Archive for octobre 15th, 2009

Les sanglots longs…


2009
10.15

    violonIl y a un peu plus de 19 ans, mon grand-père décédait. Plusieurs années après sa mort, le temps ayant fait son oeuvre, ma grand-mère a pu ouvrir la malle en bois remplie de ses affaires. Elle y a trouvé, surprise, deux violons. Personne ne savait qu’il possédait ces instruments, personne ne savait qu’il en avait joué.
    J’ai demandé à pouvoir conserver l’un des deux instruments que j’ai confié à un luthier pour une remise en état. Fracture de table, décollements, cordes à changer, chevalet également… il a été reverni et j’ai commencé à apprendre à en jouer. Pendant deux ans. Avant de déménager et de ne pas trouver de cours à un tarif abordable dans ma nouvelle ville. Et puis je suis devenue mère… 12 ans après l’avoir rangé pour la dernière fois dans son étui, mon instrument a repris le chemin de la lutherie. Un p’tit coup de colle, un nouveau chevalet, de nouvelles cordes. Je l’ai ressorti cet après-midi. Et j’ai tenté de rassembler mes souvenirs et mon oreille pour jouer des gammes. Peu concluant… 100 fois sur ce métier, je remettrai mon ouvrage, avec la méthode Lesseur. Mais je veux que ces cordes vibrent à nouveau, je veux que le violon de mon grand-père vive à nouveau. Je veux être capable de jouer un jour ce morceau qui me remue toujours au plus profond.

    Itzhak Perlman - Sonate pour violon BWV1001-04-Presto

    L’argent de la sagesse…


    2009
    10.15

      Depuis la fin du mois d’août, je trouve régulièrement sur ma tempe droite un ou deux, ou trois cheveux blancs. Que j’arrache à chaque fois.
      Refus de vieillir, peur de la vieillesse… peut-être. Sans doute aussi que je n’ai pas d’image dans ma lignée maternelle de femme âgée dont la chevelure ait changé de couleur avec les années. Je crois que je cherche plus à me conformer à l’image que j’ai des femmes de ma famille en fait.
      Et puis ce matin, après ma douche rituelle pour Tara, je l’ai vu. Tout seul. Se détachant de ses copains autour bien rangés. Bien en évidence. En train de me narguer, le bougre ! Le temps s’est arrêté, comme un grand vide, l’espace d’une fraction de seconde. Des larmes sont venues. Je ne l’ai pas touché cette fois, non. Je l’ai laissé en place. Parce que je l’ai vu argenté, parce que j’y ai vu l’argent de la sagesse.

      MoM – Weaving


      2009
      10.15

        Pas contente. Frustrée. Je peste après mes dix doigts. Tant pis.

        MoM-Weaving 20091014

        Neo color II, canson A3, sang.