mai 23
J’ai probablement été influencée par le billet de Moonfairy quand l’autre jour, alors que je me trouvais au comptoir irlandais, j’ai sauté le pas et ajouté à mes achats une tin whistle. Il va me falloir maintenant apprendre à en jouer et j’espère que sa petite taille m’aidera à être plus assidue que pour mon apprentissage de la guitare : ma guitare est stockée sur la mezzanine, fort encombrée et où je ne peux pas jouer… si je veux jouer il me faut la descendre, et j’avoue, j’ai très souvent la flemme de le faire et ne joue donc pas autant que je le voudrais (bon, ok, en fait, je ne joue quasi jamais). Là, je n’aurai pas ce souci (et j’espère au passage que le proche déménagement changera mon rythme de pratique guitaristique… enfin, une fois les cartons déballés).
J’ai pris une tin whistle en C (do), mais je pense que je vais en acheter une autre en D (ré) qui est le plus utilisé pour les musiques traditionnelles irlandaises. Vous noterez en observant la photo plus attentivement qu’en bonne gauchère, je tiens ma tin whistle « à l’envers », main droite en haut au lieu de la gauche… il va falloir que je m’adapte, comme pour la guitare pour jouer en droitier (ce que j’ai d’ailleurs aussi fait pour le violon).
Parmi les ressources que je vais utiliser :
- How to play the tin whistle
- How to play the tin whistle, a quick guide
- Fordham U’s Introduction to the Irish Tin Whistle : un blog pour un apprentissage avec des vidéos (semaine 1).
- How to play the Irish pennywhistle
- The Tin Whistle Book, de Tom Maguire
Voir aussi les pages The Irish Tin Whistle et An introduction to Irish tin whistle.
mai 23
J’ai réalisé que j’avais oublié de mettre les photos de mon autel de la lune du lièvre; cet oubli est désormais réparé. J’en ai profité pour, enfin !, insérer la photo du contenu du paquet envoyé par ma sorcière particulière et publier le billet écrit pour l’occasion et qui attendait sagement dans les brouillons cette touche finale.
mai 23
Je vais avoir un sérieux travail de méditation à faire pendant ces quelques jours que je passe seule à la maison.
J’ai enfin reçu une réponse de l’administration à mes questions concernant les modalités d’un contrôle auquel nous seront bientôt soumis. Ce qu’ils envisagent correspond à leur interprétation des textes de loi et témoigne grandement de leur incapacité à s’adapter à une situation nouvelle (mais que l’administration s’adapte, voilà qui serait surprenant), ce qui au passage et tout à fait ironiquement fait partie des choses qu’ils attendent de mon fils (puisqu’il est concerné). Je nous sais capables de sauter dans les cerceaux qu’on va nous présenter, je nous sais capables de leur montrer ce qu’ils veulent voir. Mais je n’en ai pas envie, par principe. Parce que ce contrôle n’a pas à se passer selon leurs termes, parce que la loi est de notre côté. Et même leur circulaire interne.
Mais si je réfléchis bien, en ce moment, je n’ai pas vraiment d’énergie à dépenser pour faire entendre mes droits à des sourds formatés… Et qu’en plus, eux envisagent en toute honnêteté que cette situation sera sans stress et respectueuse : je ne lis pas dans leurs ligne de volonté de nous coincer ou de nous nuire, juste des gens qui ne peuvent en toute bonne foi faire autrement que comme d’habitude. Nous sommes en pleine préparation du déménagement, je ne suis pas suffisamment sereine et zen pour être capable d’une discussion qui ne serait pas *très animée* avec eux (comprendre un gros clash qui pourrait là, pour le coup nous nuire, la diplomatie n’étant pas mon fort, surtout en face à face). Je n’ai de surcroit pas le temps de boucler la préparation du dossier que je comptais proposer comme alternative à leur mode de contrôle (sauf à ne pas encartonner et / ou me coucher tard).
Bref, je me demande si je dois m’asseoir sur mes principes (ne pas laisser ce contrôle se passer autrement que dans le strict respect de la légalité) ou donner dans le compromis pour avoir la paix au plus vite et pouvoir me consacrer à autre chose.
Je suis vraiment mal à l’aise avec le fait d’accepter de nous soumettre à quelque chose qu’ils ne sont pas supposés faire, j’ai le sentiment que c’est le genre de comportement, de non-refus des abus de l’administration qui a par le passé, et même encore au présent, fait le lit d’horreurs… j’ai le sentiment de me trahir quand j’envisage de les laisser faire. Et d’un autre côté, je ne me sens ni le temps ni l’énergie de me battre là, maintenant, contre des moulins à vent.
Aucune alternative ne me convient, quoique pour des raisons différentes… peut-être que méditer me permettra d’entrevoir la voie du milieu, celle avec laquelle je serais complètement à l’aise, la voie de l’harmonie.
Source image : rune tiwaz, sur le site de Serena Powers