14 ans plus tard

2008
09.28

    14 ans que je ne m’étais pas livrée à cet exercice. 14 ans et des poussières de mois, de jours, que j’avais refusé de les laisser venir ainsi.
    Rien n’a changé, d’une certaine façon je les laisse tomber, eux sont toujours là et j’aime toujours autant me sentir habitée.

    Au bout des doigts, des lettres en justaucorps brillant
    Dans la langue acérée du fouet, les phrases claquent
    Des phrases qui épinglent, immobilisent
    Jongler avec les lettres, brûler au lance-flamme des mots
    Les ailes de l’aegiale
    Décortiqués, écrasés, paralysés, étouffés, noyés sur la piste aux étoiles
    Les papillons domptés
    Eux partis, que reste-t-il ?

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