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mar 07
Bereshit bara…
Une petite fille qui n’a pas encore l’âge de raison. Qui découvre le missel à couverture de nacre qui fut celui de sa mère et le chapelet qui allait avec. Et le cercle sans fin qu’elles forment, le lien entre elles. Fascination pour les perles. Où est le début, où est la fin ? Et pourquoi la branche terminale part-elle de ce gros grain-là ? Elle pourrait tout aussi bien partir d’un autre. Ce chapelet cristallise mes questions sur les limites de l’univers, sur ce qu’il y a avant le Big Bang, sur les chiffres qui ne s’arrêtent pas parce qu’on peut toujours rajouter un et qui ne commencent pas non plus (j’ai une connaissance intuitive des entiers relatifs et même des nombres réels), sur ce qu’il y avait avant Dieu. Ces questions sur le début et la fin rejoignent d’autres angoisses métaphysiques : qu’y a-t-il avant la naissance et après la mort ? Le début et la fin, ce sont les deux choses qui me prennent aux tripes et qui sont tellement lourdes à porter pour la petite fille. C’est à ce moment-là que j’ai besoin de croire en quelque chose, en Dieu pour le moment: je demande à aller au catéchisme. J’ai besoin de rituels. D’un mode d’emploi peut-être. Un truc pour conjurer ce que je perçois comme une absence de sens. Je ne trouve pas mon compte au catéchisme, il y a chez les soeurs qui s’en occupent la seconde année une absence de coeur qui me perturbe, un décalage entre le discours et les actes qui me dérange fortement. Je me crée mes amulettes, mes colliers « magiques » plein de sens et de symboles. Inspirés souvent des dessins animés que je regarde à la télé (Les mystérieuses cités d’or…).
J’ai donc connu et été fascinée par les perles avant de l’être par les pierres. Et puis pour mes 20 ans, mes parents m’ont offert une parure en ambre. L’ambre de mes vingt ans. Une histoire d’amour qui commençait et un cheminement assumé des perles vers les pierres puis les perles de pierre.
Masculin et Féminin…
J’ai raconté ici les labor necklace et collier de naissance qui ont marqué ma troisième grossesse, mon troisième accouchement. J’ai raconté le début revendiqué (revendiqué, parce que j’ai réalisé plus tard qu’il avait en fait commencé bien avant, que les graines étaient présentes depuis bien longtemps, en sommeil, en gestation dans l’ombre et qu’elles ont simplement commencé à germer, petites pousses vertes visibles et assumées, à cet moment) de mon cheminement païen à ce moment-là.
J’ai choisi les perles de pierre de mon labor nacklace au feeling. Jade et corail. On pourrait dire que c’est du hasard, je ne sais pas encore mettre des mots sur ce qu’il se passe pour moi, en moi quand je choisis des pierres. Je pense que ça se rapproche d’un grand vide intérieur pour… est-ce que je réponds à un appel silencieux ou est-ce que c’est moi qui spontanément vais vers ? Je ne saurais vraiment le dire. Un mélange des deux peut-être ? Toujours est-il que, que ce soit pour mon labor necklace ou quand j’ai choisi un doughnut pour accompagner le voyage d’une amie ou, plus récemment, quand j’ai aidé cette même amie à choisir des perles pour un mala, « ça » tombe juste (je le vérifie après coup en regardant les propriétés des pierres « choisies »). J’ai commencé par écrire « je tombe juste », mais je me suis ravisée: ce « je » n’a pas sa place, ce n’est pas un processus du je, c’est plus grand que moi, plus grand que ce « je », un peu comme quand je disais que « ça pousse » quand ma première fille est née.
J’aime à croire que le nom que je porte n’est pas sans lien avec cette connexion, cette intuition… j’aime y voir un clin d’oeil, un signe. Une évidence qui était là depuis le tout début et qui était tellement évidente que je n’ai pu, su en prendre la pleine mesure tout de suite.
Je prends conscience en écrivant ces lignes que au fond, les perles, pour moi, ce sont les femmes, le féminin. Que les pierres représentent le masculin. Ce qui fait de la perle de pierre un joyaux d’harmonie, un symbole de complémentarité des énergies masculine et féminine. Enfiler des perles de pierre est quelque chose d’important pour moi, j’ai du mal à dire ce que cela signifie pour moi. Je ne peux que constater que quand j’ai quelque chose d’important à intégrer, à vivre, à honorer, à célébrer, mes pas me portent – sans que je cherche à aller dans cette direction – vers les colliers ou bracelets, vers le fil, la perle et la pierre. La signification pour moi de cet élan de tisseuse de perles est encore peu claire, mais il ne fait aucun doute que j’y accèderai en temps voulu. Peut-être n’est-il pas pas sans lien avec mon frère, mon jumeau.
Je n’ai vraiment commencé à utiliser mes colliers que lors de mes neuf semaines de dévotion à Tara, avec la mala créé pour l’occasion. Cela m’a donné l’impulsion nécessaire pour aller au bout du sens de ces colliers, pour leur faire jouer pleinement leur rôle, qu’il s’agisse de mon collier de prière à la Déesse ou du mala à Tara ou encore de mon collier des lunes (il faut encore que je parle de celui-là qui a remplacé mon hématite depuis mon incident malheureux).
Maintenant que je suis grande, je ne fais finalement rien d’autre que continuer à nourrir le besoin de sens, de connexion, de lien de la petite fille. Sauf que mes amulettes, colliers ne sont désormais plus seulement chargés du sens, poids que j’y mets, qu’ils ont à la fois une énergie propre (celle des pierres) et la mienne. Qu’elles se rencontrent, se combinent, s’épousent, se renforcent. L’image qui me vient est celle d’un double serpent. Et je réalise que le collier pour mon frère et moi est, pour le moment, bâti sur cette image lui aussi.
Source image
fév 23
Cela faisait un moment que je n’étais pas allée sur le forum de l’Ecole du Lotus. Petit tour ce matin, pour suivre les discussions que j’ai loupées et aussi accéder à la leçon 3 puisque mon travail sur la leçon 2 a été validé (heureuse, apaisée aussi car je suis toujours inquète de ne pas faire ce qu’il faut, de ne pas être pertinente). Parmi les fils à explorer, un concernant un bijou… lotus et pierre de lune (un exemple ici avec une perle), voilà qui me parle, comme aux autres myésis, du moins celles qui se sont exprimées. Pierre de Lune, la pierre de la Déesse. La pierre de la bague pour Elle et moi aussi. Pas le moment financièrement, je suis déraisonnable, mais la raison n’a pas sa place là : ce lotus, cette pierre, ce collier à porter, c’est important pour moi. Besoin de me sentir en lien avec mes soeurs, besoin très fort, besoin impérieux.
J’ai commandé le lotus charm holder, je vais reprendre le chemin de Perles ‘n Co pour voir si je peux trouver une pierre de lune, sinon, j’irai à Essence Ciel….
Envie aussi de trouver des graines de lotus. Pas (encore) d’adresse, mais je suis sûre que le moment venu, je trouverai où aller.
oct 10
Il y a un peu plus d’une semaine, en me promenant en ville, je suis passée devant une boutique nouvellement ouverte. Une boutique de pierres… miam . Stone Age, tenue par Silke Klinger, lithopragmaticienne. J’ai donc au passage découvert cette « discipline », proche parent de la lithothérapie avant de me laisser attirer par une pierre.
Les améthystes m’appelaient, le jade aussi, mais le jade et moi c’est une histoire qui dure. Des murmures, des pierres touchées en retour mais pas la chaleureuse vibration de la reconnaissance mutuelle. Mon regard a été accroché par un bijou et les pierres blanches nervurées qui le composaient ont chuchoté mon nom. J’ai regardé attentivement le bol posé sur l’étagère, j’ai plongé mes yeux dans toutes ces pierres et mes doigts se sont dirigés vers l’une d’elle. Chaude dans ma main, pas de doute : cette lente pulsation c’était celle de MA pierre. Elle savait mon nom, j’ai découvert celui qui lui appartenait : howlite. Et quand je lis aujourd’hui en faisant des recherches à son sujet qu’elle « équilibre l’hypersensibilité et la dépression », je me dis que tout est décidément parfait et qu’il ne me reste plus qu’à la purifier et à la porter (elle faciliterait aussi l’amaigrissement… vu que j’ai regrossi suite à mes soucis de santé – enfin, pas grossi, bouffi plutôt…. – je prends le cadeau bonus !).
Sur pouvoir des pierres : Howlite
Sur cristaux et pierres du monde : howlite.
Sur Gemmes Infos : howlite.
Sujet sur le forum de l’alliance magique : howlite.
nov 23
De vendredi à ce matin, je me suis retrouvée dans un état proche de la dépression (très honnêtement, la dernière fois où j’ai été dans une telle spirale négative remonte à y’a 14 ans et j’allais *vraiment* mal à cette époque) sans comprendre ce qui avait bien pu le provoquer (cf. mon dernier post qui en plus, boulette, n’était pas destiné à être public). Au bord des larmes en permanence, j’ai même passé l’heure de bus d’hier en rentrant du boulot à pleurer, sans autre raison qu’un mal-être que je ne pouvais dire ou expliquer, une infinie tristesse que je ne pouvais combattre. Psychologiquement, pas moyen d’identifier un déclencheur, ma fatigue chronique mêlée à un certain nombre de petites choses ne me paraissaient pas non plus pouvoir expliquer mon sentiment profond de vide, de non appartenance au monde, d’absence de lien ou de connexion, de n’être rien d’autre qu’une coquille vide, sans importance. J’étais prise dans un schéma de pensées, engluée sans pouvoir en sortir mais encore capable d’être surprise d’en être là : un choc pour moi qui justement ces dernières semaines me sentais forte et ancrée comme jamais et libérée de tellement de vieilles peaux. Un choc, mais pas moyen de combattre ce ressenti, juste la possibilité de me dire que quelque chose clochait, avec l’intuition que ce n’était pas ma tête qui n’allait pas mais mon corps : j’ai commencé à me demander si je ne devenais pas hyper sensible aux variations hormonales pendant mon cycle (et de regretter de ne plus tenir mon journal de lunes pour voir si par hasard un schéma ou un cycle ne se dessinerait pas), j’ai aussi pensé à la thyroïde, point faible familial et que je surveille depuis quelques années histoire de pouvoir réagir au plus vite en cas de dysfonctionnement.
En fin de matinée, je me sentais un peu mieux (capable de me dire que cet état allait passer) mais encore bien bas. Je me suis dit que l’ambre passée autour de mon cou ce matin sur une impulsion juste avant de partir, m’aidait peut-être. Et là, la lumière : ce qui a changé jeudi ce n’est pas juste le premier jour d’un nouveau cycle, c’est aussi, avec la venue de mes lunes, le port de mon hématite. J’ai regardé à nouveau les propriétés de la pierre et tout le contraire de ce qu’elle est supposée apporter était en train de se passer, psychologiquement au moins. Alors j’ai tenté le coup : j’ai gardé l’ambre et j’ai enlevé l’hématite. Effet immédiat, ou quasi. Comme un voile qui se lève. Vraiment. J’ai retrouvé mon pep’s de ces derniers jours, de ces dernières semaines, mon allant et mon élan. Je suis toujours fatiguée (on ne triche pas avec son corps), je manque toujours de sommeil, mais plus de « je me sens nulle, moche, vide et j’ai rien à faire dans ce monde »… pouf, envolé. Comme ça, comme un ncoup de baguette magique.
D’aucuns diront sans doute que c’est « tout dans la tête », pour moi c’était clairement dans l’hématite et je vais m’assurer de la nettoyer correctement avant de la porter nouveau dans 24 jours (bon, un peu moins). Une expérience personnelle de lithothérapie…
fév 06

La lithothérapie est sans doute un domaine que je devrais « travailler » plus sérieusement. Peut-être que mon nom y est pour quelque chose , mais ce n’est pas la pemière fois que je vois se vérifier mes intuitions en la matière après consultation d’un livre. La plus flagrante de ces intuitions concernait le choix des pierres pour la confection du collier que je prévoyais de porter pendant le travail lors de mon troisième accouchement.
Aujourd’hui, je me sentais en proie à un blues de saison, en manque de lumière et à autre chose de mins définissable, de plus flou. Je me suis dit qu’une citrine pourrait me servir de « soleil de poche » en attendant le retour des beaux jours. Je n’ai pas d’autre explication que de dire que je le « sentais », ça « sonnait juste ».
(Après lecture de l’article sur wikipédia d’où est tirée la photo, je ne suis d’ailleurs pas certaine d’avoir vraiment acheté une citrine, j’ai un doute : citrine ou améthyste chauffée ? Voilà qui me fait dire que je devrais au moins lire un peu *avant* de passer à l’action !)
Quoi qu’il en soit, quelques lectures m’ont confortée dans ce choix de porter une citrine pendant quelques temps. De ces lectures, je vais tirer une fiche (à venir) qui viendra compléter mon grimoire de sorcière … ça tombe, bien, une de mes résolutions de la nouvelle année païenne était justement d’enfin mettre mes notes éparses en forme pour en faire mon Livre des Ombres (Book Of Shadows).
Citrine (fiche à venir)
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