J’espère que vous avez tous pu fêter Samhain comme vous le souhaitiez. J’étais au travail toute la journée pour ma part et pas vraiment connectée à ce sabbat, contrairement à l’an dernier. J’étais tout de même habillée en orange et noir et je portais mon pentacle : ce clin d’oeil l’air de rien m’était nécessaire.
Je n’ai pu célébrer que tard le soir, une fois l’homme de la maison couché. Une bougie noire, une bougie blanche, des rubans (noir, blanc et rouge) à tresser. Des prières, une méditation. La présence de ceux qui ont passé le voile, un moment fort.
Je ne sais pas si je vais formellement célébrer l’équinoxe ce soir. Je me sens tellement pressée, pressée par le temps, stressée que l’idée de préparer quelque chose de particulier ne m’inspire pas.
Si j’arrive à me poser, juste, à savourer, à rester en équilibre… ce sera déjà beaucoup.
Je crois que je préfère l’appellation de lune des prunes, parce que le temps n’est pas à l’orage pour moi, loin de là (et aussi, j’aime bien l’idée que « tout ça, c’est pas pour des prunes… »).
J’ai fait des photos de cette pleine lune, mais elles ne rendent rien. C’est dommage, la lumière était particulièrement belle, avec des reflets dans les nuages… magique. Mais la magie se capture mal sur écran LCD il faut croire, ou alors c’est moi qui ne sait pas m’y prendre. Peu importe au fond, j’en garde le souvenir au fond des yeux et du coeur, c’est bien ce qui compte in fine.
Une fois tout le monde couché, je me suis douchée : savon noir, gommage, rinçage abondant à l’eau tiède et une fois sèche huile hydratante. Je me suis installée sur le balcon, nue sous la lune et j’ai médité. La température était un peu fraiche, mais agréable. J’ai besoin de réponses en ce moment, mais surtout je crois de lâcher prise : il me semble que les réponses viendront toutes seules quand j’arrêterai de les houspiller et de m’impatienter de leur retard.
Il était déjà tard, j’étais fatiguée (je me lève à 6 heures tous les jours pour aller courir et marcher avant qu’il ne fasse trop chaud) alors j’ai choisi une méditation guidée assez courte (15 minutes) : Letting Go, trouvée sur meditationoasis.com. J’étais vraiment bien assise sous la lune. Tout était calme, paisible. J’avais vraiment besoin de ce moment pour respirer, être centrée mais pas tendue pour l’être. Seul bémol, lié à la vie à la campagne : l’odeur du purin dans la nuit, bof bof
! Je suis restée une demi-heure là, sur le balcon, apaisée. C’était juste ce dont j’avais besoin et je suis heureuse d’avoir suivi mon impulsion du moment, de m’être écoutée. A moins que ce ne soit juste que l’appel de la lune a été particulièrement fort cette fois, j’ai vraiment senti une énergie très puissante pour cette pleine lune. Je n’avais pas prémédité (ah ah…) cette séance nocturne et c’est assez réjouissant de voir que je suis de plus en plus connectée à ma boussole interne, que je sais au fond ce qu’il me faut et que j’arrive à suivre le flot… letting go. Récemment, on m’a dit que j’étais visiblement plus « en phase » avec moi-même; rien (ou pas grand chose ;p) !) n’aurait pu me faire plus plaisir : je me sens effectivement plus en phase, je suis heureuse de l’être et je trouve puissantifiante l’idée que tout le bien que je me fais à l’intérieur, par le travail personnel que j’ai entrepris et que je poursuis, se voit aussi à l’extérieur (oui, je suis une fille de pub, on n’s’r'fait pas).
Je ne sais pas au juste ce que j’ai laissé partir pendant cette trentaine de minutes, mais ce matin en me levant, j’avais moins mal au dos que d’habitude.
Je voulais observer la pleine lune hier soir, me baigner à sa clarté mais les nuages étaient au rendez-vous. Impossible de la voir. Alors j’ai médité à l’intérieur, en essayant de laisser raidho me guider. J’ai été apaisée par cette méditation, mais je n’ai pas eu de grande révélation
.
Ce matin, en partant travailler, je l’ai vue. Belle, pleine, ronde, argentée dans un ciel pur. Je n’ai pu détacher mes yeux d’elle tout le temps que j’ai attendu le bus, je l’ai ensuite guettée à chaque virage sur la route. Je me suis nourrie de son éclat et je me sens tellement bien….
Je crois n’avoir jamais été aussi en phase avec un sabbat qu’hier, pour fêter Samhain. J’étais vraiment très connectée, très présente tout au long de la journée, que ce soit en préparant le repas ou plus tard en méditant, en faisant un tirage de tarot.
Plein de fils se sont dénoués, des choses très fortes se sont passées pour lesquelles je suis pleine de gratitude.
J’ai passé cette journée en musique, et pour la première fois depuis le mois d’avril j’ai réécouté l’album de Sue Young, From The Mother – Songs of The Sacred Feminine. Cet album m’a accompagnée tout au long d’un épisode douloureux et très marquant et il était encore jusqu’à hier intimement associé à ce moment de ma vie.
J’ai cuisiné: des pommes, des carottes, des citrouilles, des pommes de terre. Je n’ai presque fait que ça toute la journée : tartes, muffins, cakes, soupe… jamais dans la cuisine je n’avais apporché d’aussi près le Divin.
J’ai bu, des infusions, du jus de canneberge dont jai eu une furieuse envie (je me suis promis que je rechercherais plus d’informations sur la canneberge pace que cette envie n’était pas innocente – non, je ne suis pas enceinte – et je suis curieuse de (sa)voir à quoi elle peut être reliée).
Des bougies sur la table et même si nous n’avons pas officiellement fêté Samhain, pas plus qu’Halloween, reléguée au rang de fête purement commerciale par l’Homme de la maison, c’était un repas festif pour moi.
Un petit moment en famille, en couple et puis j’ai plongé seule dans mon rituel plus ou moins improvisé. Une méditation, un rituel inspiré du Samhain Ancestors Rital de Selena Fox, un tirage de tarot très significatif.
J’ai honoré ceux qui ne sont plus là, mon arrière-grand-mère, mon grand-père, décédés il y a de nombreuses années. J’ai honoré ceux qui nous ont quitté cette année : ma fille (qui n’en finit pas de me faire des cadeaux puisqu’elle m’a révélé son prénom, Aëlig) qui n’est pas née, celui de mes grands-pères qui ne l’est que par les lois de la biologie mais auquel il me semblait aussi juste de penser que de le laisser partir.
J’ai écrit sur une feuille tout ce qui me restait de l’année passée et dont je voulais me débarasser, peurs, habitudes…. et j’ai brûlé la feuille sur mon autel.
J’ai médité, et je sais maintenant quel tatouage je vais me faire faire, où et quand. Me reste à trouver le tatoueur et à finaliser le motif. Il me reste quelques détails à éclaircir : je balance encore entre un tatouage unique entre les omoplates, tatouage qui synthétiserait deux motifs et qu’il me faut donc dessiner, ou deux tatouages, un en haut de chaque bras, une triple lune à gauche et un soleil tribal à droite pour maquer la balance, l’harmonie. Je sais que je le ferai en décembre, à la date qui aurait du voir naître Aëlig. Je sais aussi que d’autres tatouages suivront, sur mes poignets, et en bas de mon dos… je sais lesquels, je sais que je les ferai un jour, quand le moment sera venu.
Un tirage de tarot, en cette nuit spéciale. Un tirage simple, trois cartes, parce que je ne suis pas vraiment très au point avec le tarot. Pas encore. Un tirage parlant.
J’espère pouvoir fêter ainsi les prochains sabbats, en lien, connectée, présente….
Elle ne l’était pas tellement, j’avais même un pull pour l’admirer depuis la terrasse, belle, ronde, pleine, argentée sur son écrin de velours noir. J’étais heureuse vendredi soir de baigner dans la clarté de la pleine lune, hors de la ville et de la pollution sonore, lumineuse, de la pollution tout court. Pas d’autel pour cette lune chaude, mes petites affaires sont encore en cartons et je n’ai aucun endroit encore où disposer un autel. Pas d’autel, mais le coeur y était. Et j’ai eu un merveilleux cadeau samedi matin, tôt dans le bus, quand au détour d’un virage, je l’ai vue, pâle mais d’un jaune magnifique, juste au-dessus des montagnes sur lesquels les premiers rayons du soleil venaient frapper.
Elle aura finalement été chaude à mon coeur cette pleine lune de juillet…
Je vous souhaite à tous et toutes un joyeux solstice !
L’année prochaine, je pourrai faire mes récoltes de Litha dans le jardin. L’année prochaine, je fabriquerai une couronne. Cette pensée m’apporte un peu de joie et m’aide à traverser les moments difficiles du déménagement. J’ai hâte d’être dans notre jardin, de profiter des plantes, de marcher dans l’herbe pieds nus (enfin, ça, on verra… il paraît que des serpents se promènent dans le jardin, un signe ?) en regardant la pierre percée… j’ai hâte… les derniers jours sont le plus longs. Et je regette de ne pouvoir fêter Litha (chic, le travail des correspondances est fait pour moi !) autrement que comme la Lune de juin : par la pensée.
La Nouvelle Lune approche… je ne suis pas sûre de pouvoir célébrer la Lune ce mois-ci, mais je garde en mémoire ce lien qui me servira de toutes façons (pas entièrement, ni tout de suite, mais il me servira) : Moon Magick – Lesson 1.
Assez paradoxalement, c’est au moment où je suis en cours de déménagement que je mets en place un autel. Oh, tout petit, modeste, mais un autel tout de même. Dois-je voir dans cette mise en place d’hier l’influence de la lune du lièvre, la pleine lune de mai ? Parce que, vous le savez sans doute, les pleines lunes portent chacune des noms différents, culturellement variables. On peut en trouver des exemples sur le site de Morgane Lafey, ou encore parmi les Chroniques d’Arcturius ainsi que sur la page Moon Names, plus complète mais en anglais.
Me replonger dans ces noms poétiques me rappelle une chanson de Jean-Louis Murat que j’ai du coup envie de partager avec vous (cliquer pour écouter).
lalmanach-amoureux
L’almanach amoureux – Jean-Louis Murat (paroles en ligne)
Références utiles :
Phase lunaire
Calendrier lunaire
Pleine lune de mai


