Archive for mars 3rd, 2008

La Femme Lunaire (Intro)


2008
03.03

    Après avoir quelque peu tergiversé, j’ai décidé de publier ici mes réflexions, souvenirs, questions suite à la lecture de La Femme Lunaire de Miranda Gray.
    Après la relecture de l’introduction, je dois dire que je regrette le ton très généraliste de l’auteur. J’aurais apprécié de trouver des références précises étayant notamment ses affirmations sur le tabou menstruel (qui, où, quand ?). Là, on reste dans le flou et c’est bien dommage. Ceci étant dit, je comprends fort bien que là n’était pas l’objet de son livre, mais j’aurais apprécié au moins un renvoi vers un ou plusieurs ouvrages / études / références détaillant ces questions.

    Les objectifs de l’ouvrage sont clairs : démontrer que le cycle menstruel est un processus dynamique qui, lorsqu’il s’affranchit du conditionnement psychologique et des contraintes sociales, joue un rôle actif et positif dans notre évolution physique, émotionnelle, intellectuelle et spirituelle, mais aussi dans celle de notre société et de notre environnement.
    Les parties sociologie et tabou de la menstruation abordent le conditionnement psychologique et les contraintes sociales qui pèsent sur notre perception de nos cycles menstruels : les règles sont considéres comme sales, les femmes en période de lunes comme impures et même lorsque l’existence d’un SPM est médicalement reconnu, la perception du cycle menstruel reste négative, comme générateur d’un état négatif qu’il aut canaliser et / ou dont il faut s’affranchir.
    Les énergies menstruelles sont enfin abordées, avec leurs différentes orientations selon la période du cycle et l’accent mis sur le fait qu’en cas de non fécondation l’énergie qui n’est pas utilisée pour le développement d’une vie nouvelle ne doit pas être muselée : il incombe à la femme de trouver les moyens d’exprimer cette énergie non plus par la création mais par la créativité.
    Se reconnecter à son cycle ne peut se faire sans un travail de prise de conscience. Miranda Gray propose à cet effet de tenir un journal de lunes et pose également diverses questions relatives à notre cycle menstruel et à la façon dont il se manifeste, à nos antécédants en la matière, à notre entourage.

    J’ai trouvé intéressant le retour en arrière pour me souvenir de mes pemières règles. Je l’avais déjà fait à l’occasion de la célébration des premières lunes d’une amie, je lui avais conté ce que je n’avais jusque là jamais dévoilé à personne, mes premières règles, ma réaction, celle de ma mère, ce que j’aurais souhaité pour moi et ce que je souhaitais pour elle. Depuis, j’ai pris conscience d’autres éléments dont je n’avais pu ou su me souvenir à ce moment.
    J’ai eu mes règles en troisième, juste avant ou juste après avoir eu l’appendicite. Peut-être plutôt juste avant, car je crois me souvenir que mon cycle suivant avait été plus long et j’en avais déduit qu’il avait été perturbé par l’opération. Je me souviens de la visite médicale et de la remarque de l’infirmière me disant qu’il s’en était passé des choses cette année.
    Bref, j’ai 12 ans, je suis probablement la dernière fille de ma classe à avoir ses règles. Je ne le sais pas précisément car nous ne sommes pas très proches et de toutes façons, les règles, c’est un peu tabou. Tout au plus y a-t-il dans les toilettes des échanges discrets de pochettes avec dessus des petits noeuds qui ressemblent à des bonbons. Les autres filles ont l’air de trouver ça pénible. J’ai souvenir de l’embarras d’une camarade de classe, assise dans la cour sur les genoux de son copain qui s’était relevée en laissant sur le blanc du pantalon dudit copain une tâche de sang :( .
    J’ai eu vaguement mal au ventre toute la journé, l’impression d’être barbouillée. Ca ne fait pas franchement mal, c’est juste bizarre. Je rentre à la maison (j’habite dans le collège) pendant la récré de l’après-midi pour aller aux toilettes (francement vu la tête des toilettes du collège, hein, y’a pas photo, je suis mieux à la maison !) et je vois du sang dans le fond de ma culotte. Je me souviens bien de cette culotte aux couleurs un peu passées dont le fond était en espèce de coton éponge. Je ne sais plus si je suis montée dans la salle de bains prendre une serviette, ou si j’ai juste plié du papier toilette au fond de ma culotte. Je savais ce qui m’arrivait, il y a bien longtemps que le sujet des règles avait été discuté à la maison. Il en avait en particulier été question quand j’étais en CM2 : une fille m’avait fait la tête quand j’avais dit que je pensais qu’elle avait ses règles, pas à cause de ses « humeurs », hein, mais juste que je la voyais grande, formée, pubère quoi ! Je ne m’attendais pas à une telle réaction, d’autant plus que N. qui venait d’avoir ses règles était elle arrivée ce jour-là à l’école vêtue d’habits de fête… différentes cultures, différentes réactions. Nous en avions aussi parlé avec ma mère quand devant mes maux de ventre à répétition accompagnés de pertes « bizarres », elle avait émis l’hypothèse que j’allais peut-être avoir mes règles. Je me souviens qu’elle m’avait proposé de marquer d’une croix les jours de maux de ventre sur le calendrier familial. Et puis il y avait eu le cours de biologie l’année d’avant, avec les pouffements des filles et les toux gênées des garçons.
    Je suis retournée en classe après la récréation. Toute la soirée, j’ai attendu que ma mère voit, devine que quelque chose était différent; je pensais lui tendre des perches subtiles qu’elle n’aurait qu’à saisir, comme trainer sur son lit pendant qu’elle se préparait pour aller au cinéma, mais rien. Et je n’arrivais pas à initier la discussion. Les serviettes et tampons étaient depuis toujours accessibles dans la salle de bains, je me suis servie.
    Je n’ai finalement laché le morceau que le lendemain, en rentrant de cours le midi ou alors à la récréation du matin tandis que nous nous croisions à la maison : « au fait, hier, tu sais, j’avais mal au ventre. Ben comme diraient les copines, c’est les emmerdes qui commencent ». A ce jour, je ne sais toujours pas pourquoi je l’ai annoncé comme ça, moi dont la première réaction en voyant ce rouge au fond de ma culotte a été d’être émerveillée parce que dorénavant je pourrai donner la vie. Je crois qu’il s’en est suivi une rapide discussion technique qui doit se résumer à « tu sais quoi faire, c’est bon ? » ou quelque chose dans ce goût. Nous n’avons par la suite plus vraiment discuté de règles. Je n’ai jamais su quand ma soeur a eu les siennes. Sans être vraiment tabou, il y a beaucoup de retenue autour de tout ce qui touche au sexe, à la reproduction, à la féminité, à la masculinité.
    Ma mère a du se charger d’en parler discrètement à mon père, puisque quelques temps après lors d’une discussion chez un chiropracteur qui demandait si j’étais réglée, il a répondu que oui.

    Je n’ai jamais eu de problème de règles douloureuses, mes cycles ont très vite été réguliers et les seuls inconvénients à cette période du mois tenaient aux protections périodiques de l’époque : j’avais toujours l’impression d’avoir une couche culotte aux fesses et que tout le monde pouvait savoir que j’avais mes règles. Ca n’a d’ailleurs pas duré longtemps puisque dans l’année qui a suivi il nous a été donné des échantillons de serviettes qui m’ont plu. Je me souviens que nous en avions eu deux paquets de deux et que je m’étais étonnée que ma mère n’en propose pas à ma grand-mère. Je crois que je ne voyais pas ma grand-mère si vieille, ou alors j’avais oublié la ménopause. Quand ma mère m’a dit qu’elle n’en n’avait pas besoin, j’ai pensé « ménopause », mais je réalise aujourd’hui qu’en fait il ne s’agissait pas de ça puisqu’elle avait subi une hystérectomie quand ma mère était adolescente. Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos serviettes. Celles de l’échantillon m’ont plu : de forme silhouettée, avec un voile sur le dessus de contact agréable et un effet « au sec ». Les premières du genre. Ma mère continuait à utiliser les serviettes-couches-culottes ou des tampons, j’avais moi opté pour ces serviettes. L’été qui a suivi mes premières règles, j’ai piqué des tampons dans la salle de bains : pas question d’affronter les jours plage ou piscine sans ! Mode d’emploi bien fait, applicateur corolle facile d’utilisation. Après ça, la rentrée, le lycée, l’internat : j’utilise tampons et serviettes, pliées et sous emballage individuels, plus pratiques à trimballer toute la journée. Je ne renoue avec les protections périodiques à effet couches-culottes qu’à la maternité après mon premier accouchement. A ma seconde grossesse, je connais une pause de 9 mois (grossesse) puis 17 mois (allaitement) vant de retrouver mes règles. Sans enthousiasme, sans appréhension non plus.

    Ce n’est que depuis le retour de couches après ma troisième grossesse que j’ai commencé à être différente aux alentours de mes règles et à vivre un SPM. Peut-être qu’avant j’étais tellement occupée à considérer cette période du mois comme une période « normale même pas mal » que je ne voyais ni ne sentais rien. Depuis, mon corps me parle, ou peut-être que c’est moi qui sait l’écouter. J’ai opté avec bonheur pour l’utilisation d’une Diva Cup et je me posais la question l’autre jour de ce que serait le jour des premières règles de ma fille. Faudra-t-il que je pense à avoir des serviettes à la maison « avant » ? Je me demandais aussi comment elle m’en parlerait.
    Dans la mesure où je suis assez ouverte et sans (trop de) tabou sur la question, je pense qu’elle saura aborder le sujet avec moi. J’espère aussi que je saurai être à l’écoute. Sur le plan « technique », je ne me fais pas de souci : ses frères sont déjà au courant du fonctionnement du corps féminin (de leur corps aussi), de l’usage des tampons, serviettes et autres coupes menstruelles puique j’ai répondu franchement à leurs questions. En voyant ma cup ce matin, ma fille (3 ans ce mois-ci) m’a dit « c’est pour quand le sang coule ». J’ai confirmé que oui, j’avais mes règles. Donc, non, pour tout ce qui est biologique et pratique, je ne pense pas que le jour de ses règles sera une découverte. J’espère juste que je saurais aussi l’accompagner – si elle a besoin de moi – sur les autres plans… que nous pourrons célébrer son entrée dans un nouveau cycle de sa vie, qu’elle sera accompagnée d’autres femmes si elle le souhaite, qu’elle puisse vivre ce lien entre toutes les femmes. Je souhaite aussi que les remarques qui fusent parfois du type « mais t’as tes règles ou quoi ? » ne viennent pas pertuber son ressenti de sa féminité. J’ai l’espoir que je saurais transmettre, même sans mots, le merveilleux qu’il y a à être femme, à pouvoir abriter et nourrir la vie, l’importance d’être en accord avec son corps, de le connaître, de le respecter, de l’honorer, de le célébrer.

    Avalonia Wicca Course


    2008
    03.03

      J’en ai déjà parlé ici, je me suis inscrite en 2005 au cours par correspondance The Avalonia Wicca Homestudy Course. J’ai avancé tout doucement au début, j’ai continué à avancer tout doucement parce que je me suis éloignée de la wicca. Néanmoins, j’aimerais quand même pouvoir jeter un oeil aux modules suivants alors je me suis décidée à enfin remettre ma copie pour le module 3. Il ne me restera plus, après réception des cours, qu’à être plus rapide pour les trois modules suivants compte tenu de l’arrêt programmé du cursus pour janvier 2009.
      A vrai dire, je serais beaucoup plus motivée par un cours comme celui des Treize Lunes. J’ai également cherché du côté de la Fellowship Of Isis (dont je suis désormais membre) mais, comme Treize Lunes, Le Lotus d’Isis ne prend pour le moment plus d’étudiantes. Je pourrais tenter ma chance auprès d’un autre iseum mais je crains que le fait de devoir m’exprimer en anglais ne me demande vraiment trop de travail : si je n’ai pas de problème pour comprendre, les choses deviennent plus délicates dès qu’il s’agit de discuter d’expériences ésotériques / métaphysiques dans cette langue, je m’en rends bien compte avec le cours d’Avalonia Wicca. C’est aussi pour cette raison que je ne donnerai probablement pas suite, du moins pas dans l’immédiat, à mes recherches sur le cursus proposé par l’OBOD.
      Ceci dit, j’ai confiance que quand le moment sera venu pour moi, l’opportunité se présentera d’elle-même.
      En attendant, sans dévoiler de secret par rapport au contenu de la formation, je serais ravie d’échanger avec celles d’entre vous qui ont pu suivre le cours des Treize Lunes ou du Lotus d’Isis…

      Attente


      2008
      03.03

        Au courrier du jour sont arrivés deux paquets pour mon mari.
        Sur l’un d’eux, l’expéditeur a attiré mon regard : Sacred Earth Designs. Si j’avais encore un doute, il se serait vite dissipé en lisant le petit papier de la douane indiquant que le paquet contient un necklace.
        Je crois que je vais être très contente dans quelques temps en ouvrant mon cadeau d’anniversaire.

        Carnet de lunes


        2008
        03.03

          Hier soir, j’ai ouvert mon carnet de lunes pour la première fois (photo à venir). Un carnet dont la couverture au toucher velours a été dessinée par Gaëlle Boissonnard pour les Editions des Correspondances. J’ai craqué en le voyant; à vrai dire j’avais une légère préférence pour la couverture d’un des modèles non-lignés, mais je tenais à avoir un carnet ligné (ne me demandez pas pourquoi). J’ai donc commencé à remplir mon carnet, à l’encre rouge. Je crois que ce que je vais noter évoluera au fil du temps, de me que ma façon de le faire : habituellement, je ne commence pas quelque chose si je ne peux le faire « bien », en l’occurrence pour un tel carnet le « bien » serait d’avoir tout le temps les mêmes infos, la même présentation. Mais là, j’accepte que contenant et contenu puisent évouler, muer.
          J’ai comme je l’avais prévu tiré une carte de Femmilune. Sans grande suprise, c’est Forces de Jour / Forces de nuit, la carte X de la série Vieilles Femmes Sages qui s’est retrouvée dans ma main.
          Les mots-clés qui lui sont associés sont les suivants : vie, lumière, soleil, croissance / nuit, ombre, mystère, destruction. Bref, une carte, sans grande surprise, bien dans la lignée de mes préoccupations du jour.

          J’ai également mis autour de mon cou l’anneau d’hématite suspendu à son cordon de cuir rouge (photo à venir) que je porterai tout le lond de mes lunes et qui restera dans ma Diva Cup le reste du temps. Tout comme pour la citrine, j’ai une fiche en attente de rédaction sur cette pierre : j’ai pris des notes, il ne me reste plus qu’à les mettre en forme.

          Je m’interroge sur l’arrivée de mes lunes rouges à J28 au lieu de J24 : faut-il y voir un début d’harmonisation avec le cycle lunaire en lien avec le fait que j’y prête attention, un effet des tétées à nouveau nombreuses de ma fille ?