthousiasme à cette nouvelle, j’ai aimé qu’elle m’encourage, qu’elle me félicite. J’ai aimé qu’elle soit de mon côté, qu’elle s’intéresse à ça, qu’elle soit dans l’humain avant toute chose. Et puis après avoir papoté et fait nos bulles respectives, nous avons attaqué.
    Des vocalises. Sulfateuse (ou le « cheval », comme vous voulez, moi j’aime bien la sulfateuse, souvenir d’enfance). Et comme je n’arrivais pas à tenir le « cheval », on a enchainé sur or a or a or…
    Dans les « un peu aigu » je lui dis que je peine. Elle rigole et me dit que je suis loin d’être au plus loin de ce que je peux faire, que je suis *là* (note sur le piano) alors que je peux aller jusque *là* (note bien plus aigüe sur le piano). Et elle ajoute aussi qu’on va reprendre en montant moins vite. Et ça passe mieux. Et puis elle s’arrête et m’annonce qu’on va chanter. Que les vocalises me font rester dans l’intellectuel, dans l’exercice, dans le « je veux bien faire » et que je n’ai pas besoin de ça, que j’ai besoin d’apprendre à laisser vibrer, à vivre. Et que je vais chanter. Elle farfouille, sort la partition du menuet d’Exaudet, joue la première ligne au piano et c’est parti. Je chante, en français. Cet étang, qui s’étend… Et ça ne passe pas ou mal. Surtout sur le « tang / tend ». Elle me dit d’essayer en anglais et là, pouf, ça va tout de suite mieux (cool et pool, j’y arrive mieux). Sans doute plus facile de chanter en anglais qu’en français (question de mélodie, de champ fréquentiel de la langue (ah, relire les livres de Tomatis !)) et compte tenu de mon histoire, je ne suis pas surprise que ça le soit encore plus pour moi en particulier. J’ai aussi des problèmes avec le rythme: la théorie, ça va bien, mais marquer, tenir le rythme, même basique, je n’y arrive pas. Elle m’a proposé des petits exercices pour ça, basés sur de la kinésiologie. Histoire de faire des ponts entre les deux hémisphères cérébraux. Et ça, à moi la gauchère pas si gauchère, ou la gauchère si gauche, ça me parle. Je me suis toujours sentie coupée en deux, jamais l’un ou jamais l’autre. Et si je comprends maintenant que c’est en lien avec mon frère jumeau, il faut encore que je travaille à réparer ça.
    Vers la fin de la demi-heure, elle me regarde et me dit: « tu vois, là, en fait, maintenant tu pourrais continuer et faire une séance plus longue, c’est super, ça vient ! ». Elle a alors joué le menuet depuis le début, intro et tout et je me suis lancée, juste quand et comme il fallait… pour m’arrêter au premier mot. Elle m’a grondée en rigolant: « mais, pourquoi tu t’arrêtes ?! Tu avais la note, c’était bien, tu étais dedans, ose, chante carrément, n’aie pas peur ! Joue-là cantatrice, vas-y !! ». Pour elle, mon souci principal, ce n’est pas de jouer de ma voix, mais d’oser le faire, de me défaire de ce « tais-toi, tu chantes faux ». Peut-être que je finirai par arriver à la croire.

    Si vous ne connaissez pas, le menuet chanté en français (si je ne me trompe pas, pas de carte son sur ma machine, donc je ne peux pas vérifier) est écoutable (Airs of the 18th Century, Exaudet’s Minuet).

    Des fleurs, des serpents….

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      J’ai reçu samedi un premier lotus charm holder. Le suivant, commandé pour une autre Myésis est arrivé aujourd’hui, en même temps que le CD She Walks With Snakes. Je suis surprise de la rapidité des livraisons, mais je ne vais pas m’en plaindre, bien au contraire.
      Il y a quelques temps encore, j’aurais été incapable de regarder la couverture du CD, sans même parler de la tenir entre mes mains. Là, je la regarde, je me sens forte. Je n’ai pas peur des serpents qui courent sur la terre.

      Et en écoutant les chants sacrés je sais que je vais partir en voyage ce soir. Envie de tambour, de didgeridoo, de maracas ou de hochets. Je sens une pulsation sourde au fond de moi. Le fil qui me relie et qui vibre.

      Je suis fille de la Déesse.

      In Her Name - In the Heart of My Womb

      5,000 swings

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        J’ai plus ou moins passé l’hiver à… hiberner.
        J’ai modifié mon alimentation depuis début décembre pour lutter contre une candidose (pas de sucres, pas de gluten, pas d’alcool, pas de champignons) et enfin aller vers ce qui me semble bon pour moi (pas de PLV, pas de viande) ce qui fait que je me sens moins encrassée qu’habituellement au sortir de l’hiver. J’avoue quelques rechutes alimentaires, très fréquentes au cours du mois de février (accident de voiture, remontée de souvenirs / émotions concernant mon frère…), qui me montrent que je n’ai décidément pas perdu l’habitude de compenser sur la nourriture, de préférence sucrée, quand je ne me sens pas bien. Le vide que je ressens fait que j’ai envie de le combler et la nourriture fait illusion, au moins temporairement. Bref, malgré ces écarts, je me sens quand même mieux dans mon corps. Cependant, je n’ai que peu ou pas d’activité physique à rapporter pendant ces mois enneigés. Et ça, ça me manque affreusement (l’activité physique, pas le fait d’en rapporter ou pas !). De temps en temps, je me suis mise devant le 30 Day Shred ou un des DVD de Turbo Jam, j’ai fait quelques pompes (contre le mur, je n’arrive plus à faire les deux vraies pompes que j’arrivais à faire avant) ou encore les Cinq Tibétains, des squats et des abdos, mais rien de très régulier. Je voulais recommencer hier à pratiquer une activité physique sur une base régulière : un lundi, un premier du mois, parfait… mais je n’étais pas seule à la maison. J’ai donc attendu aujourd’hui pour ressortir Barbie en vue de me lancer dans le challenge que proposait Lisa Shaffer début février : 10 000 swings en un mois. J’ai adapté cet objectif à ma maîtrise des kettlebells et à ma petite forme physique et décidé de m’engager à faire 5 000 swings avec Barbie (ma 8 kg) d’ici le 31 du mois (ce qui fait 161 swings par jour).



        Serpent à mon doigt…

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          Le hasard, ou plutôt un enchainement de petites choses ont fait qu’hier, après ma journée de travail, je me suis trouvée proche du magasin qui vend des bijoux en pierre et argent au poids. J’avais vu, en passant devant la vitrine de Gudule juste après ma séance de psychophanie, un chouette bracelet. Je me suis dit que c’était l’occasion de le voir de plus près et de l’essayer. Joli mais je ne l’aimais pas à mon poignet. Et puis j’ai vu cette bague. Et l’impensable jusqu’à hier même: je l’ai regardée de plus près, touchée, essayée… achetée.

          Je porte un serpent à mon doigt….

          (oui, la photo, prise à la webcam du boulot, est floue… j’essaierai d’en reprendre à la maison)

          Enchantée…

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            Second cours de chant vendredi matin. Je crois que je n’avais jusqu’à présent pas vraiment mesuré à quel point j’étais dans le vrai en parlant de trouver ma voix. J’ai pleinement intégré le « tais-toi, tu chantes faux » qu’on me répète depuis toute petite. Si je veux être juste (ah ah ah…), cela fait bien longtemps que cette petite phrase assassine ne m’a plus été adressée: j’ai très vite compris qu’il était malvenu que je tente de chanter. Ce qui fait que même dans cet espace de non jugement, où je viens précisément pour qu’on me guide, me montre, m’explique, m’encourage… je n’arrive pas à sortir ma voix.
            Je suis timide, j’hésite, j’attends de l’approbation. Je suis passive, paralysée. J’ai tellement peur de ne pas arriver à reproduire que je n’habite pas le son, que je suis coincée, ça ne sort pas, ça bloque, ça coince. Les « aaaaaa » de l’autre cours, les « ooo » et « miooooo » de celui-ci sont hésitants, apeurés. A de courts et très rares moments, j’entrevois ce qui pourrait être si je lâchais, si je n’étais plus dans le contrôle, dans la peur. Si je vivais juste. Comme pour la danse en fait. (Et je lorgne sur ce stage d’été avec Sylvie Richard).
            Un à un il va me falloir défaire ces fils qui m’entourent, me ligotent. Retrouver l’amazone en (m)oi me dit ma professeur. Etre une licorne qui envoie le son comme elle pointe sa corne. Dans ce contexte, ce stage-là aussi me parle énormément. Avec l’idée de, peut-être peut-être peut-être, intégrer l’école à la rentrée 2010…

            Heureuse

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              J’aime les rebondissements de la vie, j’aime les clins d’oeil complices qui me rappellent que non, tout n’est pas que tristesse…

              J’ai reçu aujourd’hui mon premier cadeau d’anniversaire. Très en avance mais je n’ai pas pu contenir mon impatience alors j’ai ouvert le paquet. Et découvert l’Oracle de la Triade (sur lequel j’ai flashé lors de ma consultation avec Alice Kara) sous les mots doux de C.

              Alors je vais me coucher ce soir, heureuse et triste, triste et heureuse.

              Triste

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                Je me sens triste depuis quelques temps. Je pensais samedi dernier que c’était (aussi) à cause de la nouvelle lune, très forte, très chargée. Un poil de pms aussi, peut-être ? Mais finalement, je ne le crois pas. Je me sens triste depuis quelques temps. Triste et en colère. Et j’ai l’impression que ma situation actuelle n’est rien d’autre qu’un biscuit cassé (un prétexte pour permettre à ce qui doit s’exprimer de le faire). Je devrais être reconnaissante que les circonstances me permettent de sortir ce qui doit sortir, mais je n’y arrive pas. Je me sens sur un chemin de peine, passage obligé… mais je ne sais pas vers quoi.
                Dans ma tête ce matin au réveil des images, croquées en vitesse pour ne pas les perdre.
                Ce soir, peut-être que j’aurais une pièce à ajouter à mon MoM.

                Liens et connexions…

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                  Hier – enfin, techniquement, avant-hier – a été un mardi chargé et mouvementé. Et après une nouvelle lune aussi décoiffante que l’avait été la pleine lune d’août dernier, voilà qui explique en partie au moins ma grande fatigue du jour.

                  J’avais rendez-vous à 10h pour une séance de psychophanie. Le but: explorer ce qui concerne mon jumeau, voir ce que mon moi profond a à en dire.
                  V.B. a commencé par m’expliquer ce qu’est la psychophanie (sans me cacher les accusations de sectarisme), comment la séance allait se dérouler. Comme elle travaille aussi en transgénérationnel, nous avons fait un rapide tour de mon arbre généalogique et j’ai pu prendre conscience de certains schémas quant aux dates familiales.
                  La séance a commencé par une relaxation et j’étais à la fois là et pas là, sensation vraiment bizarre. Comme si mon « moi », mon « ego » laissait la place vacante.
                  Mon doigt, aidé par sa main a tapé, tapé, parfois avec douceur, parfois avec force et conviction. C’était un ballet étonnant. Et le texte qui est sorti de cette séance, waow. Je suis d’autant plus époustouflée que dans ce texte, il y a une phrase que j’ai déjà écrite dans une poésie, il y a longtemps. Je garde bien présent à l’esprit qu’un texte écrit en psychophanie n’a pas force de vérité historique ni valeur de témoignage. La psychophanie permet d’accéder à un registre émotionnel et non informatif, c’est même ce que je cherchais… et ça me parle, ça me hurle même.
                  Nous avons fait une sorte de mini constellation familiale avec des poupées en bois. J’en ai choisi une pour me représenter, une autre pour mon frère et j’ai répété, quand elles me convenaient, les phrases proposées par V.B. Et puis, elle m’a demandé si c’était ok pour moi de confier mon frère à Marie, dont elle garde une statuette dans son bureau. Ca a résonné très fort avec une récente conversation au cours de laquelle Marie a été évoquée et, oui, ça sonnait juste, parfait de lui confier mon frère. J’ai niché la poupée représentant mon frère aux pieds de la statuette de Marie, V.B. m’a passé la bougie allumée qui était sur une tablette et je l’ai posée à côté de mon frère et de Marie. V.B. m’a dit qu’elle laisserait la bougie s’éteindre seule et ne bougerait rien avant que la bougie ne se soit éteinte.
                  Nous avons ensuite conclu la séance.

                  grand chambardement en moi; je me sens prisonnière d’une force que je ne connais pas, une force simpliste qui me conduit à des manquements de moi; force gouvernante qui me murmure des accents de tristesse; avec mon coeur je lutte pour ne pas me faire envahir; pourtant elle devient parfois plus forte et elle me met à terre; car sa vivacité me surprend quand je me sens quelque fois otage d’elle;
                  savoir comment je peux trouver force de vie plus forte pour que ma vie ne soit plus otage d’un mort; oui d’un mort qui me hante toujours comme si ma vie ne pouvait m’appartenir vraiment, je suis parfois en colère de devoir faire hommage a une histoire qui m’a laissée pantoise; je fuse de toute part et mon énergie s’en va comme si je la laissais se diluer avec fracas;
                  je suis terrassée parfois d’une onde de choc qui m’engloutit a petit pas; je lutte je lutte mais c’est comme si la vague était plus forte que la vie; une vague de fond une vague de froid;;
                  vers ou me tourner pour voir la lumière je ne sais pas dans ces moments là; il arrive aussi que mon coeur chante aussi une chanson si douce que je me mets à pleurer de tout mon corps; envahie je suis et je me demande toujours pourquoi;
                  pourquoi,
                  sa cachette me surprend; me donne le tournis: cachette dans le ventre de mère ou je l’ai longtemps cherché, abandonnée je me sens alors qu’il était si vivant près de moi; rire ensemble et je le cherche je le cherche et il n’est plus là; terrassée je suis;

                  pouvez vous continuer à libérer cette mémoire ?
                  fatigue inouïe je suis épuisée de cette lutte qui me coupe de ma vie; je suis presque hantée comme une maison qu’on habite a deux et que l’autre n’occupe plus; oui voilà on choisit une jolie maison et on décide de l’habiter; c’est le grand bonheur et soudain je me perds dans les souterrains toute seule tout est trop grand trop vide trop absent; pourquoi pourquoi cette fuite sans rien me dire; cette absence que je subi comme un sortilège qu’on m’aurait lancé; Alors oui tu es comme un vivant sortilège que je porte en moi comme une bouée; une bouée de mort qui me plombe les pieds; bouée pour ne pas te laisser tomber;

                  quel ressenti encore à exprimer ?
                  je me sens malheureuse seule et c’est l’éternité;

                  comment pouvez vous transformer cette mémoire,
                  me dire que la charge de l’un n’est pas la charge de l’autre; charge différente pour vie différente; c’est comme si nos missions de départ sont autant de faits différents; lui part et moi je reste porteuse d’une énergie démultipliée; c’est un choix de lui et je l’accepte car c’est comme ça que c’était écrit pour nous deux; il me laisse la douceur de son amour et me donne sa mort comme une pale figure connue;

                  que voulez vous dire
                  je dis que sa mort est juste une autre départ convenu; c’est une forme de nouveau voyage comme si la destination devait se changer pour me laisser plus d’espace dans mon propre voyage; pas de pleurs juste de l’acceptation car son nouveau voyage est une superbe destination; bien sur je suis triste un temps car
                  j’aimais sentir sa douce présence mais nous convenons tous les deux que l’absence n’est qu’une forme de protection qu’on cherche à se glisser dans les corps pour ne pas se sentir seul; oui absence est juste une fusion arrêté qui me laisse tout loisir de m’expanser; toute ma charge du coeur est intacte alors pas de quoi se sentir triste et apeurée; aurevoir je lui dis vis bien ton nouveau voyage; il est radieux et m’envoie des baisers du bout de ses doigts;

                  [constellation]

                  cachette du coeur recèle des trésors d’amour; voilà je garde ce trésor comme un bien précieux qui est un cadeau et plus un poids que je porte comme un boulet; soulagement est comme un souffle d’air pur qui peut s’installer dans mon coeur et dans ma vie;

                  et souffle c’est l’amour voilà fin

                  Ensuite, hammam entre filles. J’avais besoin de la vapeur, de cet univers féminin, du ventre, du cocon. De la chaleur, pas juste physique, celle du coeur aussi.

                  16h, l’heure de ma consultation avec Alice Kara. Et là aussi. Waow. Très riche, très fort… A commencer par le moment où je lui explique que j’ai juste une question à propos de mon passé. Je raconte Vipassana et ce qui est remonté, mais je n’ai pas le temps de finir qu’Alice me dit « mais c’est pour vous alors ! ». Et entreprend de me raconter un rêve qu’elle a fait récemment, dont elle pensait que c’était pour quelqu’un qu’elle venait de voir en consultation mais à qui ce rêve n’a pas parlé :
                  C’est assez délicat à demander, mais as tu un frère décédé ?
                  Si c’est pour toi, il est venu me voir en rêve et m’a dit simplement « Tout va bien, nous nous retrouverons, mais pas tout de suite » il avait l’air d’un très beau jeune homme, 25 ans peut être, brun, élancé.
                  [...] j’avais aussi dans la tête le chiffre 2 (jumeaux) qui m’est arrivé comme si il se rapprochait en « perspective » et me fonçait dessus, c’est ce qui m’a réveillée.

                  J’ai également vu certaines de mes intuitions confirmées et ça m’a fait du bien. Et je crois que je suis tombée en amour avec l’Oracle de la Triade par la même occasion :) .

                  Retour à la maison, et un chouette cadeau, un carnet magnifique dans lequel je vais calligraphier.

                  En vrac…

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                    Un billet en vrac, comme moi.
                    J’ai dérapé sur une plaque de verglas lundi en fin d’après-midi. Je suis rentrée dans la voiture devant moi, qui était arrêtée au stop. Je n’ai rien, l’autre conducteur non plus et j’étais heureusement seule dans la voiture (je suis restée sous le choc assez longtemps, je n’aurais pas voulu que mes enfants aient ce stress à gérer…). Pas trop de dégâts pour l’autre voiture, pour la nôtre par contre, il semble que les réparations vont excéder le prix argus du véhicule et que donc l’assurance ne les prendra pas en charge en totalité. Moi qui pensais mettre de côté une bonne partie de ce que j’ai gagné en travaillant à temps presque plein en janvier « au cas où » et en profiter également pour enfin terminer d’arranger le bureau… ben voilà, le « au cas où » s’est présenté et ce que j’ai gagné n’y suffira peut-être même pas.
                    Du coup, je suis inquiète à l’idée d’avoir pris autant de RDV plus axés sur mon bien-être et mon développement personnel : je ne suis pas sûre d’avoir encore les moyens d’assumer ces dépenses.
                    Je devais avoir cours de chant ce matin, j’ai reporté à plus tard dans le mois.
                    Hier j’ai reçu mes boucles, elles sont très belles en vrai.
                    J’ai fini juste avant minuit le récit de mes 11 jours à Dhamma Mahi. Un long document que j’hésite encore à publier ici, je ne sais pas trop pour quelles raisons puisque je n’y dis finalement rien que je n’aie déjà sous une forme ou une autre évoqué / abordé sur ce blog. Si je le fais, ce sera sans doute sous forme de pdf protégé par mot de passe, histoire de garder la main sur la diffusion de ce récit. En tous cas, je suis heureuse d’avoir enfin terminé ce travail d’écriture et de mémoire. Il s’agit maintenant de prendre le temps de me poser et d’intégrer vipassana à mon quotidien. J’ai bien réussi à reprendre une activité sportive régulière, il me suffit juste de faire la même chose pour la méditation.
                    Ce soir je vais à une conférence sur la méthode NAET. Je ne dors pas à la maison. Demain non plus. Ca me perturbe d’être aussi contente de ne pas être à la maison.
                    J’ai un autre rendez-vous de focusing la semaine prochaine. Le stage débutera en mars. Et je me renseigne pour me former en Réinformation Cellulaire.
                    Je suis en train de finir la leçon 2 de l’Ecole du Lotus, je suis en retard : Vipassana, les fêtes de fin d’année, le boulot à temps plein en janvier… mais j’avance assez vite et je ne devrais pas avoir trop de retard.

                    Sauter le pas…

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                      Nolwenn en parle depuis un certain temps déjà. Et elle m’a donné envie de sauter le pas. Ce que je n’ai pas fait jusque là, sans doute pour de bonnes raisons, sans doute parce que ce n’était pas le moment.

                      Et puis voilà, il y a eu Vipassana, la découverte de mon frère jumeau.

                      L’effet presque miroir avec la naturopathe que je consulte et qui a vécu des choses identiques : vipassana, séparation (au moins en questionnement pour ce qui me concerne)… et perte in utero d’un jumeau (ou d’une jumelle). Elle m’a parlé de communication facilitée, indiquant que ça avait été un excellent outil pour elle.

                      Quelques jours plus tard, à propos d’autre chose ma thérapeute m’a parlé medium et a aussi renchéri quand j’ai dit que j’avais envie d’explorer le lien avec mon frère par le biais de la psychophanie : elle avait même une personne à me recommander. J’ai sauté le pas et pris rendez-vous (j’ai aimé sa voix au téléphone !) : je ne vais pas pouvoir faire le deuil de mon frère tant que je n’aurais pas vécu pleinement ce qu’est notre lien.

                      De ma dernière séance avec ma thérapeute, je garde en écho le mot medium. Et je repense à Nolwenn. A Alice Kara. Ce matin, j’ai sauté un autre pas et passé commande pour une séance avec elle

                      Focusing

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                        En prélude au stage que je vais suivre à partir de ce mois-ci, j’ai fait une séance de découverte du focusing jeudi dernier. Pour une fois, j’ai évité de trop lire, je ne me suis pas précipitée sur la toile, je n’ai pas acheté de livre ou autre: je voulais arriver aussi vierge que possible de toute impression à cette séance. Envie de privilégier une approche plus corporelle, dans le faire, dans le ressenti et pas intellectuelle comme j’ai trop tendance à le faire. J’en savais un minimum tout de même sur cette nouvelle façon de comprendre notre expérience intérieure et notre nature profonde, un nouveau modèle fondamental de vie initiée par Eugene Gendlin : ce que la personne qui organise le stage avait pu en dire à droite ou à gauche sur les listes de discussion que nous avons en commun, ce qu’une amie qui en a fait a pu m’en dire à ce moment-là. Assez pour savoir que c’était susceptible de m’intéresser, mais pas trop non plus de façon à ce que je ne m’attende à rien de précis au moment de ma séance à moi.
                        J’avais au préalable réfléchi à quelle question / difficulté je voulais aborder au cours de cette séance. Bon, en même temps, il n’y a pas cinquante choses qui me turlupinent en ce moment… J’ai trouvé cette séance très intéressante et je pense que c’est un outil qui peut m’apporter pas mal de choses. Si pendant Vipassana, j’ai appris à me taire, à observer et accueillir sans fuir, sans retenir (ce qui m’a d’ailleurs servi pour le focusing), là, j’ai apprécié le fait d’interagir avec mes sensations corporelles: d’essayer de voir quelle est leur couleur, si elles ont une odeur… de « dialoguer » en quelque sorte. J’ai aimé ce ballet, cette danse et si je n’ai pas plus de réponses qu’avant la séance, j’en suis sortie apaisée, avec également un éclairage différent qui, j’en suis sûre m’a rapprochée de mon Chemin et m’a donné confirmation de mon envie d’en apprendre davantage sur le focusing (version française).
                        Samedi, après mon travail, j’ai décidé d’enfin rentrer dans un magasin dont plusieurs personnes me parlent depuis fort longtemps: Essence Ciel. Ca s’est décidé comme ça, sur une impulsion, en discutant avec un des clients qui fait justement partie des personnes qui m’en ont maintes fois parlé. Il m’y a d’ailleurs accompagnée :D . Outre les pierres (j’ai ramené un coeur en quartz rose pour ma fille et pris un bracelet pour moi…), j’ai jeté un oeil aux livres d’occasion vendus là. Rien qui ne m’intéresse plus que ça, pas au point de vouloir ressortir avec. Je regarde les cartes, les pendules, je fais le tour de la boutique. En retournant du côté des livres, je vois une étagère, pourtant imposante à laquelle je n’avais pas prêté attention. Et là, me tendant les bras, Focusing – Au centre de soi du Dr Eugene T. Gendlin. J’ai souri. J’adore ce genre de petites non-coïncidences…

                        Histoire de sac…

                        Carnet de Lectures, Harmonie Personnelle 2 commentaires »

                          … samedi, il me redisait une fois de plus combien il était étonné de toujours me voir avec un sac à dos si lourd en plus de mon sac à main rempli. D’aussi loin que je me souvienne, ça a toujours été ainsi: il y a des choses sans lesquelles je ne peux pas quitter la maison, j’ai besoin d’emmener avec moi une partie de mon univers ce qui fait que je suis toujours chargée.
                          Dimanche, dans le bus qui me ramenait à la maison, je poursuivais ma lecture. Et j’ai fondu en larmes en lisant ces lignes :

                          Nous avons constaté que certains de nos clients arrivent souvent avec un sac-à-dos bourré, qui remplace en fait le jumeau perdu. Avec un sac sur le dos, les jumeaux survivants ne se sentent plus aussi seuls. Un sac à main toujours bourré a le même effet de remplacement pour un jumeau.

                          Le syndrome du jumeau perdu, Alfred R. et Bettina Austermann, p. 160

                          J’ai commencé dimanche à rédiger le récit de mon expérience de Vipassana. J’ai forcément repensé au moment où j’ai su, sans aucun doute possible, que nous avions été deux dans le ventre de ma mère. Et j’ai repris dans la foulée la lecture entamée il y a quelques temps du livre des Austermann. Depuis hier, j’ai commencé à écrire dans ma tête une lettre à mon frère. Je suis enfin prête à faire mon deuil après toutes ces années. Demain je vois ma thérapeute: je pense que nous allons nous mettre d’accord sur un travail corporel pour guérir cette blessure encore à vif malgré le temps qui a passé. Il me manquera toujours je crois, mais je ne serais plus en manque. J’espère.

                          Gecko

                          Harmonie Personnelle 6 commentaires »

                            Je l’ai vu dans la vitrine de La Malle, le magasin de vêtements « ethniques ».
                            Je me suis demandée s’il était là pour la déco ou s’il était à vendre et je me suis décidée à rentrer poser la question.
                            Sur le portant à ma droite, une jolie jupe noire avec des broderies. En XL. En me voyant décrocher le cintre, la vendeuse m’a demandé si c’était pour moi. Devant ma réponse elle s’est exclamée qu’il en rentrerait deux comme moi dans la jupe. J’ai (re)perdu du poids et je crois que je n’ai pas encore réajusté ma perception à la nouvelle réalité.
                            J’ai fini par lui poser la question qui me brûlait les lèvres et j’ai été heureuse quand elle m’a répondu par l’affirmative et ajouté qu’il était en solde.
                            J’ai essayé la jupe, version chocolat et en M. Elle m’allait bien. Une tunique, un haut en polaire un peu ajusté et à capuche de lutin, une veste, verte elle aussi. Ma princesse lorgnait du côté des carnets à couverture recouverte de miroirs et de paillettes. La vendeuse a craqué et lui a fait choisir un carnet (violet) qu’elle lui a offert. J’ai fini par laisser la jupe, dommage, mais si le chocolat c’est bon et beau, ce n’est pas tellement une couleur que je porte : j’aurais vraiment préféré du noir, pour aller avec tout le vert. J’ai failli craquer aussi pour des gants qui couvrent presque tout l’avant bras, avec un rabat pour couvrir ou non les doigts (y compris le pouce) mais j’ai sagement laissé la jolie paire verte sur le présentoir, parce que j’aime porter les gants qu’il m’a offerts il y a quinze jours (et qui sont marrons… j’aurais peut-être pu prendre la jupe chocolat alors pour aller avec :p) !!). Je suis repartie avec la tunique, le haut, la veste et le meuble. Dans lequel je pense que je vais ranger mes tarots.

                            Rentrée…

                            Harmonie Personnelle 2 commentaires »

                              Je suis rentrée il y a quelques jours maintenant. Le temps de me poser, de sortir de ma bulle, d’aller passer presque deux jours en famille. De passer une longue nuit de Noël à discuter avec ma mère, de lui dire combien j’avais aimé notre dernière discussion, de pouvoir me sentir sa fille. Le temps de lui raconter les quelques bouts de Vipassana concernant ma naissance, ma certitude que nous étions deux dans son ventre et que moi seule suis née… le temps de lui parler sinon d’Elle, du moins de ce bébé-là qui, lui aussi, n’est pas né. Le temps de nous sentir connectées en réalisant que l’une comme l’autre avons quitté nos thérapeutes respectifs en parlant de ce 20ème anniversaire qui a commencé avec la période des fêtes, de moi qui ai bientôt l’âge qu’elle-même avait quand il est mort, de la boucle que nous sentons en train de se boucler, du deuil que nous n’avons encore ni l’une ni l’autre terminé. De ces nuits étranges, de nos visions parfois….

                              La voie vers ma voix

                              Chant, Harmonie Corporelle 4 commentaires »

                                Je souris en constatant qu’il y a trois ans presque jour pour jour je postais ailleurs un billet expliquant pourquoi je venais d’emprunter à la bibliothèque municipale, un livre de Jacques-Louis Rondeleux intitulé Trouver sa voix : petit guide pratique de travail vocal. Ouvrage que j’ai de façon amusante trouvé à Emmaüs peu de temps après et complètement par hasard, vous savez, celui qui n’existe pas. Je suis franchement amusée en constatant qu’une recherche ici sur le mot clé « voix »  renvoie à ce billet, écrit il y a un an presque jour pour jour. Que se passe-t-il donc pour moi en décembre pour que régulièrement ces questions de voie / voix reviennent faire un tour sur le devant de la scène ? J’ai l’impression d’une respiration cyclique, d’un long souffle… la certitude qu’en creusant dans mon enfance, je trouverai des dates qui ne seraient pas des coïncidences.

                                Je n’ai pas exercé ma voix depuis ce dernier billet. Tout au plus ai-je davantage expérimenté le simple plaisir de chanter, essentiellement en voiture et toujours par dessus la musique jouée par le lecteur. Mais c’est déjà un pas immense si l’on considère que le chant ne fait pas partie de mes habitudes, de ma « culture ». En parlant  samedi dernier de tout à fait autre chose avec une amie (numérologie, identité et prénoms si vous voulez tout savoir), elle a mentionné l’ouvrage de Philippe-Nicolas Mélot, Mettez du « ki » dans votre voix. Ouvrage qui m’avait déjà été conseillé ailleurs il y a bientôt trois ans. Ouvrage qu’elle m’a aussi sec ou presque prêté et que j’ai dévoré hier. Et aimé.

                                Depuis septembre je repousse le moment de prendre contact avec la professeur de chant dont cette amie m’a donné les coordonnées : pas le moment, trop compliqué logistiquement, pas évident financièrement. Après cette lecture, je sais qu’en janvier je décrocherai mon téléphone pour la rencontrer et que j’arriverai à me débrouiller d’une façon ou d’une autre pour prendre un cours hebdomadaire avec elle, sous réserve que le courant passe bien entre nous. Et je sens mon corps tout entier sourire, s’ouvrir à cette perspective. Cette fois, c’est le bon moment.