Crudivoyage… un jour

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Voilà dix jours que je veux vous reparler de mon crudivoyage; que mon silence ne vous fasse pas croire que j’ai quitté la route, non… en revanche, j’ai décidé de prendre un chemin de traverse et de modifier la donne de ce voyage.
D’abord parce qu’il m’est (à moi toute seule personnellement) impossible de manger à 100% cru dans un environnement où je suis sollicitée par du cuit : un samedi en rentrant du travail, j’ai eu la surprise de voir que mon mari avait préparé des crêpes. Outre que j’aime les crêpes, il n’était pas envisageable pour moi de lui dire que je n’allais pas en manger et de me faire (moi, hein, pas lui…) une assiette de crudités à part. J’imagine que d’autres n’auraient  aucun problème à “manger à part”, j’avoue que cela m’est difficile, surtout quand les plats proposés me plaisent particulièrement. Je peux ne pas prendre de quelque chose qui est proposé quand je trouve mon bonheur par ailleurs sur la table (ne pas manger de cuit s’il y a par ailleurs du cru), mais je ne peux pas manger complètement différemment. Ce qui n’engage que moi, je pense que d’autres y arrivent très bien… je n’en suis pas (encore ?) là.
J’ai commencé par me sentir nulle et minable de ne “pas tenir” avant de prendre le temps de réfléchir à ce qui était important pour moi. Je ne veux pas manger “sous pression”, je veux manger et manger de bonnes choses, bonnes au goût et bonnes pour mon corps pour lui apporter ce dont il a besoin pour fonctionner; je veux prendre soin de moi en mangeant et pas transformer les repas en corvée, en source de stress : ce doit être un plaisir avant tout, je suis quand même en quête d’harmonie !!
J’ai donc décidé de ne pas abandonner mon voyage mais simplement de revoir la donne, de revenir à quelque chose de moins officiel, solennel et d’une certaine façon emprisonnant et de me laisser la possibilité de manger à 70-80-90 ou 100% en fonction de la situation. Mais de manger “en conscience”, en étant heureuse de pouvoir apporter ces aliments à mon corps, en essayant *au maximum* de lui fournir des aliments de qualité.. *au maximum*, ce qui signifie que si je ne trouve pas de fruits et légumes bios, tant pis. Cette façon de faire me convient mieux; je mange certains jours cru à 100%, à 80% d’autres jours mais je ne suis du coup plus focalisée sur la part du cru dans mon alimentation mais sur mon plaisir à manger, à tester de nouvelles recettes ou à partager le même repas que ma famille.

Crudivoyage… jour 003

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Humeur du jour : pas très patiente !! Mais aller courir les magasins de bricolage n’est pas de tout repos avec les trois monstres… Je suis en forme, j’ai toujours des petits boutons autour de la bouche mais ma langue va mieux qu’hier soir. Rien de particulier à noter.

Au menu
Petit-déjeûner : de l’eau citronnée au réveil puis, une vingtaine de minutes plus tard, mon pemier “green smoothie”. J’étais un peu inquiète je dois le dire en mélangeant mes 200g d’épinards à deux bananes et un peu de lait de riz. Mais finalement, je me suis régalée, même si quand même c’était un peu inhabituel comme goût, de la banane légèrement piquante. Enfin, je suis moins inquiète pour les prochains :) (même si je doute d’arriver facilement à masquer le gout de la spiruline, à moins qu’il ne soit moins prononcé que celui de la chlorella ?)
Déjeûner : je pensais que nous serions de retour à la maison, mais finalement nos courses nous ont pris plus de temps et là où nous étions, le plus rapide et le moins cher c’était la cafèt’ d’Ikéa. Sauf que les monstres voulaient des hot-dogs et qu’en haut il y avait la queue. J’ai hésité à attendre de rentrer pour manger, mais j’avais faim et il me semblait dangereux de reprendre le volant après les courses supplémentaires (bibliothèque pour les garçons, offerte par leur arrière-grand-mère) en ayant le ventre vide. J’ai donc pris un sandwich au poulet, le seul dans lequel il y avait un peu de verdure. Il m’est resté sur l’estomac. Je ne sais pas si c’est parce que je l’ai mangé en étant contrariée de n’avoir pas pensé à apporter un casse-croûte pour moi et en n’ayant pas du tout envie de ce sandwich ou si c’est que mon corps n’a pas apprécié de revenir au cuit.
Goûter : un melon de taille moyenne, un peu de lait de coco pour un smoothie d’enfer ! Quand on le boit on a le goût du melon et ensuite, ne reste en bouche que celui du coco, un bonheur. Là j’ai eu du plaisir à boire. J’ai complété avec un nectar de banane.

Edit :
Dîner : l’Homme avait acheté des kits à kebab (beurk) samedi en faisant les courses; ils prenaient plein de place dans le frigo et je me suis dit que ce serait l’occasion de s’en débarrasser. J’ai donc découpé tomates et oignons en petits dés, râpé des carottes, sorti un assortiment de salades et jeunes pousses vertes du frigo en me disant que je ne mangerai que le cru. Je n’avais pas prévu que l’Homme s’occuperait de préparer les kebabs et arriverait avec mon assiette déjà prête. J’ai encore à travailler sur ce plan, il m’a été impossible de lui dire non et j’ai mangé mon kebab à la viande de dinde marinée (quelle horreur d’appeler ça “kebab” !). J’ai essayé de compenser en commençant par le cru (pour éviter la leucocytose digestive) et en mangeant beaucoup de légumes verts. Avec le recul, je me demande si cela n’a pas contribué à mon insomnie; une chose est sûre : j’ai eu froid presque aussitôt le repas terminé ce qui compte tenu de la chaleur était surprenant.

Crudivoyage… jour 002

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Humeur du jour : je me suis réveillée fatiguée, la bouche pâteuse et le nez bouché. Pas en forme. J’ai mal dormi et en me réveillant j’étais en train de penser « eat your greens and your sprouted beans ! ». Bah oui, les acides aminés formant les protéines, quand on mange raw, on va les trouver dans les légumes verts à feuilles, les graines germées, les oléagineux. On peut aussi ajouter à cela les excellentes protéines de la spiruline ou d’autres “super aliments” qu’il est très facile d’ajouter incognito à un smoothie.
Karen Knowler aborde cette question des acides aminés (question 3) :

There are 22 amino acids that our body needs to thrive - or at least that is what science has identified to date (we must always remember that nutrition is not yet a complete science and may well never be). Eight of these are termed “essential amino acids” because the body cannot manufacture them itself and therefore needs to obtain them from food. In a raw vegan diet, the best and most concentrated sources of amino acids come from those food groups listed below, although protein is present in every living thing, so not getting enough, while not impossible, is generally difficult!
Green Leafy Vegetables ~ Nuts ~ Seeds ~ Sprouted Grains ~ Sprouted Beans
And some good examples of foods from each of these food groups are:
Spinach, kale, broccoli, sprouted wild rice, carob, cacao, oats, raisins, sunflower seeds, sesame seeds, pumpkin seeds, flax seeds (linseed), sprouted wheat, sprouted buckwheat, sprouted soya beans, almonds, walnuts, hazelnuts, macadamia nuts, peanuts, hemp seeds, hemp protein powder (excellent), sprouted quinoa, mung beans, lentils, aduki, chickpeas etc, bee pollen, spirulina, E3 Live, Pure Synergy, maca, avocado, and many more - so plenty of choice!

Selon la nouvelle liste des ANC (apports nutritionnels conseillés), il suffit de 0,8 grammes de protéine par kilo et par jour pour couvrir nos besoins. Seules les femmes enceintes ou qui allaitent, les sportifs de très haut niveau et les enfants ont des besoins légèrement supérieurs. Je ne suis pas enceinte et l’allaitement de ma demoiselle est tellement en pointillés que je ne pense pas que cela influe sur mes besoins. Je dois peser 78 kg je pense (pas de balance) ce qui correspondrait à des besoins en protéines de 78*0,8 = 62 g.
Pour info, 100 g d’épinards crus contiennent 2,7 g de protéines, même quantité de protéines à peu près dans 5 g de spiruline; il faudrait que je pèse ce que je mange pour savoir avec exactitude si mes apports sont suffisants. Mais je n’ai pas envie de cette contrainte : je ne me souciais pas de savoir si mes apports étaient couverts avant, en mangeant de façon peu ou pas saine, je suis certaine de gagner au change, à condition de m’assurer de la variété des produits qui composent mes repas.

A la réflexion, en lisant les compte-rendus (le jour 1 se trouve par là) qu’a fait Steve Palina de ses 30 jours de nourriture crue, je me demande si je ne vais pas m’astreindre à peser ma nourriture et à évaluer mes apports caloriques et nutritionnels : j’ai trouvé intéressant qu’il le fasse (ainsi que son compte-rendu final) et ça permet aussi de voir où on va… à réfléchir donc !!
Edit : J’ai eu un autre coup de barre vers 18h, probablement en lien avec ma fatigue générale. J’ai remarqué que je n’ai pas eu froid juste après manger hier comme aujourd’hui, alors que ces derniers temps cela m’arrivait systématiquement. Par contre, ma mycose me fait souffrir comme cela n’était pas arrivé depuis longtemps : mon pied me gratte de façon assez intense et rien ne semble calmer les démangeaisons. Je remarque ce soir des boutons un peu partout : sur le viage, les membres. Ils sont discrets, mais je les vois.

Au menu
Petit-déjeûner : un verre d’eau citronnée au réveil. Un peu plus tard, un smoothie réalisé à partir de deux bananes, deux kiwis, un peu de lait de riz et de nectar de banane et un filet de lait de coco. Soit environ 1 litre de liquide. On sentait trop le kiwi, j’ai vite eu assez du piquant et je pense que la prochaine fois je diminuerai les quantités de kiwi par rapport à la banane.
Déjeûner : encore une grosse salade composée, que je n’ai pas terminée (mais j’aurais peut-être du car j’ai eu faim assez vite après le repas… sauf que j’ai quand même quitté la table en étant rassasiée).
Pour cette salade, j’ai utilisé du chou-fleur, un oignon rouge, un peu de poivron orange, du fenouil coupé en petits dés et je l’ai saupoudrée de persil frais. Comme ça me paraissait sec, j’ai ajouté une tomate également coupée en dés. Le tout accompagné d’un ensemble de jeunes pousses de lollo rossa, batavia verte, épinard et mizuna. J’ai utilisé ce qu’il me restait hier de purée d’amandes au citron pour confectionner une sauce : j’ai ajouté de l’huile d’olive, de l’huile de noix, de l’isio 4 (pas sûre que celle-là soit PPF - première pression à froid - contrairement aux deux autres!), du vinaigre, sel, poivre, levure alimentaire et un peu de lait de coco. Je me suis régalée. Moi qui n’avais jamais mangé de fenouil, j’ai adoré le goût anisé qu’il a apporté à ma salade.
Goûter : j’ai préparé une grande salade de fruits à partager avec le enfants; un ananas, un kiwi, une banane, deux pommes, une orange. J’ai ajouté des biscuits pour eux. J’ai mangé la plus grande partie de la salade, soit trois petits bols bien pleins; vers la fin, l’ananas me piquait vraiment la langue et si cela n’avait pas été le dernier morceau, j’aurais arrêté d’en manger. J’ai eu une réaction juste après : la langue qui pique et des boutons autour de la bouche, un peu comme quand je mange de l’aubergine. Ce soir, ce n’est toujours pas passé, ma langu est toujours bizarre, presque comme brûlée et j’ai toujrous des boutons rouges autour de la bouche. Je me demande si c’est une réaction au kiwi (ça piquait sec ce matin quand j’ai bu mon smoothie) ou à l’ananas ou à l’ananas pas bio…. il va falloir expérimenter.
Dîner : du nectar de banane un peu avant le repas au cours duquel j’ai mangé la même chose qu’à midi, sensiblement dans les mêmes quantités. J’ai quitté la table rassasiée. Je suis surprise de voir que les glaces et autres bonbons grignotés devant la télé par l’Homme ne m’ont, hier comme aujourd’hui, absolument pas tentée.

Crudivoyage… jour 001

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Je n’avais pas vraiment planifié ce voyage mais je me suis rendue compte que j’étais déjà en route, juste pas officiellement ! Je me suis dit qu’il serait intéressant pour moi d’officialiser les choses et de conserver une trace de ce voyage… d’où ce premier post :). Ceci dit, à la réflexion, peut-être que j’avais inconsciemment peur qu’en officialisant, je me sente sous pression, emprisonnée… en tous cas, là, maintenant je fais le choix de partir en crudivoyage.
Humeur du jour : je me sens bien, j’ai la pêche, je suis pleine d’enthousiasme même si pas vraiment patiente avec les enfants. J’ai des envies de verdure, de crudités, d’eau, de fruits, de jus… je suis même passée devant les M&M’s au peanut butter qui sont dans le placard sans plonger la main dans le bol : ça ne me fait pas envie.
Edit : Ca c’était pour le matin; à partir de 18h, j’ai commencé à avoir mal à la tête et la sensation d’euphorie de la journée a nettement reculé. Je me suis demandée si c’était l’effet du manque de sommeil ou si mon apport calorique était insuffisant. J’ai l’impression ce soir de flotter légèrement dans mon jean (on ne rigole pas à la pensée que je me fais des idées siouplé). Je suis un peu contrariée aussi parce que manger cru quand l’homme est à la maison risque de s’avérer une tâche plus ardue que ce que je pensais. Je ne sais pas encore trop comment réagir et gérer cette situation… on verra demain, puisq’il paraît que la nuit porte conseil.

Au menu
Petit-déjeûner : au réveil, un verre d’eau citronnée. Une heure plus tard, un smoothie composé d’une banane, d’un kiwi et d’un demi-verre de jus de fraises que la poulette n’avait pas terminé.
Déjeûner : je me suis inspirée d’une recette de Renee, The Brady Bunch Mom : Sweet cauliflower salad. Je ne sais pas s’il y a une différence entre le cauliflower (chou-fleur) et le sweet cauliflower, il va falloir que je me renseigne.

J’ai donc utilisé :
- 4 têtes de chou-fleur (pas bio parce que vu la tête noirâtre des chou-fleurs bio du supermarché, les pas bio étaient plus apétissants) que j’ai découpées en petits morceaux.
- 1 banane (bio)
- 4 ou 5 dattes deglet nour (bio) coupées en petits morceaux
Pour la sauce, je voulais utiliser des noix de cajou, mais cela fait deux fois que je passe à Satoriz et qu’ils sont en rupture de stock. J’ai improvisé et pris de la purée d’amandes complètes que j’ai mélangée à du jus de citron avant de saler et poivrer le tout. Comme j’avais mis un peu trop de citron, j’ai rajouté un peu de purée d’amandes jusqu’à ce que ça plaise à mon palais.
J’ai aussi râpé des carottes, ajouté du gomasio et un peu d’huile d’olive dessus, des olives et des pointes d’asperges pour être sûre que les enfants mangeraient quelque chose mais je n’ai mangé quant à moi que le chou-fleur ensalade ainsi que quelques radis : les carottes ne me tentaient pas.
J’ai aimé le mélange des saveurs de cette salade de chou-fleur cru mais à la réflexion, j’ai mis trop de dattes : sur la fin ça m’écoeurait un peu tellement c’était sucré. L’accompagnement citron-purée d’amandes était à mon goût et a même plu à mon cadet (qui a mangé du chou-fleur cru en se régalant alors que cuit il déteste ça).
Goûter : un smoothie fait à partir d’une banane, de fanes de radis, de quelques prunes jaunes, une datte, une pomme. Plutôt bon :). Par contre, le blender du robot a eu du mal à “blender” la datte.
Dîner : une demi-heure avant le repas, j’ai mangé quelques prunes jaunes et bu deux verres d’eau. Pour le repas : carottes râpées, tomates, oignon rouge, radis.J’ai mis du gomasio et de l’huile d’olive dessus avant de réaliser que le gomasio, sésame grillé au feu de bois ne rentrait probablement pas dans la catégorie “raw”. De même, la purée d’amandes que j’ai a aussi été grillée au feu de bois avant d’être meulée à froid. Il va falloir que je me penche plus précisément sur la question de la fabrication des purées d’oléagineux.

Objectifs : Ah oui, si j’officialise les choses, je crois important de me fixer un objectif. En l’occurence manger exclusivement cru jusqu’au 31 août. L’idée est d’éliminer les toxines, sinon toutes du moins une bonne partie, que j’ai accumulées par des années de malbouffe, de voir si ce type d’alimentation me convient, si j’en retire des bénéfices en termes de vitalité. Je ne cherche pas spécialement à perdre du poids (mais si des kilos veulent en profiter pour me lâcher les cuisses, je ne dirais pas non), juste à de dépolluer, à manger mieux, à me reconnecter à mon corps pour écouter ce qu’il a à me dire et aviser à partir de là si je continue ou pas.
Je crois que ce journal sera aussi celui d’un voyage plus intérieur, spirituel; ce qu’en dit Matt Monarch me parle vraiment : “By no means do I feel or claim that I am a ’spiritual guru’. Nonetheless, from my personal experience and the testimonials of many others, if you adhere to a balanced 100% Raw Food Diet, your body will become more vibratory, flowing with that universal cosmic energy.” Je ne sais pas ce qu’il en sera, mais j’ai envie de voir par moi-même :).

Going raw

Harmonie Alimentaire 8 commentaires »

Les dix derniers jours de notre déménagement, nous avons très mal mangé : sandwiches “classiques” et fast-food à presque tous les repas. L’Homme avait encartonné tout le nécessaire pour cuisiner, provisions comme ustensiles, pressé et stressé qu’il était par notre changement de domicile.
J’ai eu du mal à me remettre de cette malbouffe, soit que mon corps crie plus vite et plus fort son ras-le-bol, soit que je sois plus à l’écoute, voire un mélange des deux. J’avais tout doucement commencé à avancer sur ce chemin en début d’année, j’ai encore progressé et, si c’est moi qui m’occupe des repas, je peux dire qu’à l’heure actuelle je dois manger raw (cru) à 60%. Ce n’est pas beaucoup, mais c’est bien plus qu’il y a quelques mois et j’espère arriver à manger cru à 100%, pas forcément sur la durée, mais au moins assez longtemps pour expérimenter les effets sur moi de cette alimentation et voir si cela me convient ou pas. Quand c’est l’Homme qui s’occupe des repas (le week-end), le pourcentage tombe drastiquement… je vais aussi travailler à changer ceci et à faire valoir mes envies et besoins. Mais il me sera difficile de ne pas manger ce qu’il prépare ou de ne pas piocher dans les bonbons et glaces qu’il rapporte régulièrement…
Mon principal souci, compte tenu de notre nouveau lieu d’habitation, est de me procurer des légumes et fruits issus de l’agriculture biologique : l’intérêt de manger cru me semble bien diminué par le fait d’avaler dans le même temps pesticides et autres produits chimiques de l’agriculture “conventionnelle”. Il faut que j’aille faire le tour des marchés locaux pour trouver des producteurs, pas forcément estampillés “bio” mais qui cultivent de fait selon les normes de l’agriculture bio et sinon, je me rabattrais, à regrets, sur le mini rayon de fruits et légumes bio de la moyenne surface la plus proche.
J’avais donné quelques liens et pistes de lecture dans un précédent billet. Mon chemin tout au long des deux derniers mois a plus particulièrement été accompagné par Karen Knowler, The Raw Food Coach : son site, son blog, son e-zine hebdomadaire et un de ses livres, How to get started with raw foods. Carottes râpées, tomates, salades, concombres, radis, pommes, bananes, jus de fruits, smoothies 100% fruits, noix de cajou… pour le moment, pas de monotonie en vue. Je me demande ce qu’il peut en être en hiver.

Des blogs à explorer…
DiscoverRaw
Julie’s Raw Ambition
Living the fruity life
Rawdorable
Raw Canadian Girl
Naked food cafe

Source image : Athens Exchange

Combler les vides

Harmonie Alimentaire 9 commentaires »

J’ai pris conscience depuis plusieurs années déjà que je mange parfois non par faim mais pour combler les vides. Du sucré, du chocolat, de l’industriel à la limite de l’écoeurant. Souvent, cela va de pair avec des achats de livre presque compulsifs. Je me sens vide dans ces périodes, je comble le vide comme je peux. Quand je me sens bien, je mange “bien” (mes envies correspondent aux besoins de mon corps, je mange en conscience, à ma faim).
Après une période où mon corps me hurlait son refus d’autre chose que des crudités, me voici à nouveau dans une phase où je mange à nouveau non par faim, mais pour remplir et à la limite, on pourrait dire que je recherche cet écoeurement, la lourdeur après avoir ingéré trop de sucré.
J’allais écrire que je ne voyais pas quel vide je pouvais bien chercher à masquer ainsi en me remplissant le ventre quand la connexion s’est faite entre vide et ventre. J’ai compris.
Cette compréhension va, je l’espère, me permettre de tourner la page, de retrouver un équilibre et de cheminer vers une nouvelle harmonie en matière d’alimentation. Et surtout, d’avancer vers davantage de respect pour mon corps, qui est ce qu’il est et comme il est (et là, le post de Taàri trouve un écho) mais dont je me dois de prendre soin.

Source image

Crusine

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J’ai passé le mois de janvier à avoir des nausées à la fin de chaque repas, pas faim, barbouillée quasiment en permanence. Je me suis d’abord dit que les fêtes étaient passées par là, et puis que le stress lié à ma prochaine reprise du travail expliquait sans doute ces désordres.
Devant leur persistance alors que les fêtes étaient un souvenir de plus en plus lointain, alors la reprise du travail prenait une tournure beaucoup plus positive et enthousiasmante, je me suis finalement souvenue qu’il y a dix ans maintenant, j’ai vécu la même chose. Quelques mois pendant lesquels je n’ai mangé que peu, quelques mois d’une détox sans volonté de le faire, juste en écoutant ce que mon corps me disait (enfin, “hurlait” plutôt). Dix ans après, bien des choses ont changé, mais je me dis que j’entame un nouveau cycle, une nouvelle phase et que, somme toute, peut-être que mon corps me dit qu’il est temps de faire du nettoyage pour attaquer la suite.
Parmi les rares choses qui “passent” sans que je n’aie le coeur au bord des lèvres à la fin du repas, les crudités. Du coup, je surfe sur les sites, forums et blogs “raw”, je me trouve des pistes de lecture et je vois que ce à quoi intellectuellement je pourrais aspirer (nourriture plus saine, végétarisme) m’est finalement presque imposé par les réactions de mon corps (une grande première l’autre jour, j’ai refusé, oui, refusé, du chocolat : rien que l’odeur m’en soulevait le coeur et pour une fois j’ai réussi à “écouter” ma réaction).
Le positif, c’est que les crudités passent aussi avec les enfants (alors que les “cuidités”, bof) : nous nous sommes régalés à midi de légumes râpés, chacun a pioché sur la table dans ce qui lui faisait envie / plaisir. Une expérience de “crusine” à renouveler.
Lectures en vue
Conscious Eating - Gabriel Cousens
Raw Living - Kate Wood
Raw: The Uncook Book : New Vegetarian Food for Life - Juliano, Erika Lenkert

Sur Internet
Gone raw
The raw food coach (des pdfs “pour commencer”)
The garden diet
Give it to me raw
We like it raw
Kristen’s Raw
The raw kitchen

Bilan alimentation : Jour 002

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Menus :
Matin : Pollen, une tasse de maté
Midi : quico + blettes + pois chiches
Goûter : 2 galettes bretonnes
Soir : Poêlée de légumes - Riz et hmm… pop corn caramélisé en dessert.

J’ai oublié la chlorella ce matin et ce midi.

Des écarts : un petit gouter fourré à la fraise après le repas de midi.

Positif : pas d’Ice tea ce soir alors qu’il était sur la table.

Bilan alimentation : Jour 001

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Menus :
Matin : Un verre de jus de citron, une tasse de maté, une tranche de napolitain.
Midi : viande + pommes de terres sautées + cheese nans… bof bof, mais c’est pas moi qui cuisinais.
Goûter : quelques noix de cajou et raisins secs.
Soir : palets de légumes, une pomme.

Avant chaque repas, deux comprimés de chlorella.

Des écarts : une tranche de napolitain ce matin, trois (grosses) cuillerées de nutella ce soir en regardant Printemps, Eté, Automne, Hiver et Printemps.

Positif : j’ai résisté à l’Ice Tea à midi (bu du maté à la place) et ce soir. Mon dernier verre de coca remonte donc à hier soir, j’aimerais arriver à faire en sorte que ça soit le dernier.

Noix de cajou et coco

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J’ai des fringales de noix de cajou ces derniers temps. Et de coco.
Signal que je manque de magnésium, dont ces deux noix sont riches ?

Noix de cajou - Noix de pécan (medisite)
Noix de cajou (wikipedia)
Noix de cajou et pages suivantes (aprifel)

Noix de coco (medisite)
Noix de coco (wikipedia)
Noix de coco et pages suivantes (aprifel)

En route pour la détox’

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Je me sens encrassée depuis des années, mais entre les grossesse et les allaitements, il ne m’a pas été possible d’agir en profondeur.
J’allaite toujours mais je crois qu’il est temps de faire quelque chose, je sens que j’ai atteint un point où il FAUT que j’agisse.
En douceur d’abord.
Supprimer tout ce qui est industriel (biscuits, plats tout prêts…) dans un premier temps, privilégier les aliments sains et vivants, diminuer voire supprimer la viande (végétarisme ou plutôt ovo-lacto-végétarisme pour commencer).
Ensuite j’envisagerai une monodiète de pommes précédée d’un lavement (oui, pas appétissant mais je pense que ça me sera bénéfique).

Ce matin : jus de citron et un peu plus tard un mug de maté (version anglophone). C’est bon le maté, je ne connaissais pas autrement que de nom. Ca m’a un peu rappelé le goût du lapacho.

Bémol, un bout de napolitain qui me faisait de l’oeil s’est fait manger… c’est une chose difficile pour moi d’essayer de manger “autrement” en étant entourée de tentations. Une difficulté supplémentaire réside dans le côté addictif des aliments industriels, en particulier les biscuits etc. : j’observe un phénomène de “toujours plus” (pour moi : je ne suis pas rassasiée et bien souvent ne peux m’arrêter que quand le paquet est terminé) et une difficulté à s’en passer pour mes enfants.