Les perles, les pierres et moi…

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    Bereshit bara…

    Une petite fille qui n’a pas encore l’âge de raison. Qui découvre le missel à couverture de nacre qui fut celui de sa mère et le chapelet qui allait avec. Et le cercle sans fin qu’elles forment, le lien entre elles. Fascination pour les perles. Où est le début, où est la fin ? Et pourquoi la branche terminale part-elle de ce gros grain-là ? Elle pourrait tout aussi bien partir d’un autre. Ce chapelet cristallise mes questions sur les limites de l’univers, sur ce qu’il y a avant le Big Bang, sur les chiffres qui ne s’arrêtent pas parce qu’on peut toujours rajouter un et qui ne commencent pas non plus (j’ai une connaissance intuitive des entiers relatifs et même des nombres réels), sur ce qu’il y avait avant Dieu. Ces questions sur le début et la fin rejoignent d’autres angoisses métaphysiques : qu’y a-t-il avant la naissance et après la mort ? Le début et la fin, ce sont les deux choses qui me prennent aux tripes et qui sont tellement lourdes à porter pour la petite fille. C’est à ce moment-là que j’ai besoin de croire en quelque chose, en Dieu pour le moment: je demande à aller au catéchisme. J’ai besoin de rituels. D’un mode d’emploi peut-être. Un truc pour conjurer ce que je perçois comme une absence de sens. Je ne trouve pas mon compte au catéchisme, il y a chez les soeurs qui s’en occupent la seconde année une absence de coeur qui me perturbe, un décalage entre le discours et les actes qui me dérange fortement. Je me crée mes amulettes, mes colliers « magiques » plein de sens et de symboles. Inspirés souvent des dessins animés que je regarde à la télé (Les mystérieuses cités d’or…).
    J’ai donc connu et été fascinée par les perles avant de l’être par les pierres. Et puis pour mes 20 ans, mes parents m’ont offert une parure en ambre. L’ambre de mes vingt ans. Une histoire d’amour qui commençait et un cheminement assumé des perles vers les pierres puis les perles de pierre.

    Masculin et Féminin…

    J’ai raconté ici les labor necklace et collier de naissance qui ont marqué ma troisième grossesse, mon troisième accouchement. J’ai raconté le début revendiqué (revendiqué, parce que j’ai réalisé plus tard qu’il avait en fait commencé bien avant, que les graines étaient présentes depuis bien longtemps, en sommeil, en gestation dans l’ombre et qu’elles ont simplement commencé à germer, petites pousses vertes visibles et assumées, à cet moment) de mon cheminement païen à ce moment-là.
    J’ai choisi les perles de pierre de mon labor nacklace au feeling. Jade et corail. On pourrait dire que c’est du hasard, je ne sais pas encore mettre des mots sur ce qu’il se passe pour moi, en moi quand je choisis des pierres. Je pense que ça se rapproche d’un grand vide intérieur pour… est-ce que je réponds à un appel silencieux ou est-ce que c’est moi qui spontanément vais vers ? Je ne saurais vraiment le dire. Un mélange des deux peut-être ? Toujours est-il que, que ce soit pour mon labor necklace ou quand j’ai choisi un doughnut pour accompagner le voyage d’une amie ou, plus récemment, quand j’ai aidé cette même amie à choisir des perles pour un mala, « ça » tombe juste (je le vérifie après coup en regardant les propriétés des pierres « choisies »). J’ai commencé par écrire « je tombe juste », mais je me suis ravisée: ce « je » n’a pas sa place, ce n’est pas un processus du je, c’est plus grand que moi, plus grand que ce « je », un peu comme quand je disais que « ça pousse » quand ma première fille est née.
    J’aime à croire que le nom que je porte n’est pas sans lien avec cette connexion, cette intuition… j’aime y voir un clin d’oeil, un signe. Une évidence qui était là depuis le tout début et qui était tellement évidente que je n’ai pu, su en prendre la pleine mesure tout de suite.
    Je prends conscience en écrivant ces lignes que au fond, les perles, pour moi, ce sont les femmes, le féminin. Que les pierres représentent le masculin. Ce qui fait de la perle de pierre un joyaux d’harmonie, un symbole de complémentarité des énergies masculine et féminine. Enfiler des perles de pierre est quelque chose d’important pour moi, j’ai du mal à dire ce que cela signifie pour moi. Je ne peux que constater que quand j’ai quelque chose d’important à intégrer, à vivre, à honorer, à célébrer, mes pas me portent – sans que je cherche à aller dans cette direction – vers les colliers ou bracelets, vers le fil, la perle et la pierre. La signification pour moi de cet élan de tisseuse de perles est encore peu claire, mais il ne fait aucun doute que j’y accèderai en temps voulu. Peut-être n’est-il pas pas sans lien avec mon frère, mon jumeau.
    Je n’ai vraiment commencé à utiliser mes colliers que lors de mes neuf semaines de dévotion à Tara, avec la mala créé pour l’occasion. Cela m’a donné l’impulsion nécessaire pour aller au bout du sens de ces colliers, pour leur faire jouer pleinement leur rôle, qu’il s’agisse de mon collier de prière à la Déesse ou du mala à Tara ou encore de mon collier des lunes (il faut encore que je parle de celui-là qui a remplacé mon hématite depuis mon incident malheureux).
    Maintenant que je suis grande, je ne fais finalement rien d’autre que continuer à nourrir le besoin de sens, de connexion, de lien de la petite fille. Sauf que mes amulettes, colliers ne sont désormais plus seulement chargés du sens, poids que j’y mets, qu’ils ont à la fois une énergie propre  (celle des pierres) et la mienne. Qu’elles se rencontrent, se combinent, s’épousent, se renforcent. L’image qui me vient est celle d’un double serpent. Et je réalise que le collier pour mon frère et moi est, pour le moment, bâti sur cette image lui aussi.

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    Menuet d’Exaudet

    Chant, Harmonie Corporelle 2 commentaires »

      Cours de chant hier, une troisième séance. Je lui annonce fièrement que pour la première fois, samedi dernier, j’ai chanté avec des amis. Juste parce que j’en avais envie et que personne ne m’a dit de me taire, que personne n’est mort de m’avoir entendue et que c’était chouette. J’ai aimé son enthousiasme à cette nouvelle, j’ai aimé qu’elle m’encourage, qu’elle me félicite. J’ai aimé qu’elle soit de mon côté, qu’elle s’intéresse à ça, qu’elle soit dans l’humain avant toute chose. Et puis après avoir papoté et fait nos bulles respectives, nous avons attaqué.
      Des vocalises. Sulfateuse (ou le « cheval », comme vous voulez, moi j’aime bien la sulfateuse, souvenir d’enfance). Et comme je n’arrivais pas à tenir le « cheval », on a enchainé sur or a or a or…
      Dans les « un peu aigu » je lui dis que je peine. Elle rigole et me dit que je suis loin d’être au plus loin de ce que je peux faire, que je suis *là* (note sur le piano) alors que je peux aller jusque *là* (note bien plus aigüe sur le piano). Et elle ajoute aussi qu’on va reprendre en montant moins vite. Et ça passe mieux. Et puis elle s’arrête et m’annonce qu’on va chanter. Que les vocalises me font rester dans l’intellectuel, dans l’exercice, dans le « je veux bien faire » et que je n’ai pas besoin de ça, que j’ai besoin d’apprendre à laisser vibrer, à vivre. Et que je vais chanter. Elle farfouille, sort la partition du menuet d’Exaudet, joue la première ligne au piano et c’est parti. Je chante, en français. Cet étang, qui s’étend… Et ça ne passe pas ou mal. Surtout sur le « tang / tend ». Elle me dit d’essayer en anglais et là, pouf, ça va tout de suite mieux (cool et pool, j’y arrive mieux). Sans doute plus facile de chanter en anglais qu’en français (question de mélodie, de champ fréquentiel de la langue (ah, relire les livres de Tomatis !)) et compte tenu de mon histoire, je ne suis pas surprise que ça le soit encore plus pour moi en particulier. J’ai aussi des problèmes avec le rythme: la théorie, ça va bien, mais marquer, tenir le rythme, même basique, je n’y arrive pas. Elle m’a proposé des petits exercices pour ça, basés sur de la kinésiologie. Histoire de faire des ponts entre les deux hémisphères cérébraux. Et ça, à moi la gauchère pas si gauchère, ou la gauchère si gauche, ça me parle. Je me suis toujours sentie coupée en deux, jamais l’un ou jamais l’autre. Et si je comprends maintenant que c’est en lien avec mon frère jumeau, il faut encore que je travaille à réparer ça.
      Vers la fin de la demi-heure, elle me regarde et me dit: « tu vois, là, en fait, maintenant tu pourrais continuer et faire une séance plus longue, c’est super, ça vient ! ». Elle a alors joué le menuet depuis le début, intro et tout et je me suis lancée, juste quand et comme il fallait… pour m’arrêter au premier mot. Elle m’a grondée en rigolant: « mais, pourquoi tu t’arrêtes ?! Tu avais la note, c’était bien, tu étais dedans, ose, chante carrément, n’aie pas peur ! Joue-là cantatrice, vas-y !! ». Pour elle, mon souci principal, ce n’est pas de jouer de ma voix, mais d’oser le faire, de me défaire de ce « tais-toi, tu chantes faux ». Peut-être que je finirai par arriver à la croire.

      Si vous ne connaissez pas, le menuet chanté en français (si je ne me trompe pas, pas de carte son sur ma machine, donc je ne peux pas vérifier) est écoutable (Airs of the 18th Century, Exaudet’s Minuet).

      Pierre

      Perles 2 commentaires »

        Mon anniversaire, notre anniversaire approche. Ce n’est pas un hasard si tout s’est mis en place pour que j’accède consciemment à ma mémoire de mon frère juste avant de boucler ce 4ème cycle de neuf années. J’ai prévu un rituel pour honorer mon frère jumeau, je ne sais pas encore quelle forme il prendra mais j’ai confiance que je saurai le moment venu. Ce que je sais déjà, c’est que je vais lui écrire une lettre (elle est commencée), et que je vais confectionner un collier.
        Oui, décidément, c’est toujours vers les pierres que je me tourne pour célébrer, honorer, accompagner… pas de hasard là non plus.
        Du coup, mon envie de suivre une formation STAM, ou plus simplement une formation avec le lumineux propriétaire du magasin Essence Ciel s’en trouve renforcée (et j’ai dans les brouillons un début de billet sur « les pierres et moi » que j’espère terminer sous peu).
        Un collier donc, pour dire mon frère et moi, un collier pour dire moi sans lui et lui sans moi.

        J’achète habituellement mes perles de pierre chez Perles ‘n co mais il n’y a parfois pas ce que je cherche. Alors j’ai surfé un peu et trouvé des pistes pour d’autres fournisseurs. Adresses non testées, non approuvées… et si vous en avez à partager, je serais heureuse de vous lire.

        Bijoux-Création.com
        i-perles
        Mr Bead (UK, HK)
        Constellation Beads
        PJ Beads Retail Store
        Je n’ai pas encore pris le temps d’aller voir sur e-bay où il semble que l’on puisse également trouver son bonheur.

        (P.S. Il y a de fort jolies choses à voir sur Sacred Strands, en plus des liens plus « explicatifs » peut-être que j’avais donnés dans ce vieux billet)

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        Enchantée…

        Chant, Danse, Harmonie Corporelle 3 commentaires »

          Second cours de chant vendredi matin. Je crois que je n’avais jusqu’à présent pas vraiment mesuré à quel point j’étais dans le vrai en parlant de trouver ma voix. J’ai pleinement intégré le « tais-toi, tu chantes faux » qu’on me répète depuis toute petite. Si je veux être juste (ah ah ah…), cela fait bien longtemps que cette petite phrase assassine ne m’a plus été adressée: j’ai très vite compris qu’il était malvenu que je tente de chanter. Ce qui fait que même dans cet espace de non jugement, où je viens précisément pour qu’on me guide, me montre, m’explique, m’encourage… je n’arrive pas à sortir ma voix.
          Je suis timide, j’hésite, j’attends de l’approbation. Je suis passive, paralysée. J’ai tellement peur de ne pas arriver à reproduire que je n’habite pas le son, que je suis coincée, ça ne sort pas, ça bloque, ça coince. Les « aaaaaa » de l’autre cours, les « ooo » et « miooooo » de celui-ci sont hésitants, apeurés. A de courts et très rares moments, j’entrevois ce qui pourrait être si je lâchais, si je n’étais plus dans le contrôle, dans la peur. Si je vivais juste. Comme pour la danse en fait. (Et je lorgne sur ce stage d’été avec Sylvie Richard).
          Un à un il va me falloir défaire ces fils qui m’entourent, me ligotent. Retrouver l’amazone en (m)oi me dit ma professeur. Etre une licorne qui envoie le son comme elle pointe sa corne. Dans ce contexte, ce stage-là aussi me parle énormément. Avec l’idée de, peut-être peut-être peut-être, intégrer l’école à la rentrée 2010…

          Vocalises

          Chant Aucun commentaire »

            Depuis samedi je repense à des CD de Marie-Louise Aucher qu’une amie m’a offerts il y a un an ou deux peut-être. Trois CD de vocalises. J’ai retourné le bureau aujourd’hui encore (opération commencée la semaine dernière) et j’ai retrouvé le second et le troisième CD. Pas de trace du premier pour le moment, mais je ne désespère pas: il est là quelque part.
            Le facteur m’a apporté deux livres aujourd’hui (et mon banquier va me faire furieusement la tête…). A lire et utiliser sans modération : Le chant sans professeur de Graham Hewitt et Le chant pour les nuls.
            Un voyage en psychophonie qui commence ?

            Psychophonie : interview de Marie-Jo Cardinale
            Eléments d’explication de l’organisation métamérique du corps humain

            Lotus…

            Ecole du Lotus, Perles, Pierres 4 commentaires »

              Cela faisait un moment que je n’étais pas allée sur le forum de l’Ecole du Lotus. Petit tour ce matin, pour suivre les discussions que j’ai loupées et aussi accéder à la leçon 3 puisque mon travail sur la leçon 2 a été validé (heureuse, apaisée aussi car je suis toujours inquète de ne pas faire ce qu’il faut, de ne pas être pertinente). Parmi les fils à explorer, un concernant un bijou… lotus et pierre de lune (un exemple ici avec une perle), voilà qui me parle, comme aux autres myésis, du moins celles qui se sont exprimées. Pierre de Lune,  la pierre de la Déesse. La pierre de la bague pour Elle et moi aussi. Pas le moment financièrement, je suis déraisonnable, mais la raison n’a pas sa place là : ce lotus, cette pierre, ce collier à porter, c’est important pour moi. Besoin de me sentir en lien avec mes soeurs, besoin très fort, besoin impérieux.
              J’ai commandé le lotus charm holder, je vais reprendre le chemin de Perles ‘n Co pour voir si je peux trouver une pierre de lune, sinon, j’irai à Essence Ciel….
              Envie aussi de trouver des graines de lotus. Pas (encore) d’adresse, mais je suis sûre que le moment venu, je trouverai où aller.

              MoM – Pierre à mon cou

              Mixed Media Aucun commentaire »

                Depuis hier matin, cette suite d’image dans ma tête. Je l’ai croquée, assez soigneusement par rapport à d’habitude, dans la matinée avec l’idée de tenter de lui donner vie dans la soirée. Je viens juste de terminer, à la fois contente et déçue. Triste et heureuse. Triste de voir que mes doigts sont toujours aussi incapables de traduire dans la réalité ce que j’ai vu dans ma tête. Heureuse de pouvoir poser cette histoire, ce poids.
                Dernières lunes avant ce qui aurait du, pu être *notre* anniversaire… c’était le bon moment pour honorer cette mémoire retrouvée à temps.

                Pierre à mon cou

                Canson A3, sang, acrylique, neo color II, pitt pens, crayons aquarellables.

                Chant…

                Chant 3 commentaires »

                  Je suis allée à mon premier cours de chant hier. Et je suis ravie, ravie, ravie. D’abord parce que le courant est bien passé entre la prof et moi et puis parce que j’ai vraiment le sentiment de faire quelque chose d’important pour moi: je le sens dans mon ventre, mon utérus me hurle que c’est boooon (coucou M’J’ ;) !).
                  J’entends bien et juste, j’ai une bonne posture « naturelle » (chouette, ça veut dire que je suis bien mieux ancrée qu’il y a quelques années) et je crois qu’en fait il faut juste que je déprogramme plus de 30 ans de « de toutes façons, toi tu chantes faux »… pas simple, mais ça promet d’être une belle aventure. En fait je suis plutôt confiante parce que j’ai bien vu que quand ma voix est portée par celle de la prof, j’y arrive. Et ça me surprend, m’étonne, m’émerveille; il me semble qu’une part de moi a toujours plus ou moins considéré mon cas comme désespéré à ce niveau, quoi que j’aie pu en dire parfois. Et non, mon cas n’est pas désespéré. Ma voix est juste bien cachée et je vais la trouver, l’apprivoiser. Je crois aussi que ce n’est pas un hasard si je peux suivre cette envie seulement maintenant: ce travail de découverte ne pouvait pas se faire tant que je n’avais pas laissé remonter à la surface le souvenir de mon frère.
                  Pour le moment, les cours dureront une demie-heure et pas une heure: ça fait trop long pour moi à ce stade et je sentais bien au bout des trente premières minutes que je cafouillais, que je saturais. J’ai aimé qu’elle me propose de commencer « plus court », j’ai aimé les raisons qu’elle a avancé et qui me parlaient.
                  J’ai hâte d’être à vendredi prochain !

                  Sur ma pile à (re)lire:
                  - Trouver sa voix : petit guide pratique de travail vocal, Jacques-Louis Rondeleux (déjà évoqué ici ou )
                  - Mettez du « ki » dans votre voix, Philippe-Nicolas Mélot (déjà évoqué )
                  - Le guide de la voix, Yves Ormezzano
                  - La voix libérée, Yva Barthélémy (à découvrir, juste pour le fun et la culture…)

                  Aimer – Jean-Louis Murat

                  Calligraphie, Musique 3 commentaires »

                    Je crois bien que c’est mon premier vrai essai sérieux de calligraphie. Pas très contente du résultat mais en écrivant sur du parchemin, dans un carnet qui ne tient pas ouvert tout seul, je n’ai peut-être pas choisi la facilité pour commencer :) . Si quelqu’un a des astuces pour gommer proprement les lignes au crayon de papier sur le parchemin, je suis preneuse….

                    Jean-Louis Murat - Aimer


                    C’est fait…

                    Chant 4 commentaires »

                      … ce vendredi. 9h30. Mon premier cours de chant.
                      Dans la série je saute des pas : je viens juste d’appeler S. dont j’ai le numéro depuis une éternité sans jamais avoir senti que c’était le moment de m’en servir.

                      Aventurine, jade, corail rouge…

                      Perles 2 commentaires »
                        Dali Natur'Elle - Création d'Eloa

                        Dali Natur'Elle - Création d'Eloa

                        J’ai reçu aujourd’hui le dali commandé il y a quelques temps à Eloa (oui, je suis aussi allée voir Archive en concert hier soir.. d’où le T-shirt :) !)  Le dali Natur’Elle qui m’avait fait bondir le coeur, le dali qui s’accorde bien avec mon « labor necklace » que j’ai refait en octobre. Il me plait encore plus en vrai qu’en photos, surtout qu’Eloa a eu la gentillesse de le modifier pour remplacer le pendule par de l’aventurine au lieu du cristal de roche. Il est tout simplement parfait ainsi et chargé de très belles énergies. Je suis vraiment heureuse d’avoir cette création particulière entre les mains et pouvoir le porter avec mon « labor necklace » signifie vraiment beaucoup pour moi.

                        Si l’on ajoute à ceci que ma commande s’accompagnait d’une surprise, un collier triple lune sur lequel j’avais flashé dès que je l’avais vu chez Cerrydwen Asherah, je me sens vraiment comblée…

                        Mille mercis à Eloa et longue et belle route à son chant de l’âme où j’ai passé commande hier des boucles d’oreille Terra Mater: outre la couleur, elles m’ont rappelé un scarabée, animal très présent autour de moi ces derniers temps…

                        Collier triple lune - Création d'Eloa

                        Collier triple lune - Création d'Eloa

                        La voie vers ma voix

                        Chant, Harmonie Corporelle 4 commentaires »

                          Je souris en constatant qu’il y a trois ans presque jour pour jour je postais ailleurs un billet expliquant pourquoi je venais d’emprunter à la bibliothèque municipale, un livre de Jacques-Louis Rondeleux intitulé Trouver sa voix : petit guide pratique de travail vocal. Ouvrage que j’ai de façon amusante trouvé à Emmaüs peu de temps après et complètement par hasard, vous savez, celui qui n’existe pas. Je suis franchement amusée en constatant qu’une recherche ici sur le mot clé « voix »  renvoie à ce billet, écrit il y a un an presque jour pour jour. Que se passe-t-il donc pour moi en décembre pour que régulièrement ces questions de voie / voix reviennent faire un tour sur le devant de la scène ? J’ai l’impression d’une respiration cyclique, d’un long souffle… la certitude qu’en creusant dans mon enfance, je trouverai des dates qui ne seraient pas des coïncidences.

                          Je n’ai pas exercé ma voix depuis ce dernier billet. Tout au plus ai-je davantage expérimenté le simple plaisir de chanter, essentiellement en voiture et toujours par dessus la musique jouée par le lecteur. Mais c’est déjà un pas immense si l’on considère que le chant ne fait pas partie de mes habitudes, de ma « culture ». En parlant  samedi dernier de tout à fait autre chose avec une amie (numérologie, identité et prénoms si vous voulez tout savoir), elle a mentionné l’ouvrage de Philippe-Nicolas Mélot, Mettez du « ki » dans votre voix. Ouvrage qui m’avait déjà été conseillé ailleurs il y a bientôt trois ans. Ouvrage qu’elle m’a aussi sec ou presque prêté et que j’ai dévoré hier. Et aimé.

                          Depuis septembre je repousse le moment de prendre contact avec la professeur de chant dont cette amie m’a donné les coordonnées : pas le moment, trop compliqué logistiquement, pas évident financièrement. Après cette lecture, je sais qu’en janvier je décrocherai mon téléphone pour la rencontrer et que j’arriverai à me débrouiller d’une façon ou d’une autre pour prendre un cours hebdomadaire avec elle, sous réserve que le courant passe bien entre nous. Et je sens mon corps tout entier sourire, s’ouvrir à cette perspective. Cette fois, c’est le bon moment.

                          Broken

                          Perles Aucun commentaire »

                            Hier soir, en sortant mon mala à Tara de sa pochette en organza, les perles ont cascadé entre mes doigts comme autant de gouttes d’eau. Le fil s’est cassé. Ou le noeud défait. J’étais tellement choquée que je n’ai même pas cherché plus loin. J’espère avoir retrouvé toutes les perles.
                            Je ne sais pas pourquoi tous mes colliers finissent par se casser.
                            Quoi qu’il en soit, entre le bol et le mala, j’ai comme l’impression d’une insistance à me dire quelque chose. Mais je ne sais pas bien quoi. Et je n’aime pas me sentir sous le marteau qui enfonce le clou…

                            Les sanglots longs…

                            Instrument Aucun commentaire »

                              violonIl y a un peu plus de 19 ans, mon grand-père décédait. Plusieurs années après sa mort, le temps ayant fait son oeuvre, ma grand-mère a pu ouvrir la malle en bois remplie de ses affaires. Elle y a trouvé, surprise, deux violons. Personne ne savait qu’il possédait ces instruments, personne ne savait qu’il en avait joué.
                              J’ai demandé à pouvoir conserver l’un des deux instruments que j’ai confié à un luthier pour une remise en état. Fracture de table, décollements, cordes à changer, chevalet également… il a été reverni et j’ai commencé à apprendre à en jouer. Pendant deux ans. Avant de déménager et de ne pas trouver de cours à un tarif abordable dans ma nouvelle ville. Et puis je suis devenue mère… 12 ans après l’avoir rangé pour la dernière fois dans son étui, mon instrument a repris le chemin de la lutherie. Un p’tit coup de colle, un nouveau chevalet, de nouvelles cordes. Je l’ai ressorti cet après-midi. Et j’ai tenté de rassembler mes souvenirs et mon oreille pour jouer des gammes. Peu concluant… 100 fois sur ce métier, je remettrai mon ouvrage, avec la méthode Lesseur. Mais je veux que ces cordes vibrent à nouveau, je veux que le violon de mon grand-père vive à nouveau. Je veux être capable de jouer un jour ce morceau qui me remue toujours au plus profond.

                              Itzhak Perlman - Sonate pour violon BWV1001-04-Presto

                              MoM – Weaving

                              Mixed Media 6 commentaires »

                                Pas contente. Frustrée. Je peste après mes dix doigts. Tant pis.

                                MoM-Weaving 20091014

                                Neo color II, canson A3, sang.