Archive for the ‘Harmonie Corporelle’ Category

Je cours, je cours, je cours…


2010
08.15

    Depuis que mon patron est en vacances: je cours. Plus le temps de me poser, je cours. Je gère les impondérables du travail et je cours. Plus de temps pour moi, mon cheminement, plus de temps pour mes ami(e)s. J’en viens à être heureuse que les enfants ne soient pas là mais profitent de leur tante ou de leurs grands-parents. Des milliers de choses en suspens faute de temps : mes dessins pour le projet « Par 4 chemins » à terminer, à scanner et / ou photographier, mes bribes de travaux pour l’Atelier des runes à mettre au clair, la leçon 4 de l’Ecole du Lotus à terminer, sans parler de la maison en vrac, des travaux (l’arrachage tant attendu des lambris et la pose du faux plafond dans l’entrée…) commencés (mais que je n’ai pas la possibilité d’assumer parce que je ne suis jamais à la maison) et de tout le reste.
    Je cours et je n’ai qu’une envie: m’arrêter et pouvoir reprendre la course à pied, la vraie, celle qui me ressource, me fait du bien. Celle sans qui j’ai repris du poids. Celle qui me manque.

    She dances with snakes…


    2010
    07.25

      Depuis que j’ai prêté mes pieds à La Danseuse en moi, je porte des chaines de cheville et dès que j’entends de la musique, elle danse en moi. J’avais, je crois, envie de marquer sa présence en moi par des bijoux, des qui marqueraient le rythme, des qui seraient inhabituels pour moi (tout comme la bague d’orteil…), à l’image de ma relation avec elle jusque là. Au passage, je brûle d’envie de me mettre à la danse orientale / tribal fusion à la rentrée, cette fois en prenant des cours, compte tenu de mon manque d’assuidité à l’époque où j’ai tenté d’apprendre des mouvements seule.
      J’en ai en particulier acheté une en argent et corail, avec une breloque coquillage, pour marquer la fin du stage. A vrai dire, à la base, c’était un bracelet, mais j’ai demandé s’il était possible de le rallonger pour en faire un bijou de cheville, ce qui a pu se faire, sans supplément de coût ce que j’ai trouvé vraiment très sympathique de la part des deux vendeuses, de surcroit fort aimables. J’avais décidé d’en faire un bijou de lunes rouges et de la porter jusqu’à la fin de mes lunes suivantes. Comme je voulais une chevillière qui grelotte à chacun de mes pas j’ai doublé cette chaine d’une seconde qui elle tintinabule dès que je marche, avec dans l’idée de trouver des grelots qui me plaisent et que je fixerai à cette chaine. La personne qui m’a vendu la chaine à grelots m’expliquait qu’elle était portée en Inde pour éloigner les serpents… sachant que les serpents sont sourds, j’ai des doutes, mais j’ai aimé que cet animal refasse ainsi son apparition, toute comme j’aime l’idée de marcher et danser avec les serpents.

      A ma cheville gauche, une chaine avec des perles vertes et des breloques coquillages. J’ai perdu cette chaine, toute fine et délicate, il y a une semaine.

      J’en ai acheté deux nouvelles pour la remplacer, pas en argent et moins discrètes, mais qui me plaisent aussi et qui sont vertes également.
      Amusant: après avoir perdu la première chaine, dès le premier jour où j’ai porté la nouvelle, j’en ai perdu une perle… perdue hier et retrouvée ce matin sur le trottoir devant mon lieu de travail. Ca n’a pas été sans me rappeler ma perle de jade perdue… Je sens qu’il y a là quelque chose à comprendre, je ne suis pas encore sûre de savoir quoi.

      [photos à venir]

      1, 2, 3… et on arrive aux émotions


      2010
      07.22

        Ce matin, j’avais RDV avec Mme NAET pour la troisième fois. A l’issue de cette longue séance d’une technique développée par le Dr. Devi Nambudripad (chez cette Mme NAET-là il y a des séances longues, d’une heure environ, et des séances courtes d’une grosse demie-heure), j’ai envie de revenir ici sur tout ce qui a été fait depuis la première fois que je l’ai vue.

        Premier RDV – 29/06/2010
        Je ne sais pas où c’est et j’y suis donc emmenée par l’amie chère qui m’a recommandée Mme NAET (la même qui avait fait la conférence à laquelle j’ai assisté début février). J’explique pourquoi je suis là, les deux volets allergies et émotionnel que j’aimerais traiter. Comme prévu, on teste pour commencer les fioles de base et un bon paquet d’autres dans la foulée. Le principe est simple : je suis allongée sur le dos, j’ai dans la main gauche une fiole contenant la substance testée (bon, c’est une préparation spéciale en vrai, mais c’est juste pour expliquer « en gros ») tandis que mon bras droit est tendu, pouce en direction de mes pieds; une pression est exercée sur ce bras et je dois le maintenir droit. Si mon bras tombe, c’est que je suis « allergique » à la substance. Je suis bluffée : quand je prends les fioles dans la main, une par une, je ne sais pas de laquelle il s’agit, sauf si mon bras ne tient pas. Ca me permet de me dire que le psychologique ne joue pas. Et mon bras, sans surprise pour certaines, ne tient pas pour : le sucre, le sel, les produits laitiers, la vitamine D, les acariens, les poils de chat. Nous décidons de la marche à suivre : traitement du sucre aujourd’hui (et donc éviction pendant 25 heures dès la sortie du cabinet) et la séance suivante, vérification des sucres un par un, traitement du sel et début du travail sur l’émotionnel si mon corps est d’accord. Traiter la substance, c’est faire l’équivalent d’un reset informatique par le biais de points d’accupressure dans le dos: on déprogramme l’organisme et sa réponse inadaptée à la substance, on évite ensuite tout contact avec la substance pendant 24+1 heure (2 heures pour chacun des méridiens énergétiques, plus une heure de marge de sécurité) et voilà, c’est tout. Une heure après ma sortie du cabinet, je suis dans le bus qui me ramène à la maison et je suis vidée. Zéro énergie. Je m’allonge en rentrant, le me couche très tôt et je suis dans cet état larvaire jusqu’au lendemain en fin de matinée où je retrouve mon pep’s habituel et même un peu plus. Il parait aussi que mon odeur est bizarre, pas comme d’habitude.
        Les jours qui suivent, et même encore maintenant, je remarque que je suis bien moins accro au sucre, que je peux m’arrêter d’en manger une fois que j’ai commencé. Je constate aussi que certains alcools dont la consommation se traduisait par l’apparition immédiate ou quasi de plaques rouges sur les joues et d’une sensation de picotement / franche démangeaison ne me font plus d’effet.

        Second RDV – 06/07/2010
        Les sucres ‘tiennent’ tous en individuel. C’est validé. On teste le sel pour confirmer que ça ne tient pas et on traite. Ensuite, on aborde l’émotionnel. J’explique que mon premier mouvement, viscéral, c’est de vouloir travailler sur le sentiment d’abandon. Mais que depuis la semaine d’avant, j’y repense, je revois plein de situations et que je ne suis pas sûre que ça ne soit pas en fait le rejet qui me pose problème. Ma tête s’en est mêlée, a voulu mettre le rejet sur la table, mais le test kinésiologique a été formel: je n’ai pas de problème a gérer le sentiment de rejet, par contre l’abandon, oui. Mais mon corps n’est pas d’accord pour travailler là-dessus aujourd’hui. On tente de travailler sur une situation. Je repense à une situation problématique pour moi. Me revient une scène en troisième, une promenade dans la neige en cours de sport où j’avais servi de cible à boules de neige pour tous les autres élèves de ma classe qui semblaient évacuer je ne sais quoi en s’acharnant ainsi sur moi, le tout sous l’oeil goguenard de la prof qui n’était pas intervenue. Je repense à l’absence de réaction de mes parents, de mon père, coincé dans sa double casquette de père et de principal. On teste la situation, mais là non plus, mon corps n’est pas d’accord pour travailler dessus. Tant pis on en reste au sel, on teste d’autres fioles pour voir si d’autres ne tiennent pas. Je fais vérifier le gluten, par acquis de conscience, mais non, le gluten « tient ».
        Je suis étonnée de garder la pèche en sortant et même pendant toute la soirée qui suit. Je ne suis un peu flagada que le lendemain en milieu de matinée, dans la voiture, mais je ne sais pas si c’est un effet de la séance NAET, du bercement de la voiture, de la fatigue accumulée ou un mélange des trois… Vers 15-16h, mon odeur change subtilement si j’en crois mon voisin de voiture.

        Troisième RDV – 22/07/2010
        Le sel tient. C’est bon. On passe donc aux produits laitiers. J’ajoute que j’aimerais qu’on teste les piqûres d’insectes la prochaine fois, j’ai été piquée récemment et il semble bien que je fasse toujours de fortes réactions. On teste le sentiment d’abandon. Mon corps est d’accord pour travailler dessus. Je me mets donc sur le ventre et hop, elle me fait les points dans le dos, 5 fois. D’abord respiration bloquée poumons pleins, puis respiration bloquée poumons vides, puis en haletant, puis deux fois en respirant normalement. Elle fait les points de fermeture ensuite, à la main pour la première fois. Je lui demande s’il y a une raison particulière pour laquelle elle n’utilise cette fois pas le petit appareil, mais non, aucune.
        En allant en ville, je suis prise d’envies de pâtisseries, de sucré, de gras, de plein de beurre. Amusant, si cravings il devait y avoir, j’aurais plutôt parié sur le fait que ces fringales se produisent en traitant le sucré plutôt que les produits laitiers. Jusqu’à la fin du repas avec une amie (coucou N. :) !) tout allait bien. Mais en remontant en voiture, j’ai senti que les choses changeaient. Là, je suis fatiguée (mais ça peut aussi être un effet du temps qui vire à l’orage), et j’ai cette violente envie de pleurer et ce sentiment de grand vide intérieur. Je ne panique pas, je sens bien que ça va passer, même si le sentiment est désagréable. Je crois que le rêve éveillé de mardi avec ma thérapeute (j’y reviendrai sans doute) m’a permis de faire le plein de bonnes énergies pour vivre le plus sereinement possible le trouble déclenché par cette séance. Et mon daily OM du jour me rappelle que everything is happening in a way that benefits my highest good, ce que je veux bien croire, même quand c’est le fait de ne pas avoir de nouvelles…
        Il paraît que j’émets un truc bizarre, pas comme d’habitude, que je « sens » bizarre mais pas olfactivement.

        Corsetée


        2010
        07.04

          Corsetée, corps serre, corsaire… libérer, enchainer, déchainer, enchainer les mouvements et les réparations…

          J’en parlais il y a un peu plus d’un an: je craque pour les créations de Damsel in this dress. Alors, quand Kalaxa parle de La Corseterie, je ne peux qu’aller cliquer, me régaler et rêver à peut-être commander….

          Compter…


          2010
          06.01

            Je voulais une séance sur le corps. Une où elle s’intéresse à mon ventre, gonflé au point que samedi, malgré la fin approchante de mes lunes, un client m’a dit :
            - Oh, mais tu es enceinte ?
            - Ben non, je suis juste grosse… et ton café, tu le veux avec ou sans élan ?!
            Donc voilà, je voulais une séance sur le corps. Comme d’habitude, j’ai commencé par parler un peu, faire le pont entre la séance d’avant et celle-ci. Et là, il m’a fallu dire la réaction des enfants à qui la nouvelle a été annoncée. Et les autres personnes qui ont été mises au courant.
            Dire ma nouvelle meilleure copine.
            Dire aussi mon sentiment que lui et moi on joue au chat et à la souris. Et de réaliser alors, puisque je venais de parler des coups de fil loupés, que ce qu’il se passe avec lui est un sacré parallèle avec ce qu’il se passe avec mon père. Je ne sais pas comment je vis le fait de réaliser qu’à 36 ans, je cherche mon papa. La dernière séance déjà, j’avais pris conscience du parallèle entre ma relation de couple finissante, une dans laquelle on ne me voyait pas, et ma relation à mon père.
            Un jeu de rôle, une mise en scène pour voir. Comprendre ce que ça me fait d’être baladée. Connecter à ce dont j’ai besoin. Voir comment je me positionne sur le côté, pas face à elle. Explorer mon positionnement dans cette relation, dans ma relation à lui aussi. Vivre combien je me protège en ce moment. Il faudrait quoi pour que je puisse être face à face dans la relation ? Etre regardée ? « Etre regardée pour exister ? » me suggère-t-elle encore. Non, pas exister. Compter. Etre regardée pour compter, pour savoir que je compte.
            Compter pour…compter sur. Elle me demande de montrer comment ça serait physiquement. Un qui enlace, puis est enlacé à son tour. J’ai besoin des deux. J’ai besoin de compter pour Papa et de compter sur Papa. Intellectuellement, je le sais que je compte sur et pour; mais mon besoin n’est pas dans ma tête.
            Et la boucle est bouclée, avec mon sentiment de ne pas compter pour lui.
            Au final, je n’ai pas dit 2003 que je ne comprends pas et je n’ai pas dit tout le reste non plus, l’automutilation intellectuelle et les pistes à explorer pour comprendre les engrenages qui tournent désormais à vide dans ma tête. A final, je n’ai pas dit que je voulais une séance sur le corps, je n’ai pas eu ma séance sur le corps, mais je suis ressortie apaisée et centrée. Mon corps attendra la prochaine fois.

            Focusing… votre corps connait le chemin


            2010
            05.26

              J’ai déjà parlé de cette approche ici puisque j’ai suivi un stage de niveau 1 il y a quelques temps. Je suis heureuse de voir que Claire Darbaud (coucou copine :) !) qui nous a proposé ce stage a enfin lancé son site et commence officiellement son activité de praticienne en focusing.

              Tant les séances de découverte que le stage lui-même m’ont énormément apporté. J’ai acquis une meilleure capacité d’écoute de moi-même, de mon corps et aussi des autres (même si là, j’ai encore du travail).  J’ai trouvé que c’était un complément intéressant à Vipassana : là où Vipassana demande d’observer juste, avec équanimité, en focusing, on accueille, on peut dialoguer, jouer avec le ressenti, la sensation. Essayer d’y mettre un son, une couleur, une odeur… cette interaction est très riche et a, pour moi, grandement contribué à ce que je puisse y voir clair dans une période de trouble : le focusing m’a apporté de me centrer sur ce que MOI je voulais, une « mise au point », comme son nom l’indique. J’aurais peut-être pu y arriver autrement, je l’ai fait par ce biais, d’une façon simple et à la portée de tous.

              Organique


              2010
              05.26

                Organique, tripal… le corps, mon corps encore et toujours au coeur de mon cheminement. Après des années sous la domination de ma tête, la balancier penche maintenant de l’autre côté. Et je sais que j’ai besoin de ce nouveau déséquilibre avant de pouvoir rechercher l’harmonie. Besoin d’épuiser ce qu’il a à me hurler d’avoir été aussi longtemps muselé, ignoré. Besoin d’entendre ce qu’il me murmure, les secrets dont il s’est fait le gardien pendant toutes ces années. Ensuite, ensuite seulement ma tête et mon corps pourront avancer ensemble, en paix, en harmonie.
                C’est pour cette raison que l’approche des runes dans le cadre de l’Atelier de méditation me convient, c’est pour cela aussi que les percussions m’attirent de plus en plus, que le tambour, les maracas me parlent : la vibration, résonner au lieu de raisonner. Des pistes, des envies de voyages chamaniques, des rythmes à explorer. Et plein de choses dont je reparlerai sans aucun doute ici.
                Ces envies sonores, musicales m’ont conduite sur le net, à la recherche de morceaux, albums susceptibles d’étancher ma soif, de m’accompagner.
                Au détour des pages d’un magasin de CD en ligne que j’affectionne tout particulièrement (CD Baby ROCKS !), je découvre Jay Atwood. Et son site, son myspace. Plus tard, en surfant pour épuiser mon retard sur son blog, je vois aussi que Yuna Minhai en a parlé il y a peu… j’aime les non-hasards, les non-coïncidences, les synchronicités. Du coup, j’ai acheté l’album Bonfire Dreaming :) (version MP3 sans DRM ni rien sur CD Baby).

                Dream, drum, snake


                2010
                04.17

                  Quand je cours, ma tête lâche. Sûr, des pensées me viennent, mais elles filent, elles ne sont pas dirigées. Quelques fois, j’ai le sentiment que je médite en courant (ou que je cours en méditant). Je devrais me repencher sur les mécanismes hormonaux en jeu pendant l’exercice physique, je suis sûre que j’y trouverais des pistes intéressantes.
                  Hier matin, j’ai eu une vision, un rêve éveillé ou je ne sais pas bien comment l’appeler. Ca ressemblait à Babylone vu de loin et très vite mais ça ne l’était pas (un jour, il faudra que j’explique Babylone… mais les lecteurs de Brautigan éventuels comprendront sans doute).
                  Je suis dehors, dans un jardin. On me donne un paquet, que je sens fortement chargé en énergie. Tout en défaisant le papier cadeau, j’entends un battement de coeur sourd (au tambour ?) et un sifflement (does anyone else hear the pounding heart and hissing sound ?). J’ouvre le paquet enfin, et je découvre un tambour orné d’un serpent, le même serpent que j’ai peint enroulé autour de mon mollet droit suite à un rêve. Je le prends en main et je me fige, encaissant la charge énergétique de plein fouet. Tout se bouscule dans ma tête: Pierre est là, je le sens, il me parle d’esprit à esprit. Il y a aussi le vieil Indien qui a rêvé le même rêve que moi et qui a fabriqué le tambour pour moi suite à ce rêve. Il me dit que je suis prête, que je suis celle qui marche avec les serpents, que je peux survivre à la morsure et en ressortir plus forte, que c’est elle qui me révèlera ce que je dois savoir pour marcher en harmonie. Que je vais entrer en pleine possession (de quoi, ce n’est pas clair).
                  Cette expérience me conforte dans mes envies d’explorer les maracas, les tambours dont j’ai parlé ailleurs par commentaires interposés. Je vais repeindre les maracas vilac achetées il y a un peu plus d’une semaine. J’ai cherché sur la Toile si je trouvais le tambour dont j’ai rêvé. Mais non, j’ai vu des choses qui s’en rapprochent, mais pas celui-là.
                  Et j’aime me sentir apprivoiser le serpent.

                  Source de l’image : dreamingshaman.com

                  I Am Exactly


                  2010
                  04.06

                    J’arrive chez ma thérapeute aujourd’hui, portant LE collier. Après avoir fixé le prochain rendez-vous et payé ma séance du jour je lui dis le collier, mon intuition concernant les pierres et le reste. Elle le trouve beau, elle me dit que je le porte bien. Je ne sais pas si c’est le cas, ce que je sais c’est que je suis heureuse de le porter, que je suis heureuse quand je le porte.
                    Pas de mots aujourd’hui, ai-je décrété: je veux une séance uniquement sur le corps (je la voulais la dernière fois, mais la dernière fois il me fallait aussi dire), j’ai trop parlé, trop dit, j’ai pas envie. Je sens que les mots ne sont pas ce dont j’ai besoin. Elle s’adapte, me suit dans ce bal que je mène. Je m’allonge sur le matelas, elle me demande demande si j’ai perdu du poids (peut-être, je ne me suis pas pesée depuis des lustres, mais je n’ai pas le sentiment à mes vêtements que je sois plus légère) et quelle partie de mon corps voudrait parler, aurait besoin d’accompagnement. Je dis mon ventre et là, un bruit péristaltique qui ponctue ma demande. Je commente ce bruit d’un « c’est à moi », qu’elle comprend au sens de possession, mais non, je lui explique que c’est juste mon ventre qui dit que c’est à son tour, « à moi ». Je « prends tout sur le ventre » (tout étant ce qui ne me satisfait pas, ne me va pas et que je n’arrive pas toujours à verbaliser, tout étant la protection que je ne me donne pas toujours même si plus et mieux qu’avant), je sens comme un sac de noeuds. Une des dernières séance de focusing m’avait d’ailleurs montré à cet endroit un sac de serpents grouillants, emmêlés…
                    Elle me masse. Je gargouille. Elle me demande comment je me sens. Pas mal, mais j’ai l’impression que c’est juste lissé en surface, je ne sais pas, ne sens pas ce qu’il y a au fond, en dessous. Elle me dit qu’elle a l’impression que je retiens, que je me retiens, que tout va bien en surface, que je ne veux pas, ne peux pas faire de vagues (amusant, parce que les vagues reviennent aussi en focusing…). Elle pose sa main sur ma nuque, une autre sur mon sternum et appuie un peu dessus, comme on amorcerait une pompe. Je me mets à pleurer. Des larmes qui viennent je ne sais d’où. Je pleure, j’ai le nez qui coule. Elle sent toujours ma respiration retenue, elle m’encourage à laisser venir mon souffle comme il veut venir, à trouver au fond tout au fond quel souffle veut venir. Elle pose ses doigts sur mes lèvres, tient ma mâchoire ouverte parce que je veux continuer à respirer par le nez. Je suis à deux doigts de lui dire que ses mains maintenant ma bouche ouverte, c’est trop violent pour moi mais je lui fais confiance, une part de moi sait, sent qu’elle fait ce qu’il faut pour moi et que si je la laisse faire, si je laisse passer mes résistances, je vais toucher du doigt l’important. Je me tais donc, et laisse ce truc monter. Mon souffle rauque, inégal, haletant. Mon envie de la mordre, mes cuisses pleines de tensions, mes jambes qui donneraient des coups de pieds. Je tente de retenir, elle est là, à mes côtés à me dire de laisser venir, de laisser sortir, que c’est ok de faire des vagues, que je suis en sécurité. Je pleure, je pleure et je crie aussi, un cripleur aigu et puis grave, venu des tripes ou du fond des âges.
                    Et puis ce froid intense qui m’envahit. Pas un froid extérieur, un froid qui me glace depuis les os, un froid qui me glace peut-être depuis les eaux où nous avons nagé lui et moi. Je ne sais pas. J’ai froid, je grelotte, je claque des dents. Je le lui dis, elle m’enveloppe d’une couverture, frotte mes jambes, mes bras, mon dos, mes pieds, mes mains pour me réchauffer. Elle m’encourage à laisser venir, sortir, dire, à ne pas fermer la bouche, à libérer au niveau des lèvres, de la mâchoire. Tant pis pour mon nez bouché, plein et qui coule pourtant. Laisser sortir par la bouche. Je pleure, je halète, je fais un peu d’asthme, je tremble. J’ai tellement froid. Je me roule en boule sur le côté droit, elle se glisse dans mon dos, tout contre moi, me contenant, m’entourant, m’accompagnant. Caresse mes cheveux, me frotte les bras, le dos, les jambes pour me réchauffer. M’encourage, me murmure à l’oreille. Je suis une boule de je ne sais quoi secouée d’un truc intense et violent, qui me vide.
                    Elle s’interroge quand je dis que je suis vidée et je précise que c’est au sens positif. Je pense vidange. Dès que le mot vidange passe mes lèvre, ma tête le voit écrit autrement, vie d’ange. Quand je suis revenue, que je suis prête à me rasseoir (j’enfile mon gilet aussi sec, j’ai toujours un peu froid), elle me dit qu’elle pense que ce qui est sorti aujourd’hui datait d’une période préverbale. Peut-être même avant la naissance. Le froid glacé de la mort, de la solitude. Ca me parle, ce qu’elle dit. Et je vois combien mes jambes qui voulaient tricoter, me font alors penser à un bébé tout entier pris dans son émotion, la vivant dans tout son corps faute de mots pour dire, comme une boule d’émotion.
                    Quand je sors, j’ai l’impression que j’ai libéré un gros truc. Après avoir marché sous le soleil jusqu’au parc le plus proche, je continue à penser que c’est un gros truc mais que ce gros truc n’est que le début, la pointe d’un iceberg que je ne fais que deviner pour le moment. Je pressens que je vais sans doute avoir besoin d’un rendez-vous la semaine prochaine, que 15 jours est sans doute un pont trop long entre aujourd’hui et la prochaine fois. J’ai le sentiment que ce n’est pas par hasard que je portais aujourd’hui le pantalon offert par ma soeur pour mon anniversaire et le collier… comme s’il fallait que la fratrie soit au complet, même symboliquement, pour que tout ceci puisse émerger.
                    Sous l’arbre qui tend ses bras nus vers le ciel, je suis à la fois vidée et apaisée. Les deux pieds plantés dans l’herbe, les mains dans la terre, je bois, je me nourris. J’ai le sentiment que je suis forte. Connectée. Et que la Vie, à tous points de vue m’apporte exactement ce dont j’ai besoin. Que lui me précipite involontairement mais fort à propos là où je sens qu’il est bon pour moi d’aller, qu’elle est là pour m’accompagner.
                    I Am Exactly Where I Need To Be.
                    I AM.
                    Amy Steinberg - Exactly

                    Ça swingue


                    2010
                    03.16

                      La moitié du mois de mars est écoulée, je suis donc à mi-parcours de mon 5000 swings challenge. Au-delà des chiffres (2146 swings… mon cumul théorique à ce jour devrait être de 2580 mais comme je ne swingue pas le week-end et que j’ai loupé un ou deux jours ça me fait un peu de retard à rattraper : au lieu de 161 swings quotidiens sur 7 jours, je monte à 250 par jour pendant 5 jours), le bilan jusqu’à maintenant est plutôt positif:
                      - mes bras se sont redessinés (je ne trouve pas que l’impact sur mes triceps soit hyper flagrant, du coup quand je suis d’humeur, j’ajoute quelques sets de triceps extensions – cf. dernière vidéo de ce billet – avec Barbie et ça travaille !!!)
                      - je sens la différence au niveau de mes abdominaux, même si mon ventre continue à avoir l’air de celui d’une non-primipare enceinte de trois mois (mais 1 – je garde mes émotions sur le ventre et depuis février, j’en ai eu plein, 2 – je mange du sucre et du gluten, pas beaucoup (par rapport à « avant », pas tous les jours mais suffisamment pour que je sente que ça me fait enfler, 3 – la période de mon cycle joue aussi beaucoup sur l’allure de mon ventre…  donc, quand mes émotions seront digérées, quand j’aurais repris le sans gluten-sans sucre à 100% , ça ira bien mieux)
                      - j’ai réalisé depuis quelques jours que ma posture n’était pas correcte : je m’étonnais de ne pas travailler tant que ça mes fessiers. Et revisionnant des vidéos, j’ai pu remarquer que mon mouvement ne prenait pas son origine au niveau des hanches comme il l’aurait dû. Du coup, mes quadriceps travaillaient énormément, et les muscles postérieurs des cuisses pas ou peu. Depuis que j’ai corrigé mon mouvement je sens mes fessiers travailler, pas de souci !
                      - Mon endurance a augmenté, je finis mes séances toujours aussi essoufflée mais comme j’ai augmenté le nombre de swings par session, c’est plutôt bon signe :)
                      J’ai commencé par des sessions de 40 à 50 swings, maintenant, je monte à 65 swings d’affilée et parfois même 70. Je n’ai pas encore tenté le swing avec un bras, ça me dirait bien, mais je ne suis pas sûre d’avoir assez de force dans un bras pour tenir la KB pendant 30-35 swings. Il faudrait que je prévoie des sessions plus courtes de 20-25 swings.
                      J’ai bien envie aussi de me mettre au Turkish Get Up (TGU), mais je vais probablement attendre d’avoir terminé mon challenge.

                      Vocalises…


                      2010
                      03.13

                        Un nouveau cours de chant hier. Cette fois encore, je constate que dans les (un peu plus) aigus je n’ai aucun repère, aussi bien sonore que corporel. J’ouvre la bouche et le son qui en sort m’échappe complètement, je ne maîtrise rien. Plus bas, je peux jouer avec ma voix : je me trompe parfois, trop haut, trop bas, mais j’entends et j’arrive au final à ajuster. Passé une certaine hauteur, c’est le flou complet: je crois monter, je décroche ou l’inverse. J’ai à développer ma conscience dans cette zone-là.
                        Des vocalises, mi o o o. On essaie sur quatre temps, mais le jeu est trop complexe pour moi. Alors on revient à trois temps mi o o. Et puis elle me met au piano. Je joue des bouts de gamme et je chante en même temps (ooo, ououou…). Je sens physiquement ce qu’il se passe quand je chante juste: ma voix, la note au piano qui résonne, vibre. Je sens l’escalier que ma voix emprunte, la marche qu’elle prend pour arriver à la note suivante. Développer ma mémoire corporelle et auditive: quand c’est comme ça en moi, c’est cette note-là qui sort, quand je veux sortir cette note-là, il faut que ça soit comme ça en moi.
                        Je repars avec des exercices pour la prochaine fois, à jouer et chanter en même temps. Je vais finir par me remettre au piano je crois :) .
                        On retravaille sur le Menuet d’Exaudet. En français cette fois. Je ne vais pas plus loin que la première phrase. Qui va piano, va sano.
                        En plaisantant, elle me dit que si ça se trouve, dans une incarnation précédente, j’étais dans une toute autre part du monde, là où la gamme est différente et que ma difficulté à rentrer dans le cadre de la gamme pythagoricienne (Taàri, tu te souviens de cet épisode de Kaamelott sur la quinte juste :) ?!) s’explique peut-être par mes restes de cette existence-là… ça me fait sourire, pas à cause du contenu mais parce que j’adore le naturel avec lequel elle me parle de ce genre de sujets et enchaine juste derrière sur des considérations à propos des commas.
                        J’ai l’impression que je chante comme je parle, un peu du nez (et c’est pas juste que j’étais enrhumée hier). Je ne sais pas comment mieux le dire. Il faudra que j’en parle avec elle.
                        Je ne sais pas si je « progresse », je ne suis même pas sûre que ça m’intéresse. Ce que je vois en revanche, c’est que je chante plus volontiers, que j’entends mieux, et que ma peur de me « tromper » n’est plus aussi forte face au plaisir que j’ai à essayer de chanter. Et ça, ça vaut de l’or.

                        Menuet d’Exaudet


                        2010
                        03.06

                          Cours de chant hier, une troisième séance. Je lui annonce fièrement que pour la première fois, samedi dernier, j’ai chanté avec des amis. Juste parce que j’en avais envie et que personne ne m’a dit de me taire, que personne n’est mort de m’avoir entendue et que c’était chouette. J’ai aimé son enthousiasme à cette nouvelle, j’ai aimé qu’elle m’encourage, qu’elle me félicite. J’ai aimé qu’elle soit de mon côté, qu’elle s’intéresse à ça, qu’elle soit dans l’humain avant toute chose. Et puis après avoir papoté et fait nos bulles respectives, nous avons attaqué.
                          Des vocalises. Sulfateuse (ou le « cheval », comme vous voulez, moi j’aime bien la sulfateuse, souvenir d’enfance). Et comme je n’arrivais pas à tenir le « cheval », on a enchainé sur or a or a or…
                          Dans les « un peu aigu » je lui dis que je peine. Elle rigole et me dit que je suis loin d’être au plus loin de ce que je peux faire, que je suis *là* (note sur le piano) alors que je peux aller jusque *là* (note bien plus aigüe sur le piano). Et elle ajoute aussi qu’on va reprendre en montant moins vite. Et ça passe mieux. Et puis elle s’arrête et m’annonce qu’on va chanter. Que les vocalises me font rester dans l’intellectuel, dans l’exercice, dans le « je veux bien faire » et que je n’ai pas besoin de ça, que j’ai besoin d’apprendre à laisser vibrer, à vivre. Et que je vais chanter. Elle farfouille, sort la partition du menuet d’Exaudet, joue la première ligne au piano et c’est parti. Je chante, en français. Cet étang, qui s’étend… Et ça ne passe pas ou mal. Surtout sur le « tang / tend ». Elle me dit d’essayer en anglais et là, pouf, ça va tout de suite mieux (cool et pool, j’y arrive mieux). Sans doute plus facile de chanter en anglais qu’en français (question de mélodie, de champ fréquentiel de la langue (ah, relire les livres de Tomatis !)) et compte tenu de mon histoire, je ne suis pas surprise que ça le soit encore plus pour moi en particulier. J’ai aussi des problèmes avec le rythme: la théorie, ça va bien, mais marquer, tenir le rythme, même basique, je n’y arrive pas. Elle m’a proposé des petits exercices pour ça, basés sur de la kinésiologie. Histoire de faire des ponts entre les deux hémisphères cérébraux. Et ça, à moi la gauchère pas si gauchère, ou la gauchère si gauche, ça me parle. Je me suis toujours sentie coupée en deux, jamais l’un ou jamais l’autre. Et si je comprends maintenant que c’est en lien avec mon frère jumeau, il faut encore que je travaille à réparer ça.
                          Vers la fin de la demi-heure, elle me regarde et me dit: « tu vois, là, en fait, maintenant tu pourrais continuer et faire une séance plus longue, c’est super, ça vient ! ». Elle a alors joué le menuet depuis le début, intro et tout et je me suis lancée, juste quand et comme il fallait… pour m’arrêter au premier mot. Elle m’a grondée en rigolant: « mais, pourquoi tu t’arrêtes ?! Tu avais la note, c’était bien, tu étais dedans, ose, chante carrément, n’aie pas peur ! Joue-là cantatrice, vas-y !! ». Pour elle, mon souci principal, ce n’est pas de jouer de ma voix, mais d’oser le faire, de me défaire de ce « tais-toi, tu chantes faux ». Peut-être que je finirai par arriver à la croire.

                          Si vous ne connaissez pas, le menuet chanté en français (si je ne me trompe pas, pas de carte son sur ma machine, donc je ne peux pas vérifier) est écoutable (Airs of the 18th Century, Exaudet’s Minuet).

                          5,000 swings


                          2010
                          03.02

                            J’ai plus ou moins passé l’hiver à… hiberner.
                            J’ai modifié mon alimentation depuis début décembre pour lutter contre une candidose (pas de sucres, pas de gluten, pas d’alcool, pas de champignons) et enfin aller vers ce qui me semble bon pour moi (pas de PLV, pas de viande) ce qui fait que je me sens moins encrassée qu’habituellement au sortir de l’hiver. J’avoue quelques rechutes alimentaires, très fréquentes au cours du mois de février (accident de voiture, remontée de souvenirs / émotions concernant mon frère…), qui me montrent que je n’ai décidément pas perdu l’habitude de compenser sur la nourriture, de préférence sucrée, quand je ne me sens pas bien. Le vide que je ressens fait que j’ai envie de le combler et la nourriture fait illusion, au moins temporairement. Bref, malgré ces écarts, je me sens quand même mieux dans mon corps. Cependant, je n’ai que peu ou pas d’activité physique à rapporter pendant ces mois enneigés. Et ça, ça me manque affreusement (l’activité physique, pas le fait d’en rapporter ou pas !). De temps en temps, je me suis mise devant le 30 Day Shred ou un des DVD de Turbo Jam, j’ai fait quelques pompes (contre le mur, je n’arrive plus à faire les deux vraies pompes que j’arrivais à faire avant) ou encore les Cinq Tibétains, des squats et des abdos, mais rien de très régulier. Je voulais recommencer hier à pratiquer une activité physique sur une base régulière : un lundi, un premier du mois, parfait… mais je n’étais pas seule à la maison. J’ai donc attendu aujourd’hui pour ressortir Barbie en vue de me lancer dans le challenge que proposait Lisa Shaffer début février : 10 000 swings en un mois. J’ai adapté cet objectif à ma maîtrise des kettlebells et à ma petite forme physique et décidé de m’engager à faire 5 000 swings avec Barbie (ma 8 kg) d’ici le 31 du mois (ce qui fait 161 swings par jour).



                            Enchantée…


                            2010
                            02.27

                              Second cours de chant vendredi matin. Je crois que je n’avais jusqu’à présent pas vraiment mesuré à quel point j’étais dans le vrai en parlant de trouver ma voix. J’ai pleinement intégré le « tais-toi, tu chantes faux » qu’on me répète depuis toute petite. Si je veux être juste (ah ah ah…), cela fait bien longtemps que cette petite phrase assassine ne m’a plus été adressée: j’ai très vite compris qu’il était malvenu que je tente de chanter. Ce qui fait que même dans cet espace de non jugement, où je viens précisément pour qu’on me guide, me montre, m’explique, m’encourage… je n’arrive pas à sortir ma voix.
                              Je suis timide, j’hésite, j’attends de l’approbation. Je suis passive, paralysée. J’ai tellement peur de ne pas arriver à reproduire que je n’habite pas le son, que je suis coincée, ça ne sort pas, ça bloque, ça coince. Les « aaaaaa » de l’autre cours, les « ooo » et « miooooo » de celui-ci sont hésitants, apeurés. A de courts et très rares moments, j’entrevois ce qui pourrait être si je lâchais, si je n’étais plus dans le contrôle, dans la peur. Si je vivais juste. Comme pour la danse en fait. (Et je lorgne sur ce stage d’été avec Sylvie Richard).
                              Un à un il va me falloir défaire ces fils qui m’entourent, me ligotent. Retrouver l’amazone en (m)oi me dit ma professeur. Etre une licorne qui envoie le son comme elle pointe sa corne. Dans ce contexte, ce stage-là aussi me parle énormément. Avec l’idée de, peut-être peut-être peut-être, intégrer l’école à la rentrée 2010…

                              Focusing


                              2010
                              02.01

                                En prélude au stage que je vais suivre à partir de ce mois-ci, j’ai fait une séance de découverte du focusing jeudi dernier. Pour une fois, j’ai évité de trop lire, je ne me suis pas précipitée sur la toile, je n’ai pas acheté de livre ou autre: je voulais arriver aussi vierge que possible de toute impression à cette séance. Envie de privilégier une approche plus corporelle, dans le faire, dans le ressenti et pas intellectuelle comme j’ai trop tendance à le faire. J’en savais un minimum tout de même sur cette nouvelle façon de comprendre notre expérience intérieure et notre nature profonde, un nouveau modèle fondamental de vie initiée par Eugene Gendlin : ce que la personne qui organise le stage avait pu en dire à droite ou à gauche sur les listes de discussion que nous avons en commun, ce qu’une amie qui en a fait a pu m’en dire à ce moment-là. Assez pour savoir que c’était susceptible de m’intéresser, mais pas trop non plus de façon à ce que je ne m’attende à rien de précis au moment de ma séance à moi.
                                J’avais au préalable réfléchi à quelle question / difficulté je voulais aborder au cours de cette séance. Bon, en même temps, il n’y a pas cinquante choses qui me turlupinent en ce moment… J’ai trouvé cette séance très intéressante et je pense que c’est un outil qui peut m’apporter pas mal de choses. Si pendant Vipassana, j’ai appris à me taire, à observer et accueillir sans fuir, sans retenir (ce qui m’a d’ailleurs servi pour le focusing), là, j’ai apprécié le fait d’interagir avec mes sensations corporelles: d’essayer de voir quelle est leur couleur, si elles ont une odeur… de « dialoguer » en quelque sorte. J’ai aimé ce ballet, cette danse et si je n’ai pas plus de réponses qu’avant la séance, j’en suis sortie apaisée, avec également un éclairage différent qui, j’en suis sûre m’a rapprochée de mon Chemin et m’a donné confirmation de mon envie d’en apprendre davantage sur le focusing (version française).
                                Samedi, après mon travail, j’ai décidé d’enfin rentrer dans un magasin dont plusieurs personnes me parlent depuis fort longtemps: Essence Ciel. Ca s’est décidé comme ça, sur une impulsion, en discutant avec un des clients qui fait justement partie des personnes qui m’en ont maintes fois parlé. Il m’y a d’ailleurs accompagnée :D . Outre les pierres (j’ai ramené un coeur en quartz rose pour ma fille et pris un bracelet pour moi…), j’ai jeté un oeil aux livres d’occasion vendus là. Rien qui ne m’intéresse plus que ça, pas au point de vouloir ressortir avec. Je regarde les cartes, les pendules, je fais le tour de la boutique. En retournant du côté des livres, je vois une étagère, pourtant imposante à laquelle je n’avais pas prêté attention. Et là, me tendant les bras, Focusing – Au centre de soi du Dr Eugene T. Gendlin. J’ai souri. J’adore ce genre de petites non-coïncidences…