Ce billet chez Sarasvatya, ainsi qu’un autre, touchent quelque chose en moi. Une interrogation récurrente sur ce qui est « réel » et ne l’est pas. Sur la question du point de vue dans ces histoires de réalité.
Another basic implicit principle in shamanism is that there are two realities and that the perception of each depends upon one’s state of consciousness. Therefore, those in the “ordinary state of consciousness” (OSC) perceive only “ordinary reality” (OR). Those in the “shamanic state of consciousness” (SSC) are able to enter into and perceive “nonordinary reality” (NOR). These are both called realities because each is empirically encountered. Each is recognized to have its own forms of knowledge and relevance to human existence.
NOR is not a consensual reality, and indeed if it were, shamanic practitioners would have no function, for it is their responsibility to alter their state of consciousness and perceive successfully what others do not. One of the distinguishing characteristics of the shamanic practitioner is the ability to move back and forth at will between these realities with discipline and purpose in order to heal and help others.
J’ai dans mes brouillons un récit jamais publié de mon expérience méditative au moment où s’est posé une question cruciale pour moi. Je cherchais par cette méditation une réponse. Que j’ai eue, d’une façon si forte et puissante qu’il n’y avait plus de place au doute. La décision finale était tellement radicale (mais à la réflexion pas plus que ne l’aurait été la décision inverse) que je me suis après coup demandée si je n’avais pas habillé d’un voile ésotérique une simple projection destinée à « justifier » ma décision… et puis finalement, avec un peu de recul, quelques lectures, j’ai accepté et compris (parcellairement !) qu’il y a plusieurs « niveaux » de réalité, plusieurs réalités. Mais il m’arrive encore à l’occasion de « douter » du caractère « réel » de ce que je vis, expérimente. Il faut juste que je me souvienne qu’il y a l’OR et la NOR.
S’élancer malgré la peur.
Faire le grand pas en avant qui dirait-on va nous précipiter au fond de l’abîme. Faire le grand pas en avant parce qu’intimement on croit que le chemin ne va se révéler, solide sous nos pas, que seulement si on avance en prenant le risque de s’écraser.
Avoir peur.
Mais cliquer quand même et confirmer sa participation au cours de méditation Vipassana, valider l’achat des billets de train pour rejoindre Dhamma Mahi.
Se dire que ces dix jours permettront d’enlever les couches qui ne servent plus à rien. Que la parole est superflue, les mots jetés sur le papier seulement des béquilles. Que l’essentiel est ici et maintenant en Soi.
Peler l’oignon et pleurer. Parce que c’est difficile. Parce que c’est beau et bon.
Trembler. Mais avancer. Parce qu’on a la foi.
Je suis en train de préparer un billet assez long sur la méditation et mes recherches, en particulier sur le battement binaural, m’ont conduite de clic en clic à ce blog : Attrape-songes.
Enorme coup de coeur, gros sentiment de gratitude parce que précisément je suis en pleine exploration onirique ces derniers temps et que le guide d’exploration des rêves lucides ou encore le logiciel L’attrape-songes vont m’être précieux.
Je ne rêve pas : il n’y a pas de hasard, ou alors, il fait bien les choses .
Je vous invite fortement à aller faire un tour du côté de cet attrape-songes… et j’en profite pour mettre un lien vers ce chouette tutoriel de Yuna Minhai que je vais expérimenter pendant l’absence de mes enfants : Fabriquer un Dreamcatcher.
Coupable. Culpabilité.
Je sais bien que les choses sont plus complexes, que l’héritage reçu par notre société actuelle n’est pas QUE judéo-chrétien et je sais bien aussi que je ne suis pas que le fruit de cette société.
N’empêche, j’en ai marre de cette culpabilité au moindre truc qui ne va pas, qui va de travers, qui… marre de voir à quel point j’endosse aussi facilement la cape de la coupable, de la responsable. J’avais déjà travaillé sur cette culpabilité en lien avec le projet qui fut le mien pendant quelques années de me convertir au judaïsme. La juive, la coupable, celle qui est reponsable de tous les maux, indépendamment de la réalité. Toutes ces étiquettes aussi, portées pendant si longtemps et sans lien avec qui j’étais, qui je suis. My own private équivalent aux stéréotypes concernant les juifs qui se baladent depuis des siècles.
Je me suis longtemps demandé quel bourreau j’avais bien pu être dans une existence précédente pour que je sois coupable à ce point dans celle-ci. J’expie quoi dans cette vie ?
Ces derniers jours encore, particulièrement lundi, je n’ai pu m’empêcher de penser « punie par où elle a péché ». Je ne crois même pas au péché. Je ne crois pas non plus sérieusement être punie. Mais je sens bien que dans tout ce qui s’exprime en ce moment, il y a une large part de culpabilité parfois à peine réprimée.
Est-ce qu’on peut seulement « guérir » de se sentir coupable d’être soi ? Je vais mettre à profit les prochains jours pour terminer les livres de Pema Chödrön reçus lundi, pour méditer comme à la pleine lune dernière (tiens, l’approche de la pleine lune y serait-elle pour quelque chose ?). Il y a un truc que je ne peux pas lâcher, auquel je m’accroche, je le sens presque physiquement. J’ai envie de trouver ce que c’est, de faire la paix et de le laisser partir. Letting go. Letting go of guilt.
… étrange et pénétrant.
J’ai commencé à le faire en mai. Il m’a filé comme une grande claque la première fois, à cause de son interprétation littérale. Mais je ne me suis pas arrêtée là et j’ai cru qu’il fallait aller plus loin que les apparences.
Je fais ce rêve de façon récurrente depuis, de plus en plus précis à chaque fois et toujours aussi… réel. Je n’ai pas d’autres mots.
Je suis dans une yourte, très cosy & comfy : matelas, coussins, tentures, hamacs. Dans des tons rouges, oranges. Ca sent très bon, un mélange d’odeur de bois et d’autre chose (ça aussi, c’est complètement nouveau pour moi : mon odorat qui prend de l’importance, au point que j’ai de vrais flashes olfactifs parfois). Je suis enceinte et même en train de donner naissance à un enfant. Son père, un homme que je connais dans la « vraie vie », est là avec moi et ce n’est pas le père de mes enfants « en vrai » (la grosse claque de l’interprétation littérale).
Il y a de la musique aussi, des mantras, des morceaux païens. Je bouge sur un gros ballon de gym pendant les contractions, il me masse le dos. La lumière est toute douce, chaude, presque une lumière de bougie, mais je n’en vois aucune dans la scène. A chaque fois, à ce moment du rêve, j’ai un sentiment très fort de sécurité, de bulle, de cocon. D’invulnérabilité.
Et puis à un moment, je me mets à quatre pattes, je respire fort. Les contractions sont rapprochées et de forte intensité, mais comme pour mon « vrai » dernier accouchement, je n’ai pas mal. C’est juste un truc très fort, puissant, mais pas douloureux. Pour l’expulsion, je suis accroupie et je « oooooooom ». Notre fille naît coiffée (la poche des eaux ne s’est pas rompue pendant le travail). Elle s’appelle Galatée. Un vrai accueil, à 3… que je vois, sens précisément et que je n’ai pas envie de décrire ici bien que ce soit le moment le plus fort de ce rêve.
Les détails de l’expulsion sont parmi ceux qui deviennent de plus en plus précis à chaque rêve. Et le nom de cette petite fille date du rêve de la nuit dernière.
J’ai fait des recherches sur Galatée ce matin me demandant si ce nom n’appartenait qu’à la statue de Pygmalion ou pas. Il s’avère que Galatée est aussi une des Néréides, maîtresse du berger Acis qui fut transformé en fleuve afin d’échapper à la jalousie du mari de Galatée (et que cette dernière puisse s’y baigner tous les jours…).
J’ai bien une interprétation non littérale qui tient la route, parce que j’ai accouché de beaucoup de choses récemment, non sans lien direct ou indirect avec ma relation à cet homme d’ailleurs. Mais je ne peux m’empêcher de penser que Galatée a un sens précis dans ce rêve, que ce n’est pas un hasard. Et je n’arrive pas à en trouver un qui soit conciliable avec mon interprétation non littérale du rêve.
Om Namah Shivaya – ॐ नमः शिवाय. C’est un mantra que j’utilise beaucoup ces derniers temps. Et, clin d’oeil, je l’ai retrouvé dans Mange, prie, aime le livre d’Elizabeth Gilbert que j’ai acheté et commencé à lire mardi. Dans la foulée, je me suis inscrite à un stage de méditation Vipassana pour le mois de novembre. Je me sens prête à franchir ce pas que je contemple depuis que je suis enceinte de ma fille… 5 ans de mûrissement et voilà, ce projet prend corps.
Nous avions rendez-vous à 16h15 aujourd’hui encore, cette fois avec un thème tryptique dans lequel chacune pouvait piocher ce qui lui parlait le plus : vie / voie / vérité, les « 3 V » quoi .
Pas de balado-diffusion pour moi cette fois, mais Deval Prema en fond sonore avec Dakshina. Je me suis relaxée assez vite, même si j’ai eu froid. Mes pensées ne se calmaient pas, mais j’étais zen : ni fuir ni poursuivre, je les ai laissées venir et repartir, passer sans s’arrêter. Parmi les images que j’ai vues, celle de nous trois en train de faire une ronde dans le ciel comme des sky divers m’a marquée.
A un moment donné, j’ai eu une espèce de sursaut comme je peux avoir parfois juste avant de m’endormir, je n’ai pas rouvert les yeux, je ne suis pas sortie de ma relaxation pour autant. Par contre c’était bizarre: j’avais le sentiment de ne plus être là dans mon corps. Je sentais encore ma respiration mais là où d’habitude avec mon souffle je fais circuler l’énergie partout dans mon corps, consciente de mes doigts, mes bras etc., là, je ne sentais plus les contours de mon corps, on aurait dit que je n’étais plus dans mon corps ou que j’étais immense, sans fin. De ne plus sentir mon corps et ses limites, j’avais l’impression qu’il était engourdi, mais ce n’était pas ça. J’ai presque paniqué, presque parce que c’était étrange comme sensation mais en même temps j’étais tellement bien qu’il n’y avait pas de raison de paniquer. Et puis pouf, je suis sortie de cet état, je n’ai pas cherché à reprendre le fil, j’ai bougé les doigts et les mains tout doucement pendant quelques secondes, et là mon timer a sonné la fin de la méditation. J’ai été heureuse d’en sortir spontanément sans le bip-bip du minuteur.
Je ne me sens pas plus avancée dans les questions que je me pose, je ne sais pas plus quelle est la voie que je dois suivre mais je me sens au moins plus calme, centrée, apaisée. C’est déjà ça.
Ok, je suis païenne au milieu, mais je suis aussi geek sur les bords
J’ai trouvé hier le chemin vers le zendo, un endroit où l’on trouve des méditations de durées préconfigurées (5, 10, 15, 30, 45, 60 minutes) avec tintements de cloches et autres bruitages pour en marquer le début et la fin et où l’on peut également créer et sauvegarder sa propre méditation.
J’ai vécu une expérience de méditation assez puissante hier. De 16h15 à 16h45, nous étions trois, chacune chez elle, à méditer de concert. Notre fil rouge concernait nos relations et le fait de trouver en soi les moyens d’en dénouer des aspects plus compliqués.
Pour ma part, j’ai ressenti un besoin d’accompagnement, d’être guidée pour cette méditation. J’ai choisi deux balado-diffusions de passeport santé (dont j’ai déjà parlé ici) : Respiration consciente puis Contacter son intuition. Pas de révélation, d’illumination au cours de cette séance mais la chair de poule, sans malaise avec un sentiment, une certitude de force et surtout, des larmes qui coulent, doucement, sans pleurs, sans hoquets… juste des tensions qui s’apaisent, des barrages qui se dissolvent et laissent à nouveau circuler la vie…. j’en suis sortie à la fois sereine, ancrée, forte… waow.
Mardi, en rentrant à la maison, j’ai vu une sorcière dans le ciel. Une sorcière sur son balai, échevelée, volant dans l’air du soir et se disant que c’est bon !
Je crois que c’était un signe. Tout comme l’arc-en-ciel de la veille.
Je le disais hier, je crois que méditer a apporté un plus indéniable dans le début de rééquilibrage de mes chakras (sans même parler de mon mieux-être général). Et comme il n’y a pas de hasard, en surfant hier soir pour complètement autre chose, j’ai trouvé cette page de passeport santé qui offre en baladodiffusion plusieurs médiations guidées de durées variables (dont une relaxation guidée avec David Servan-Schreiber). Me voilà avec de quoi renouveler mon stock de méditations guidées avec Jon Kabat-Zinn…
La méditation est un instant de pause, physique, intellectuelle qui me permet notamment d’atteindre un état de relaxation avancée. Parfois, j’avoue, je suis tellement relaxée que je m’endors…. à moins que ça ne soit un effet secondaire de la voix de Jon Kabat-Zinn . J’ai tendance à préférer l’utilisation de méditations guidées, à moins que je ne veuille méditer sur un sujet particulier et observer les pensées, réactions que ce sujet fait naître en moi. Je vois la méditation à la fois comme un outil (utilisation de « techniques »), et comme un état, celui de conscience modifiée que la technique me permet d’atteindre et dans lequel je me sens en communion, en lien, connectée….
Je médite assise, en position zazen (vieux restes de ma pratique estudiantine) sur un zafu mais il m’arrive aussi, et c’est le plus fréquent de méditer allongée. Assise ou allongée, je m’installe confortablement : vêtements amples, pas de soutien-gorge… Quand je médite en journée, je m’assure de ne pas être dérangée : pas d’enfants dans les parages (ce qui explique que je médite peu en journée, j’ai rarement pas d’enfant(s) dans les parages), pas de téléphone. Ensuite, je prends soin de l’ambiance : le soir c’est assez facile, tout est déjà feutré dans la maison, les lumières ne sont pas vives, le calme règne; en journée, je recrée une atmosphère propice à la détente (lumière, encens…) et j’ajoute un fond musical approprié si je médite sans aide. En cas de méditation guidée, je suis le fil, sinon, je commence par prendre prends soin de ma respiration (ample, profonde, consciente) avant de ne fixer mon attention que sur l’objet de ma méditation. J’ai récemment eu une expérience méditative très forte, qui m’a guidée sur le chemin que j’ai décidé de prendre. Source de l’image
Décidément, cet animal revient beaucoup autour de moi ces derniers temps. Et ce n’est pas innocent.
Hier soir, je méditais et tout d’un coup, j’ai eu cette vision de deux serpents s’enroulant autour de mes bras. Je suis restée étrangement calme compte tenu de mon aversion pour ces bêtes. Ils m’ont regardée tous les deux, je les ai regardés aussi, m’étonnant de ne pas hurler ni essayer de les chasser loin de moi. Brusquement, l’un d’eux est entré dans mon ventre par mon nombril, l’autre disparaissant mystérieusement. Il s’est lové à l’intérieur de moi, j’ai senti une chaleur dans mon ventre et la vision s’est interrompue.
Je retiens deux choses de ce qu’il s’est passé : j’ai l’impression que je suis en route pour dépasser ma phobie, que je suis en train d’apprivoiser le serpent en acceptant d’ouvrir mon esprit à ce qu’il à à dire et il faut vraiment que je trouve le temps de creuser la symbolique autour de cet animal (autre que la symbolique freudienne sexuelle qui me semble pour moi être une impasse).
Le « serpent dans le ventre » était quelque chose de familier et j’ai vite vu pourquoi alors que je relisais le premier chapitre de La Femme Lunaire : « A ce geste, le serpent se jetta sur elle, l’atteignit et avant quelle ait eu le temps de réagir, se coula dans son ventre. [...] Baissant les yeux, elle porta son regard à l’intérieur d’elle-même, au niveau de son ventre et vit que le reptile y était lové ».
Comme il n’y a pas de hasard, voici ce que j’ai reçu ce matin dans ma boîte à lettres virtuelle : In less than 2 weeks, it will be St. Patricks Day. A day that St. Patrick chased the snakes out of Ireland. Well, the snakes were the Pagans. And they weren’t just chased out. They were executed; Men, women and children. So, I’ve started a tradition with my coven and other friends.
On St. Patricks Day, all Pagans should wear something with a snake on it. A t-shirt, necklace, ring, etc…. This is our way of saying that the « snakes » are still here and that we are here to stay.
The Snake is a symbol of wisdom, neverending cycle and free will. Which is why the church wants to get rid of all Pagans. We believe in free will and responsibility for our own actions. So, I am reaching out to all my pagan friends to join me in this new tradition and to pass it on to all other pagans you know. If we can get at least 1,000 people wearing a snake this year, it would be a definite great start.
Please Pass this on. Thank You and Blessed Be. And May the Goddess Kiss Your Brow and Bring Light into Your Darkness.
Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier j’ai, pour la deuxième fois en peu de temps, rêvé que ma fille se noyait sous mes yeux. La pemière fois, je me suis réveillée juste après avoir sorti son corps inerte de l’eau d’une piscine. Et ce qui m’a réveillée, c’est les bruits qu’elle faisait dans son sommeil. Cette fois-ci, au moment où je me suis réveillée, j’allais l’attraper, je nageais sous l’eau vers elle, elle ne bougeait déjà plus… je n’ai pu me rendormir, parce que mon rêve n’était pas achevé : il me fallait encore la sortir de l’eau. Je me souviens d’autres détails du rêve, du paysage (mais j’ai eu le temps d’en fixer l’image dans mon esprit au cours de l’insomnie qui a suivi), de tout ce qui s’est passé avant la noyade en fait. En particulier du fait que c’est en me voyant sur le bord opposé de l’espèce d’étang dans lequel elle avait sauté qu’elle a fait demi-tour vers moi, alors qu’elle allait arriver au bord, et qu’arrivée au milieu, elle a coulé. Je n’ai sauté dans l’eau qu’à ce moment, trop tard, j’étais paralysée avant, n’osant bouger de peur de la paniquer et de causer ce que je redoutais de voir arriver.
Il me reste maintenant à essayer de décoder la symbolique derrière cette noyade répétée de ma fille (la noyade, l’étouffement de la petite fille en moi face à ses parents ? Il faut que je me souvienne des circonstances exactes de l’autre rêve)… et à coucher sur le papier tout ce dont je me souviens de ces deux rêves.
Je viens de découvrir que le rêve peut être utilisé en pratique homéopahique. J’aurais au moins découvert quelque chose aujourd’hui.