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fév 23
Depuis hier matin, cette suite d’image dans ma tête. Je l’ai croquée, assez soigneusement par rapport à d’habitude, dans la matinée avec l’idée de tenter de lui donner vie dans la soirée. Je viens juste de terminer, à la fois contente et déçue. Triste et heureuse. Triste de voir que mes doigts sont toujours aussi incapables de traduire dans la réalité ce que j’ai vu dans ma tête. Heureuse de pouvoir poser cette histoire, ce poids.
Dernières lunes avant ce qui aurait du, pu être *notre* anniversaire… c’était le bon moment pour honorer cette mémoire retrouvée à temps.

Canson A3, sang, acrylique, neo color II, pitt pens, crayons aquarellables.
oct 15
Pas contente. Frustrée. Je peste après mes dix doigts. Tant pis.

Neo color II, canson A3, sang.
oct 13
Une image dans ma tête hier après-midi, comme un flash. Evidemment, comme d’habitude, mes doigts ne rendent pas justice à ce que j’ai vu. Mais j’essaie. Encore. Un jour peut-être j’arriverai à ce point d’équilibre, cette harmonie entre dedans et dehors, pas seulement pour ces images que je vois auxquelles mes doigts sont incapables de donner naissance, pas seulement pour les mots qui me viennent si vite que je n’ai pas le temps de les noter et qui finalement, ne laissent sur la feuille qu’un souvenir bien trop pâle. Un jour, je serai dehors comme je me sens dedans.
En attendant, j’essaie, inlassablement, même si parfois je suis découragée.
Une nouvelle addition à mon Museum of Menstruation, après I’m a Woman. Period et Roots and Branches. Je voyais une lune plus rouge et il devait s’appeler Lune Rouge. Et puis, cette fois, j’ai décidé de n’utiliser pour le rouge que mon sang au lieu de le mélanger à de l’acrylique ou du medium. Et la lune est devenue rousse. Lune rousse, au flash et sans flash.


Canson A3, neo color 2, crayons aquarellables, sang.
sept 17
… depuis de longs mois j’ai des envies de poster à nouveau sur Blissfully Weaving Waves of Creativity. Et puis je reporte : pas le temps, pas, trop…. Finalement, aujourd’hui, j’ai ressorti mes neo color et la pochette de canson A3 achetée en août. Et j’ai couché sur le papier l’image que j’ai en tête depuis plusieurs jours, non sans lien avec Fleur du mal. Des blessures béantes jusque là se referment parce que les mots ont pu être dits. J’ai toujours mal, je porterai toujours certaines cicatrices mais je guérirai, je guéris. Parce que la vie l’emporte toujours au final.
déc 17
Je ne suis certainement pas la seule et encore moins la première à avoir eu un jour cette idée. Tout est parti pour moi de Vanessa Tiegs et de son Journal Of The Monthly Renewal Process. J’allais écrire que voir le travail de Vanessa m’a rassurée; ce n’est pas tout à fait exact, mais je me suis certainement sentie un peu moins bizarre avec cette idée de peindre, forme de travail magique pour moi, en utilisant le sang de mes règles. Pour autant, je n’ai pas sauté le pas immédiatement après avoir cherché à droite et à gauche si d’autres avaient expérimenté. Je me souviens de posts sur divers forums (oui, je sais, fora est la forme correcte du pluriel) où il était question de Vanessa Tiegs, où certaines relataient leur propre expérience. L’occasion de creuser des questions techniques comme la conservation, le mélange ou non avec un autre medium…
Parmi les liens que j’ai pu explorer, certains m’ont conduite vers le MuM, Museum of Menstruation and Women’s Health et plus particulièrement la section Art of Menstruation. Mes pas m’ont à nouveau portée vers yOni, un site qui explore et célèbre les nombreuses facettes de la féminité (et qui semble avoir été hacké au moment où j’écris ces lignes). Je suis allée sur Art by Women About Menstruation, le Community Live Journal créé par Vanessa Tiegs, j’ai vu un projet réalisé pour Ostara, j’ai trouvé d’autres liens sur Dragon Energy – Menstrual Art, notamment On my period, le site de May Ling Su (et comme Devil Girl, The Mermaid chez elle, je vois émerger des aspects de moi différents lors de mes lunes, je reviendrai sans doute sur ce sujet plus tard). J’ai mis des signets sur des textes que je veux relire régulièrement, comme The Goddess Is Alive In Every Woman de Susun Weed ou Blood Sisters de Susan Roberts. Et il y a aussi ce livre de Judy Grahn que je veux lire, celui qui a inspiré Vanessa Tiegs : Blood, Bred and Roses : How Menstruation Created The World.
Je me suis lancée lors de mon dernier cycle, j’étais prête à faire cette expérience de créer avec ce qui n’avait pu cette fois-là nourrir une vie nouvelle. Si j’ai mélangé mon sang avec de l’acrylique, je n’ai pas souhaité le conserver au cours du cycle ou d’un cycle sur l’autre. Pas de volonté de choquer, ou de provoquer de ma part, juste celle de célébrer, d’honorer, de connecter…. C’est ainsi que sont nés de mes lunes rouges, sans prétention artistique aucune, I’m A Woman. Period et Roots And Branches.
août 15
Une idée assez ancienne que celle d’utiliser une photo de moi en guise de visage d’une sirène aux écailles brillantes. J’ai perdu les notes de mon palm dans lesquelles figurait le croquis original, probablement réalisé lors de mon dernier élan créatif (à peu près au moment où je me lançais dans l’Artist Way et où je commençais à m’intéresser aux Art Journals); je n’avais pas les cheveux verts à l’époque (je ne les ai toujours pas verts ailleurs que sur un dessin… mais c’est un projet !).
Je commence à m’habituer à ce que le résultat final ne ressemble que de façon éloignée à ce que je vois dans ma tête. Je manque, dans le désordre, de matériel, de connaissances, d’habileté, de pratique… pour pouvoir espérer reproduire les dessins qui me viennent à l’esprit… un jour peut-être ? En tous cas, là, je ne suis contente ni de la sirène aux proportions bizarres et sans mains, ni des cheveux (je voulais lui mettre un bandeau pour camoufler les racines, mais pff, il n’arrêtait pas de se décoller), ni du pull, ni du fond… pour faire plus rapide, je trouve à redire sur tout, mais je suis tout de même contente d’avoir FAIT.
Pour mémoire…
Pour le fond j’ai utilisé des pastels à l’huile mélangés et estompés au chiffon, par dessus lesquels j’ai passé du crayon aquarellable vert émeraude que j’ai aquarellé pour combler les petits blancs. Les poissons sont en feuille d’aluminium, les traits noirs au feutre pinceau pitt pen. Les cheveux et le pull sont en laine (c’était la m*** à coller d’ailleurs !) et les écailles en « gliglis » (vieille appellation de mon enfance à laquelle je suis attachée). Le collier (on le voit mal, je sais) corail et jade est fait au crayon de couleur. Ah, j’allais oublier, le papier : du canson A4, 180g. J’ai utilisé des crayons aquarellables combler les blancs de la queue et du pull et j’avoue que je trouve génial mon nouveau pinceau avec réserve d’eau.
août 12
Je traduis la liste des fournitures pour la classe de Suzi Blu et je crois que je ne suis pas plus avancée en français qu’en anglais; c’est tout un nouveau langage qui se dévoile à moi, des termes inconnus qui ne correspondent à aucune réalité pour moi. Medium gel, acrylic glazing….
Il va me falloir me plonger dans un livre (ou trouver un bon lien) expliquant les divers matériaux et outils… si quelqu’un(e) a une suggestion dans ce sens, j’en serai reconnaissante.
Une nouvelle langue, une nouvelle capacité d’expression… c’est positif, non ?
août 11
Depuis que je sais que je vais suivre la classe de Suzi Blu, j’ai des idées et des images plein la tête. Entre hier et ce matin, j’ai rapidement styloté (pas de crayon sous la main) trois esquisses grossières pour ne pas perdre les idées qui me venaient. Comme d’habitude, les images sont très claires dans ma tête, reste à voir ce que mes doigts en feront. Je vais mettre à profit le temps d’absence des 2/3 de mes enfants pour crayonner, dessiner, créer, m’amuser avec celui qui reste et qui est aussi celui dont les dessins me touchent le plus parce qu’il n’a pas intégré ou se moque des « conventions »… je me souviens de son Darth Vador magnifique, flamboyant, arc-en-ciel devant lequel je suis restée admirative parce qu’il avait su garder l’essentiel : sa vision à lui, unique, personnelle, ininfluencée (j’invente des mots si je veux) par l’extérieur, libre !! Je crois que nous allons nous régaler ensemble, qu’il a beaucoup à m’apprendre et qu’il sera un bon guide au cours de cette aventure….
Je me sens heureuse ce matin, bénie par toutes ces amies qui font naître des possibilités, qui m’accompagnent.
Dans la lumière du matin, une trousse pleine de caran d’ache neocolor 2, pour une classe offerte, pour une classe entourée d’amies…. MERCI !!!
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