J’ai envie ce soir de me poser.
De faire le point sur le cycle de dévotions à Tara que j’ai entamé.
De poser les mots, de dire que je me suis laissée distraire, éloigner par les mille et une choses du quotidien, par les imprévus…
Que je n’arrive pas, plus à sentir la présence de Tara, que Kali me semble avoir pris sa place et que je ne sais pas quoi faire; je me sens désemparée.
Je me sens indigne parce que je n’ai pas tenu les engagements que j’avais pris concernant ce cycle de dévotions, envers moi-même mais aussi et surtout envers Tara.
Et hier, j’ai reçu un bol pour remplacer celui qui était arrivé cassé. Ca m’a fait me sentir encore plus moche, même si j’ai eu un sentiment de réparation d’une certaine façon.
Je ne sais pas quoi faire : continuer ce cycle de dévotions comme ça, en pointillés de façon bancale par rapport à ce que jenvisageais, ou reconnaître qu’il était peut-être bien trop tôt pour moi et avoir la sagesse de l’interrompre ?
Depuis que j’ai commencé mon cycle de dévotions à Tara, je regarde régulièrement cette vidéo postée sur youtube. Je la regarde au moins trois fois par jour, tout en chantant moi aussi le mantra de Tara Verte. Et à chaque fois, je pleure en arrivant à cette image dont la couleur a vraisemblablement été retouchée.

Elle me touche, elle m’émeut, il y a vraiment quelque chose qui se passe pour moi en la voyant. Quelque chose dans son visage qui résonne au plus profond, quelque chose dans sa coiffe de lotus, quelque chose de plus grand qui me fait me sentir à la maison.
Depuis, j’ai cherché à trouver l’image entière de cette Tara Verte-là, mais en vain.
Je vais poster une demande à l’auteur de la vidéo, mais si jamais vous croisiez cette image de Tara Verte au hasard de vos pérégrinations sur la Toile… pensez à moi !
Je suis rentrée tout à l’heure de mon escapade thérapeutique à la ville. Triste et confiante à la fois.
Triste parce que ça l’est toujours pour moi de voir quelque chose se terminer, même si c’est pour semer et laisser germer autre chose. Et confiante parce que justement, je sais bien que la période sombre ne dure pas tout le temps et que les journées vont rallonger, la lumière revenir.
Confiante parce que je sais, je sens que nous en avons encore pour un moment à marcher sur un même sentier, même s’il nous faut faire un détour à un moment. Confiante parce que j’ai envie de ces traces de pas côte à côte, confiante parce qu’il me semble possible de trouver un chemin à parcourir ensemble. Pas un qui soit trop escarpé pour l’un, pas un qui soit trop dans le noir pour l’autre. Un qui nous convienne. Un qui ne soit pas nécessairement celui sous la forêt que nous avons emprunté jusque là, celui-là je crois bien qu’il va nous falloir le rendre !
Triste et confiante aussi, donc.
J’ai ouvert la boîte à lettres.
Mon coeur s’est emballé. Un gros colis pour moi. Une enveloppe matelassée. Et une lettre de ma banque. J’ai décacheté l’enveloppe officielle et lu avec soulagement que les incidents ont tous été régularisés sur mon compte. Ouf. Je peux donc à nouveau émettre des chèques en toute légalité (enfin, sous réserve d’avoir la provision sur mon compte, ce qui n’est pas le cas vu que je suis à découvert jusqu’au prochain versement de mon salaire).
J’ai ensuite ouvert l’enveloppe matelassée, je savais déjà ce qu’il y avait dedans mais pas complètement : du chocolat, mais la surprise était de savoir du chocolat à quoi… Attente, petit frisson…. Du chocolat au chanvre. Parfait pour mon après-midi programmée sous la couette pour satisfaire mon besoin de cocooning.
Le gros colis, je savais aussi de quoi il s’agissait. Je l’ai ouvert le coeur battant, comme une petite fille ouvre ses paquets au matin de Noël… J’ai presque pleuré en voyant que le petit bol de l’autel à Tara s’est cassé pendant le transport. Le reste de l’autel est intact mais je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre mon coeur et ce bol. Je ne peux m’empêcher d’y voir un signe que j’ai tort d’avoir confiance, qu’il nous sera impossible de redéfinir notre relation, qu’il ne nous restera plus qu’à couper les ponts, à laisser nos routes se séparer.
Je vais passer le reste de l’après midi sous la couette, en musique, avec du chocolat et du chanvre à demander à Tara de m’aider à atteindre l’autre rive, de m’aider à traverser….

Hier soir. Je regarde les messages laissés sur mon téléphone portable. L’heure passe de 22h21 à 22h22. Quel clin d’oeil ! Je décide alors de tirer une carte du Triple Goddess Tarot, il est clair comme de l’eau de roche que c’est ce que ce clin d’oeil signifie. Je fonce dans le bureau chercher le jeu de cartes, je les bats en demandant à Tara de m’aider, de mettre entre mes mains la carte qui me permettra de trouver mon chemin à travers la situation difficile de la journée, ma voie authentique, celle qui ne me trahit pas, celle qui est fidèle à qui je suis, celle qui me fait honneur en tant qu’individu, celle qui ne me laissera dans la bouche que le goût de la vérité, MA vérité. Je demande à Tara une main pour prendre la mienne, de la lumière dans le noir qui me fait peur.
Je tire la carte 15, Karmic Imprints.
Je pleure en la voyant. La femme en gestation, les feuilles d’automne autour de la matrice, comme un halo de lumière dans la nuit.
Je pleure en lisant ensuite le livret.
Je suis reconnaissante à Tara.
Je me sens presque apaisée.
You darkness, that I come from, I love you more than all the fires that fence in the world – for the fire makes a circle of light for everyone, and then no one outside learns of you. But the darkness pulls in everything: shapes, and fires, animals, and myself, how easily it gathers them! –powers and people. And it is possible a great energy is moving near me. I have faith in nights. –Rainer Maria Rilke
Soul Message: Life is a quarry, out of which we are to mold and chisel and complete a character. –Goethe
To go in the dark with a light is to know light. To know the dark, go dark. Go without sight, and find that the dark, too, blooms and sings, and is traveled by dark feet and dark wings. –Wendell Berry
Alchemy and Transformation: At this stage of initiation, the ego meets the daunting task of unraveling and unmasking itself in surrender to the Divine. The price of pursuing true freedom can be very high, at least from the vantage point of the ego; to the extent one is unable to let go of the trappings of the false self, a deep, spiritual form of suffering may result. We must enter the path of awakening through love.
Awakening to the Archetype – Kali: The Hindu Goddess Kali appears at this time to help you along the path. She stands guard, sword in hand, seeking to clear the demons of the unconscious that may obstruct your progress toward liberation. Perhaps the most ruthlessly compassionate of the Dark Goddesses, Kali will do whatever it takes to wake you up from the dream of your life. Do not fear. Love heals all.
Everyday Encounters: In accepting our weaknesses, we find our greater strengths. When we discover the root of our suffering, we can weed out the debris of our past and bring our fears to the light. At this point on the path, body work, hands on healing, and soul retrieval work can be very effective, for karmic imprints are stored deep within the body. Having your astrological chart done can also be helpful, especially if the astrologer is able to read the karmic imprints within the chart pattern. Vibrational remedies, such as flower essences and homeopathy can also be very helpful in releasing subliminal forces of negativity held within the soul.
Nature’s Healers: Rosemary
La semaine dernière, en arrivant chez ma thérapeute, je lui ai dit que je ne voulais pas parler, que je voulais juste une séance sur le corps, pour désengrammer – ou au moins mettre ce processus en route – tout ce que j’ai emmagasiné et qui me bloque, en particulier le bas du dos. J’ai aussi parlé thème astral à plusieurs reprises ces derniers temps. Cette carte m’est précieuse, parce qu’elle me montre que je vais intuitivement vers ce qui est bon pour moi, elle me redonne confiance. Et me rappelle une fois de plus, qu’Elle ne m’envoit rien auquel je ne sois pas capable de faire face (avec de l’aide si besoin…).
Depuis plusieurs mois, j’ai un peu décroché des blogs que je suis / suivais habituellement… prise de fantaisie, et sans doute parce que j’envisage de relire The Body Sacred, je suis allée faire un tour chez Dianne Sylvan. Coup de coeur en lisant son billet : cet autel à Tara m’a fait frissonner et si la livraison en Europe avait été possible immédiatement, il serait en route pour chez moi… pas très raisonnable financièrement, je sais, alors ce n’est sans doute pas plus mal que la livraison ait été impossible.
J’ai beaucoup aimé également ce plat avec le dragon en fond ou encore celui-ci.
Rhaa, ne pas avoir à compter l’argent…. Mais j’aime l’idée de m’en faire un moi-même, à l’image de celui que s’est créé Dianne.
J’ai été surprise pour commencer. Puis prise tout court par cette version du mantra de Tara chantée par maître Lama Tashi. Même si je ne peux pas m’empêcher de penser que sa voix est truquée ou je ne sais quoi.
J’essaierai demain, pour la seconde journée de mon cycle de dévotions à Tara, de chanter en même temps que cette version du mantra, plutôt que celle utilisée aujourd’hui.
Cette première journée était placée sous le signe du jeûne, qui devrait se poursuivre jusqu’à mercredi soir, sous réserve que je me sente suffisamment en forme. Ce n’est pas un jeûne complet : mon corps a beaucoup été secoué récemment et il m’a semblé plus sage de m’autoriser tisanes, bouillons et jus de fruits frais. Pour aujourd’hui, je n’ai bu que des tisanes, dont une avec une cuillerée de miel parce que ça me parlait.
Je me suis réveillée à 4h44 ce matin et j’ai récité dans ma tête om tare tuttare ture soha jusqu’à me rendormir.
J’ai récité 108 fois le mantra de Tara, trois fois dans la journée. Je me suis servie de mon « mala« . Je n’ai pas compris pourquoi, mais je me suis retrouvée en pleurs presque aussitôt après avoir commencé à réciter le mantra, ce matin, comme à midi.
Par deux fois, j’ai chanté les 21 Praises to Tara. Mon autel n’est pas encore prêt, il devrait l’être demain.
J’ai trouvé ce premier jour laborieux, j’étais à la fois là et pas là. Impression bizarre. Mais je suis curieuse de voir ce que demain me réserve.
1
Chag tsal drol ma nyur ma pa mo
Chen mi kay chig lhog dang dra ma
Jig ten sum gon chu kye shel gyi
Ke sar je wa lay ni jung ma
2
Chag tsal ton kay da wa kun tu
Gang wa gya ni tseg pay shel ma
Kar ma tong trag tsog pa nam kyi
Rab tu che way o rab bar ma
3
Chag tsal ser ngo chu ne kye kyi
Pay may chag ni nam par gyen ma
Jin pa tsun du ka tub shi wa
So pa sam ten cho yul nyi ma
4
Chag tsal de shin sheg pay tsug tor
Ta yay nam par gyal wa cho ma
Ma lu pa rol chin pa tob pay
Gyel way say kyi shin tu ten ma
5
Chag tsal TU TA RE HUM yi ge
Do dang chog dang nam ka gang ma
Jig ten dun po shab kyi nen te
Lu pa may par gug par nu ma
6
Chag tsal gya jin may lha tsang pa
Lung lha na tsog wang chug cho ma
Jung po ro lang dri sa nam dang
No jin tsog kyi dun ne to ma
7
Chag tsal TREY che cha dang PEY kyi
Pa rol tul kor rab tu jom ma
Yay kum yon kyang shab kyi nen te
May bar tug pa shin tu bar ma
8
Chag tsal TU RE jig pa chen po
Du kyi pa wo nam par jom ma
Chu kye shel ni tro nyer den dze
Dra wo tam che ma lu so ma
9
Chag tsal kon chog sum tson chag gye
Sor mo tug kar nam par gyen ma
Ma lu chog kyi kor lo gyen pay
Rang gi o kyi tsog nam trug ma
10
Chag tsal rab tu ga wa ji pay
U gyen o kyi treng wa pel ma
Shay pa rab shay TU TA RE yi
Du dang jig ten wang du dze ma
11
Chag tsal sa shi kyong way tsog nam
Tam che gug par nu ma nyi ma
Tro nyer yo way yi ge HUM ki
Pong pa tam che nam par drol ma
12
Chag tsal da way dum bu u gyen
Gyen pa tam che shin tu bar ma
Rel pay tro na o pag may lay
Tag par shin tu o rab dze ma
13
Chag tsal kel pay ta may may tar
Bar way treng way u na ne ma
Yay kang yon kum kun ne kor gay
Dra yi pung ni nam par jom ma
14
Chag tsal sa shi ngo la chag gi
Til gyi nun ching zhab gyi dung ma
Tro nyer chen dze yi gay HUM ki
Rim pa dun po nam ni gem ma
15
Chag tsal de ma gay ma zhi ma
Nya ngen de zhi cho yul nyi ma
SO HA OM dang yang dag den pay
Dig pa chen po jom pa nyi ma
16
Chag tsal kun ne kor rab ga way
Dra ye lu ni nam par gem ma
Yi gay chu pay ngag ni ko pay
Rig pa HUM lay drol ma nyi ma
17
Chag tsal TU RE zab ni dab pay
HUM gi nam pay sa bon nyi ma
Ri rab man da ra dang big je
Jig ten sum nam yo wa nyi ma
18
Chag tsal lha yi tso yi nam pay
Ri dag tag chen chag na nam ma
TA RA nyi jo PEY kyi yi gay
Dug nam ma lu pa ni sel ma
19
Chag tsal lha yi tsog nam gyal po
Lha dang mi am chi yi ten ma
Kun ne go cha ga way ji kyi
Tso dang mi lam nyen pa sel ma
20
Chag tsal nyi ma da wa gye pay
Chen nyi po la o rab sel ma
HA RA nyi jo TU TA RE yi
Shin tu dag po rim ne sel ma
21
Chag tsel de nyi sum nam ko pay
Zi way tu dang yang dag den ma
Don dang ro lang no jin tsog nam
Jom pa TURE rab chog nyi ma
Tsa way ngag kyi to pa di dang
Chag tsal wa ni nyi shu tsa chig
Source du texte (et traduction en anglais)
Traduction anglaise rimée
The praise of 21 Taras
A écouter : Tara mantras – Jamyang Sakya
Les choses s’organisent peu à peu dans ma tête. J’ai une vision plus claire de ce que sera mon Cycle de Dévotions à Tara. Je me laisse guider par mon intuition, par ce qu’Elle murmure au creux de mon oreille. Tout n’est pas défini, loin s’en faut mais je crois que ma leçon de vie du moment c’est d’arriver à accepter de ne pas savoir et de ne pas pouvoir faire. Alors j’attends et je reconnais que je ne sais pas. Que je ne sais rien.
Hier, j’ai acheté un carnet qui me servira tout au long de ces neuf semaines. En fait j’en ai acheté deux (j’aurais pas du si j’en juge par le courrier reçu de ma banque aujourd’hui, ahem) mais l’autre eh bien, j’en parlerai une autre fois
. Un carnet paper blanks. J’ai un faible pour les carnets de cette marque. Le motif m’a semblé adapté, il me parlait en tous cas.
Om tare tutare ture mama ayur punye jnana putin kuru soha

Collier de prières à Tara
J’ai réalisé hier que j’avais des perles blanches, vertes, bleues, rouges et jaunes.
Que ce que je pensais avoir acheté pour me créer un mala des éléments était en fait destiné à servir Tara. J’ai pris du fil de soie noir et j’ai enfilé les perles… 108 perles (27 d’aventurine, 27 de sodalite, 27 d’agate, 27 d’oeil de tigre) auxquelles j’ai ajouté 9 perles de séparation en nacre et 2 grosses perles d’argent marquant le début et la fin du collier. Du blanc, du vert, du bleu, du rouge, du jaune. Des couleurs pour Tara. Des couleurs de Tara.
Je continue à réfléchir au cycle de dévotions que je veux entamer, je suis encore dans le flou : je ne sais pas bien ce que je souhaite faire, ni comment. Mais j’ai confiance que je saurai le moment venu.
… et je réponds.
Je surfais sur le net hier soir avant d’aller méditer pour célébrer le sabbat et je suis arrivée sur cette page : At Brigid’s Forge. En lien, dans la colonne de gauche, Etheric Goddess Temple. Je clique. Et j’entre sur le site. Je choisis la sagesse, la sagesse m’appelle. Et parmi les déesses présentes, c’est la voix de Tara que j’entends. En une fraction de seconde, au milieu du chaos, de la confusion, des incertitudes de ces derniers temps, j’ai su. Je me suis souvenue du billet dans lequel Cerrydwen Asherah parlait d’un cycle de dévotions. Tout s’est emboité soudainement, faisant sens : le jeûne entamé ce même jour (Lu ici : Elle sanctifie les souffrances de la faim et le vide corporel créé par l’ascèse afin de contraindre les corps à l’obéissance et à la suprématie de l’esprit), ce post de Cerrydwen, l’équilibre entre la lumière et l’ombre… autant de pièces d’un puzzle qui, pouf, s’est révélé subitement.
Je vais aller lire la partie du Pilier d’Isis (ouvrage de Vivienne O’Regan qui est sur ma pàl depuis trop longtemps) dans lequel il est question de la dévotion à la Déesse et voir comment je peux arriver à mettre en place quelque chose qui me corresponde à partir à la fois de ce livre et de ce qu’en dit Cerrydwen Asherah.
Tara m’appelle, je l’entends et j’ai décidé de répondre.
Om Tare Tuttare Ture Soha

Roi offrant Maat
Plusieurs signes de sa présence ces derniers temps. Alors, je surfe, je lis, je recherche.
Maât
Déesse incarnant l’ordre sur terre et dans l’univers. Son rôle est de maintenir l’équilibre du monde tel qu’il a été créé, hors du chaos. Elle est figurée sous la forme d’une plume d’autruche ou d’une femme portant cette plume sur la tête. Dans les scènes rituelles, le pharaon offre souvent Maât au dieu, car elle résume toutes les autres offrandes.
Maât sur wikipédia
Ma’at sur wikipédia anglophone
Maât par Sopdetmuti
Maat sur osiris.net
Maat, tout sur l’Egypte des pharaons
Source image
J’ai repensé à Sharra l’autre jour et voilà qu’elle revient. Evidemment, c’est une création de Marion Zimmer Bradley, mais je crois que Sharra, la forge et ses chaînes n’en ont pas moins quelque chose à m’apporter: je ressens des choses bouillonnantes, chaudes qui n’ont trouvé comme vecteur pour s’exprimer que ce qui m’est familier, à savoir Sharra, peu importe qu’elle soit « réelle » ou non.
(Au passage, cette question de la réalité m’interpelle car MZB elle-même disait qu’elle n’avait pas inventé Darkover, qu’elle l’avait juste découverte).
Sharra et ses chaines reviennent donc. Autant Sharra me parle, autant Héphaïstos / Vulcain non. Je devrais sans doute être honnête et dire qu’ils me parlent moins, parce que le parallèle entre la création de Galatée (je cherche toujours le sens de ce prénom apparu dans mon rêve) par Pygmalion et celle de Pandore par Héphaïstos ne m’a pas échappé.
Forgeronne de ma propre existence, déchaînée, magma créateur… énormément de liens (qui ne sont pas des chaines qui, elles, emprisonnent) que je fais, tisse et qui font sens.
… Désolée, oops, pas pu m’en empêcher
.
Je me suis levée à 6 heures ce matin, comme d’habitude (sauf le samedi) pour aller courir. C’était dur cette fois, mes jambes étaient lourdes, j’avais du mal à être là et à apprécier de courir. J’ai même failli arrêter et puis j’ai fait comme mardi quand je n’en pouvais plus des répétitions de burpees : je me suis forcée à ne pas lâcher le morceau. Je POUVAIS le faire, ce n’est pas comme si je visais quelque chose de trop difficile, je pouvais le faire. Alors je l’ai fait. Je suis heureuse de voir que je retrouve ce ressort qui me permet de dépasser la difficulté; ces derniers temps, j’avais tendance à ne pas me forcer, à laisser couler : « trop dur ? Ok, repose-toi ». Attention, je pense que ça a du bon parfois de s’écouter et je pense aussi que si je ne me forçais pas c’est que je ne le pouvais pas, que j’avais besoin de ce repos, de me cocooner. Il n’en reste pas moins que je suis contente d’être à nouveau dans une énergie de dépassement en quelque sorte. J’ai donc continué à courir jusqu’à avoir atteint mon objectif. Plusieurs fois j’ai failli laisser tomber, mais j’ai tenu bon et finalement les endorphines ont fait acte de présence et j’ai trouvé ça bon de courir (surtout une fois que j’ai eu arrêté à vrai dire !). Ensuite, j’ai marché.
Comme souvent quand je cours ou que je marche, je mets à plat des situations difficiles pour moi : je répète telle conversation délicate à avoir, j’imagine certaines choses difficiles pour essayer à froid d’adopter un autre angle de vue. Là, ce matin, j’ai pensé à quelque chose qui m’a mise en colère. Et je me suis entendue dire à mon interlocuteur « Par les chiens d’Hécate ! ». C’est une expression que j’emploie très rarement à l’oral, et à chaque fois que je l’ai fait, oh boy, j’étais *vraiment* très en colère. Je me suis alors sentie grandir physiquement, en même temps que mes racines plongeaient dans le sol, puisant dans quelque chose de plus grand et plus fort. Comme si j’enflais, comme si ma colère se manifestait physiquement. J’ai pensé à Sharra (on a les références culturelles qu’on peut…), ses chaines, les forges. J’avais en tête une peinture de Siudmak, dont je ne suis d’ailleurs même pas sûre qu’elle illustrait précisément ce volume de la Romance de ténébreuse. Tout ça est reparti presque aussi vite que c’est venu, mais waow quelle impression de puissance, de pouvoir. Et pour la première fois, je me suis sentie potentiellement destructrice, dangereuse. Expérience perturbante, mais néanmoins intéressante. Que j’ai essayé d’appréhender pleinement pendant tout le reste de ma marche.
L’autre jour je suis allée rattraper mon retard de lecture sur le blog de Lune et quand je suis arrivée au post où elle présentait sa Déesse des Lunes Rouges, j’ai eu des papillons dans le ventre. Quelque chose s’est passé à ce moment, de l’ordre de la reconnaissance, du lien, de la connexion. La même chose s’est reproduite aujourd’hui avec une intensité accrue pendant que je regardais la version complétée de cette toile. J’ai le ventre qui palpite, les doigts fébriles et des dessins, croquis qui naissent dans ma tête… comme un déclic, comme si la reconnexion au Féminin Sacré qu’elle symbolise était aussi pour moi une reconnexion à une certaine forme de créativité. Un des liens que j’ai trouvés chez Lune trouve un écho très fort, en particulier pour ce qui est des bijoux (mais pas seulement) : Skyclad Crafting.
Parmi les dessins qui me viennent et que je griffonne sur des brouillons entre deux réponses aux clients depuis que j’ai vu la version complétée de la Déesse des Lunes Rouges de Lune, un cygne. Aussi, en voyant le post de Nolwenn qui parle de Saraswati, et en lisant celui de Carabosse juste après, comme un (r)appel, je m’interroge….
Voilà quelques semaines que j’ai décidé que j’en avais terminé avec le ménage-corvée (pour le peu de ménage que je fais). A la façon de FlyLady qui planifie hebdomadairement une Blessing Hour pour sa maison, je me suis dit que j’allais changer de point de vue sur le sujet et aborder les questions ménagères sous un autre angle. D’abord être à ce que je fais quand je le fais, le zen du balai (de sorcière) et des petits riens quoi
. Et sutout, considérer ces tâches non pas comme des corvées mais comme des occasions de « prendre soin » : des miens, du lieu dans lequel nous vivons (même si je lui en veux parfois de n’être pas plus grand qu’un placard… à balai !). Finalement, en changeant de perspective et d’intention, mettre un peu de magie dans tout ça et ce faisant, pratiquer d’une certaine façon ma spritualité au quotidien. Je rejoins là les petites magies de Milolika.
Donc voilà quelques semaines que j’aborde le ménage autrement. Depuis quelques jours, j’ai régulièrement en faisant la vaisselle ou en passant l’aspirateur (je suis une sorcière qui vit dans son époque
!) des visions ou plutôt des flashes (tiens, si on discutait de la différence entre les deux ?) ou simplement la sensation de la présence d’une femme d’aspect austère, avec un simple voile sur la tête. Un peu comme mon arrière-grand-mère, la mamma italienne qui ne plaisante pas. Je n’ai pas creusé la question, ni identifié la femme en question : pas d’attributs à première vue, j’attendais donc d’en (sa)voir plus pour pouvoir l’appeler par son nom. Et voilà qu’en lisant un post d’Isis Shakti sur le forum de Racines Païennes j’ai eu une révélation : Hestia / Vesta !
La petite note en plus : notre emménagement dans notre nouveau foyer se fera début juin, au moment où les vestalia étaient célébrées.
L’illustration de ce billet est une oeuvre de Sandra M. Stanton que l’on peut trouver sur cette page.


