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sept 23
Dimanche, en rentrant du travail, je me suis effondrée sur le canapé. Ma demoiselle m’a fait un énorme câlin et puis, elle s’est mise à danser en chantant. Je n’ai pas prêté attention aux paroles inventées de sa chanson, jusqu’à ce que le mot “magie” m’attire l’oreille.
Elle chantait :
“J’aime la magie, elle est partout autour de moi….”
Words of wisdom indeed, dont il faudrait que je me souvienne plus souvent. Surtout en ce moment.
août 27
Inspirée par Boho Girl, j’ai fait à mon tour ma mosaic of me… je ne sais pas quoi penser du résultat, j’ai l’impression qu’il me dit quelque chose, mais je ne sais pas (encore) quoi… le fait de n’avoir trouvé aucune image pour la dernière question me perturbe…

Voici comment procéder :
Il suffit de taper sa réponse à chacune des questions dans la boîte de recherche flickr et de chosir, uniquement sur la première page des résultats, l’image qui vous plaît le plus. Copier et coller chacune des URLs ainsi obtenues dans mosaic maker (choisir 3 colonnes, 4 rangées) et voilà…
Les questions:
1. Quel est votre prénom ? (Sandrine)
2. Quel est votre nourriture préférée ? (Japanese)
3. Dans quel lycée êtres-vous allé(e)s ? (Marguerite de Navarre)
4. Quelle est votre couleur préférée ? (Green)
5. Votre béguin pour une célébrité ? (Kiefer sutherland)
6. Boisson favotire ? (Earl Grey)
7. Vacance de rêve ? (Iceland)
8. Dessert préféré ? (Ice cream)
9. Que voulez-vous être quand vous serez grand(e)s ? (Artist)
10.Qu’aimez-vous le plus dans la vie ? (Surprises)
11. Un mot pour vous décrire ? (Complex)
12. Votre pseudo flickr (Aegiale)
Les images…
1. s-in-the-street, 2. Fuji-san Sunrise, 3. Le Jour ni l’Heure, 4. Green and Wet, 5. K S, 6. CCGS Earl Grey, 7. Not available, 8. Blueberry Muffin Ice Cream, 9. Artist Under Bridge, 10. Surprised door knob, 11. Olympic complex Athens at sunset12. Not available
août 21
Je n’avance pas beaucoup dans l’atelier, encore que je réalise que j’ai finalement indirectement fait quelques exercices aujourd’hui. J’ex-prime, je sors de moi des choses imprévues ou plutôt des choses sortent sans que je le veuille vraiment, parfois ce que je voudrais faire sortir n’est pas ce qui vient. J’ai l’impression d’être un oignon qui s’éplucherait lui-même… je ne sais pas ce qu’il restera à la fin, l’essentiel ?
J’avance aussi sur le plan spirituel, tout est lié, tout est connecté, tout est un…
Déstabilisant, “puissantifiant” aussi.
août 19
Par ce blog, ou un autre, des liens se sont tissés.
Comme le hasard n’existe pas, que ces personnes étaient sur ma route pour une bonne raison (et moi sur la leur ;p)!), ces liens se sont resserrés pour finir par donner naissance à un bébé, un nouveau blog destiné à partager plus particulièrement le bout de chemin que nous faisons ensemble : l’atelier de Suzi Blu, l’Artist’s Way de Julia Cameron que je vais enfin pouvoir recommencer accompagnée et nos expériences en matière de journal créatif.
La dynamique qui naît du groupe m’est précieuse, je suis certaine que j’aurais encore procrastiné mon retour au journal créatif plus longtemps s’il n’y avait pas eu Nolwenn et Maman Sur Sa Planète dans mes parages. Merci à elles deux pour la route à venir qui promet d’être longue, enrichissante et FABULEUSE !
août 16
Voilà dix jours que je veux vous reparler de mon crudivoyage; que mon silence ne vous fasse pas croire que j’ai quitté la route, non… en revanche, j’ai décidé de prendre un chemin de traverse et de modifier la donne de ce voyage.
D’abord parce qu’il m’est (à moi toute seule personnellement) impossible de manger à 100% cru dans un environnement où je suis sollicitée par du cuit : un samedi en rentrant du travail, j’ai eu la surprise de voir que mon mari avait préparé des crêpes. Outre que j’aime les crêpes, il n’était pas envisageable pour moi de lui dire que je n’allais pas en manger et de me faire (moi, hein, pas lui…) une assiette de crudités à part. J’imagine que d’autres n’auraient aucun problème à “manger à part”, j’avoue que cela m’est difficile, surtout quand les plats proposés me plaisent particulièrement. Je peux ne pas prendre de quelque chose qui est proposé quand je trouve mon bonheur par ailleurs sur la table (ne pas manger de cuit s’il y a par ailleurs du cru), mais je ne peux pas manger complètement différemment. Ce qui n’engage que moi, je pense que d’autres y arrivent très bien… je n’en suis pas (encore ?) là.
J’ai commencé par me sentir nulle et minable de ne “pas tenir” avant de prendre le temps de réfléchir à ce qui était important pour moi. Je ne veux pas manger “sous pression”, je veux manger et manger de bonnes choses, bonnes au goût et bonnes pour mon corps pour lui apporter ce dont il a besoin pour fonctionner; je veux prendre soin de moi en mangeant et pas transformer les repas en corvée, en source de stress : ce doit être un plaisir avant tout, je suis quand même en quête d’harmonie !!
J’ai donc décidé de ne pas abandonner mon voyage mais simplement de revoir la donne, de revenir à quelque chose de moins officiel, solennel et d’une certaine façon emprisonnant et de me laisser la possibilité de manger à 70-80-90 ou 100% en fonction de la situation. Mais de manger “en conscience”, en étant heureuse de pouvoir apporter ces aliments à mon corps, en essayant *au maximum* de lui fournir des aliments de qualité.. *au maximum*, ce qui signifie que si je ne trouve pas de fruits et légumes bios, tant pis. Cette façon de faire me convient mieux; je mange certains jours cru à 100%, à 80% d’autres jours mais je ne suis du coup plus focalisée sur la part du cru dans mon alimentation mais sur mon plaisir à manger, à tester de nouvelles recettes ou à partager le même repas que ma famille.
août 15
Je crois que c’est le mot qui décrit le mieux ces derniers jours : je vibre !
Un post de Lilly reprenant une citation de G.B. Shaw a inspiré une future page de journal, encore sous forme de croquis. Cette phrase, Life isn’t about finding yourself, life is about creating yourself, a trouvé un écho très fort compte tenu de mes angoisses du moment. Peut-être qu’effectivement le chemin que j’ai à faire n’est pas pour trouver mais pour créer. Je cherche, je cherche et je n’avance finalement pas beaucoup… je ne trouve pas. Peut-être que le temps de l’introspection est terminé, qu’il me faut maintenant retrousser mes manches, mettre les mains dans le cambouis ou la peinture (ou l’argile, ou le papier, ou…). Je trouve que ce post s’inscrit pour moi dans quelque chose de plus grand et ce n’est certainement pas un hasard si je suis encore tombée sur cette citation trois fois sur des bogs différents après l’avoir vue chez Lilly.
Un autre blog découvert il y a quelques jours, Free To BE - The Goddess In Me, me donne des frissons quand je le lis. Pas tous les posts, mais certains touchent pile poil à l’inexprimé chez moi et je retrouve chez Goddess Diana des mots que j’aurais pu écrire si… J’aime son point de vue, justement le fait qu’il soit changement et je me suis particulièrement retrouvée dans son passage du pourquoi à qu’est-ce que ? J’ai trouvé de l’inspiration dans certains des bumper stickers dont elle parle…. bref, tout comme les posts d’Anne Ohman, ceux de Diana sont pour moi une invitation à BRILLER (SHINE).
Je suis heureuse de tout ce qui est en train de se produire en ce moment, des nouvelles expériences, des anciennes que je reprends, des personnes rencontrées et / ou avec lesquelles des liens se tissent…
Je vibre, je vis !
août 12
Aujourd’hui, dans les cartons du bureau, j’ai retrouvé…

… ma boîte à trésors (des lettres, les bracelets de naissance des enfants…)
… les cahiers dans lesquels je fais(ais) mes Morning Pages (mais pas les mêmes en petite taille qui me servaient ou devaient me servir d’Art Journals)
… mes baguettes de yi king
… la pochette avec les feutres couleurs peau
… le gesso, les crayons de couleurs, les feutres (mais toujours pas mes pastels à l’huile)
… ma statuette de sorcière et mes bouddhas
… mon premier jeu de tarot offert par mon Homme
… mon jeu d’échecs en pierre
… mon tout premier dragon, en verre (et là, il attaque la mini mini statue de la liberté)
… les gouaches, l’aquarelle, les tubes de peinture acrylique
Je suis CONTENTE !!
août 03
Il y a 18 ans, mon grand-père décédait d’un cancer. Pourtant accompagné tout au long de ses derniers jours à l’hôpital, il a choisi de mourir seul, pendant les seules et quelques minutes où personne n’était à son chevet : ni sa fille, ni sa femme qui se relayaient pour le veiller.
Une majorité plus tard, la blessure d’avoir du dire aurevoir au seul grand-père que j’aie jamais eu n’est toujours pas refermée. Je me demande encore si ça aurait changé quelque chose qu’il sache, s’il se serait mieux ou tout simplement battu s’il avait su sa maladie.
Je suis triste qu”il n’ait pu connaître ses arrière-petits-enfants et qu’eux ne connaissent de lui que des photos ou mes souvenirs. J’aurais aimé qu’il les emmène, comme moi quand j’étais petite, regarder les trains passer, assis sur la borne à incendie. Qu’il les traine dans un carton, qu’il leur fasse conduire la voiture pour la rentrer au garage. Qu’il les pousse sur la balançoire du jardin. Qu’il leur raconte “quand il était petit”. Qu’il arrose le jardin avec eux. Que…
Même s’il est toujours là avec nous, j’aurais aimé qu’il le soit autrement qu’en souvenirs, photos, paroles, autrement que juste dans nos coeurs.
juil 30
Humeur du jour : pas très patiente !! Mais aller courir les magasins de bricolage n’est pas de tout repos avec les trois monstres… Je suis en forme, j’ai toujours des petits boutons autour de la bouche mais ma langue va mieux qu’hier soir. Rien de particulier à noter.
Au menu
Petit-déjeûner : de l’eau citronnée au réveil puis, une vingtaine de minutes plus tard, mon pemier “green smoothie”. J’étais un peu inquiète je dois le dire en mélangeant mes 200g d’épinards à deux bananes et un peu de lait de riz. Mais finalement, je me suis régalée, même si quand même c’était un peu inhabituel comme goût, de la banane légèrement piquante. Enfin, je suis moins inquiète pour les prochains (même si je doute d’arriver facilement à masquer le gout de la spiruline, à moins qu’il ne soit moins prononcé que celui de la chlorella ?)
Déjeûner : je pensais que nous serions de retour à la maison, mais finalement nos courses nous ont pris plus de temps et là où nous étions, le plus rapide et le moins cher c’était la cafèt’ d’Ikéa. Sauf que les monstres voulaient des hot-dogs et qu’en haut il y avait la queue. J’ai hésité à attendre de rentrer pour manger, mais j’avais faim et il me semblait dangereux de reprendre le volant après les courses supplémentaires (bibliothèque pour les garçons, offerte par leur arrière-grand-mère) en ayant le ventre vide. J’ai donc pris un sandwich au poulet, le seul dans lequel il y avait un peu de verdure. Il m’est resté sur l’estomac. Je ne sais pas si c’est parce que je l’ai mangé en étant contrariée de n’avoir pas pensé à apporter un casse-croûte pour moi et en n’ayant pas du tout envie de ce sandwich ou si c’est que mon corps n’a pas apprécié de revenir au cuit.
Goûter : un melon de taille moyenne, un peu de lait de coco pour un smoothie d’enfer ! Quand on le boit on a le goût du melon et ensuite, ne reste en bouche que celui du coco, un bonheur. Là j’ai eu du plaisir à boire. J’ai complété avec un nectar de banane.
Edit :
Dîner : l’Homme avait acheté des kits à kebab (beurk) samedi en faisant les courses; ils prenaient plein de place dans le frigo et je me suis dit que ce serait l’occasion de s’en débarrasser. J’ai donc découpé tomates et oignons en petits dés, râpé des carottes, sorti un assortiment de salades et jeunes pousses vertes du frigo en me disant que je ne mangerai que le cru. Je n’avais pas prévu que l’Homme s’occuperait de préparer les kebabs et arriverait avec mon assiette déjà prête. J’ai encore à travailler sur ce plan, il m’a été impossible de lui dire non et j’ai mangé mon kebab à la viande de dinde marinée (quelle horreur d’appeler ça “kebab” !). J’ai essayé de compenser en commençant par le cru (pour éviter la leucocytose digestive) et en mangeant beaucoup de légumes verts. Avec le recul, je me demande si cela n’a pas contribué à mon insomnie; une chose est sûre : j’ai eu froid presque aussitôt le repas terminé ce qui compte tenu de la chaleur était surprenant.
juil 29
Humeur du jour : je me suis réveillée fatiguée, la bouche pâteuse et le nez bouché. Pas en forme. J’ai mal dormi et en me réveillant j’étais en train de penser « eat your greens and your sprouted beans ! ». Bah oui, les acides aminés formant les protéines, quand on mange raw, on va les trouver dans les légumes verts à feuilles, les graines germées, les oléagineux. On peut aussi ajouter à cela les excellentes protéines de la spiruline ou d’autres “super aliments” qu’il est très facile d’ajouter incognito à un smoothie.
Karen Knowler aborde cette question des acides aminés (question 3) :
There are 22 amino acids that our body needs to thrive - or at least that is what science has identified to date (we must always remember that nutrition is not yet a complete science and may well never be). Eight of these are termed “essential amino acids” because the body cannot manufacture them itself and therefore needs to obtain them from food. In a raw vegan diet, the best and most concentrated sources of amino acids come from those food groups listed below, although protein is present in every living thing, so not getting enough, while not impossible, is generally difficult!
Green Leafy Vegetables ~ Nuts ~ Seeds ~ Sprouted Grains ~ Sprouted Beans
And some good examples of foods from each of these food groups are:
Spinach, kale, broccoli, sprouted wild rice, carob, cacao, oats, raisins, sunflower seeds, sesame seeds, pumpkin seeds, flax seeds (linseed), sprouted wheat, sprouted buckwheat, sprouted soya beans, almonds, walnuts, hazelnuts, macadamia nuts, peanuts, hemp seeds, hemp protein powder (excellent), sprouted quinoa, mung beans, lentils, aduki, chickpeas etc, bee pollen, spirulina, E3 Live, Pure Synergy, maca, avocado, and many more - so plenty of choice!
Selon la nouvelle liste des ANC (apports nutritionnels conseillés), il suffit de 0,8 grammes de protéine par kilo et par jour pour couvrir nos besoins. Seules les femmes enceintes ou qui allaitent, les sportifs de très haut niveau et les enfants ont des besoins légèrement supérieurs. Je ne suis pas enceinte et l’allaitement de ma demoiselle est tellement en pointillés que je ne pense pas que cela influe sur mes besoins. Je dois peser 78 kg je pense (pas de balance) ce qui correspondrait à des besoins en protéines de 78*0,8 = 62 g.
Pour info, 100 g d’épinards crus contiennent 2,7 g de protéines, même quantité de protéines à peu près dans 5 g de spiruline; il faudrait que je pèse ce que je mange pour savoir avec exactitude si mes apports sont suffisants. Mais je n’ai pas envie de cette contrainte : je ne me souciais pas de savoir si mes apports étaient couverts avant, en mangeant de façon peu ou pas saine, je suis certaine de gagner au change, à condition de m’assurer de la variété des produits qui composent mes repas.
A la réflexion, en lisant les compte-rendus (le jour 1 se trouve par là) qu’a fait Steve Palina de ses 30 jours de nourriture crue, je me demande si je ne vais pas m’astreindre à peser ma nourriture et à évaluer mes apports caloriques et nutritionnels : j’ai trouvé intéressant qu’il le fasse (ainsi que son compte-rendu final) et ça permet aussi de voir où on va… à réfléchir donc !!
Edit : J’ai eu un autre coup de barre vers 18h, probablement en lien avec ma fatigue générale. J’ai remarqué que je n’ai pas eu froid juste après manger hier comme aujourd’hui, alors que ces derniers temps cela m’arrivait systématiquement. Par contre, ma mycose me fait souffrir comme cela n’était pas arrivé depuis longtemps : mon pied me gratte de façon assez intense et rien ne semble calmer les démangeaisons. Je remarque ce soir des boutons un peu partout : sur le viage, les membres. Ils sont discrets, mais je les vois.
Au menu
Petit-déjeûner : un verre d’eau citronnée au réveil. Un peu plus tard, un smoothie réalisé à partir de deux bananes, deux kiwis, un peu de lait de riz et de nectar de banane et un filet de lait de coco. Soit environ 1 litre de liquide. On sentait trop le kiwi, j’ai vite eu assez du piquant et je pense que la prochaine fois je diminuerai les quantités de kiwi par rapport à la banane.
Déjeûner : encore une grosse salade composée, que je n’ai pas terminée (mais j’aurais peut-être du car j’ai eu faim assez vite après le repas… sauf que j’ai quand même quitté la table en étant rassasiée).
Pour cette salade, j’ai utilisé du chou-fleur, un oignon rouge, un peu de poivron orange, du fenouil coupé en petits dés et je l’ai saupoudrée de persil frais. Comme ça me paraissait sec, j’ai ajouté une tomate également coupée en dés. Le tout accompagné d’un ensemble de jeunes pousses de lollo rossa, batavia verte, épinard et mizuna. J’ai utilisé ce qu’il me restait hier de purée d’amandes au citron pour confectionner une sauce : j’ai ajouté de l’huile d’olive, de l’huile de noix, de l’isio 4 (pas sûre que celle-là soit PPF - première pression à froid - contrairement aux deux autres!), du vinaigre, sel, poivre, levure alimentaire et un peu de lait de coco. Je me suis régalée. Moi qui n’avais jamais mangé de fenouil, j’ai adoré le goût anisé qu’il a apporté à ma salade.
Goûter : j’ai préparé une grande salade de fruits à partager avec le enfants; un ananas, un kiwi, une banane, deux pommes, une orange. J’ai ajouté des biscuits pour eux. J’ai mangé la plus grande partie de la salade, soit trois petits bols bien pleins; vers la fin, l’ananas me piquait vraiment la langue et si cela n’avait pas été le dernier morceau, j’aurais arrêté d’en manger. J’ai eu une réaction juste après : la langue qui pique et des boutons autour de la bouche, un peu comme quand je mange de l’aubergine. Ce soir, ce n’est toujours pas passé, ma langu est toujours bizarre, presque comme brûlée et j’ai toujrous des boutons rouges autour de la bouche. Je me demande si c’est une réaction au kiwi (ça piquait sec ce matin quand j’ai bu mon smoothie) ou à l’ananas ou à l’ananas pas bio…. il va falloir expérimenter.
Dîner : du nectar de banane un peu avant le repas au cours duquel j’ai mangé la même chose qu’à midi, sensiblement dans les mêmes quantités. J’ai quitté la table rassasiée. Je suis surprise de voir que les glaces et autres bonbons grignotés devant la télé par l’Homme ne m’ont, hier comme aujourd’hui, absolument pas tentée.
juil 28
Je n’avais pas vraiment planifié ce voyage mais je me suis rendue compte que j’étais déjà en route, juste pas officiellement ! Je me suis dit qu’il serait intéressant pour moi d’officialiser les choses et de conserver une trace de ce voyage… d’où ce premier post :). Ceci dit, à la réflexion, peut-être que j’avais inconsciemment peur qu’en officialisant, je me sente sous pression, emprisonnée… en tous cas, là, maintenant je fais le choix de partir en crudivoyage.
Humeur du jour : je me sens bien, j’ai la pêche, je suis pleine d’enthousiasme même si pas vraiment patiente avec les enfants. J’ai des envies de verdure, de crudités, d’eau, de fruits, de jus… je suis même passée devant les M&M’s au peanut butter qui sont dans le placard sans plonger la main dans le bol : ça ne me fait pas envie.
Edit : Ca c’était pour le matin; à partir de 18h, j’ai commencé à avoir mal à la tête et la sensation d’euphorie de la journée a nettement reculé. Je me suis demandée si c’était l’effet du manque de sommeil ou si mon apport calorique était insuffisant. J’ai l’impression ce soir de flotter légèrement dans mon jean (on ne rigole pas à la pensée que je me fais des idées siouplé). Je suis un peu contrariée aussi parce que manger cru quand l’homme est à la maison risque de s’avérer une tâche plus ardue que ce que je pensais. Je ne sais pas encore trop comment réagir et gérer cette situation… on verra demain, puisq’il paraît que la nuit porte conseil.
Au menu
Petit-déjeûner : au réveil, un verre d’eau citronnée. Une heure plus tard, un smoothie composé d’une banane, d’un kiwi et d’un demi-verre de jus de fraises que la poulette n’avait pas terminé.
Déjeûner : je me suis inspirée d’une recette de Renee, The Brady Bunch Mom : Sweet cauliflower salad. Je ne sais pas s’il y a une différence entre le cauliflower (chou-fleur) et le sweet cauliflower, il va falloir que je me renseigne.
J’ai donc utilisé :
- 4 têtes de chou-fleur (pas bio parce que vu la tête noirâtre des chou-fleurs bio du supermarché, les pas bio étaient plus apétissants) que j’ai découpées en petits morceaux.
- 1 banane (bio)
- 4 ou 5 dattes deglet nour (bio) coupées en petits morceaux
Pour la sauce, je voulais utiliser des noix de cajou, mais cela fait deux fois que je passe à Satoriz et qu’ils sont en rupture de stock. J’ai improvisé et pris de la purée d’amandes complètes que j’ai mélangée à du jus de citron avant de saler et poivrer le tout. Comme j’avais mis un peu trop de citron, j’ai rajouté un peu de purée d’amandes jusqu’à ce que ça plaise à mon palais.
J’ai aussi râpé des carottes, ajouté du gomasio et un peu d’huile d’olive dessus, des olives et des pointes d’asperges pour être sûre que les enfants mangeraient quelque chose mais je n’ai mangé quant à moi que le chou-fleur ensalade ainsi que quelques radis : les carottes ne me tentaient pas.
J’ai aimé le mélange des saveurs de cette salade de chou-fleur cru mais à la réflexion, j’ai mis trop de dattes : sur la fin ça m’écoeurait un peu tellement c’était sucré. L’accompagnement citron-purée d’amandes était à mon goût et a même plu à mon cadet (qui a mangé du chou-fleur cru en se régalant alors que cuit il déteste ça).
Goûter : un smoothie fait à partir d’une banane, de fanes de radis, de quelques prunes jaunes, une datte, une pomme. Plutôt bon :). Par contre, le blender du robot a eu du mal à “blender” la datte.
Dîner : une demi-heure avant le repas, j’ai mangé quelques prunes jaunes et bu deux verres d’eau. Pour le repas : carottes râpées, tomates, oignon rouge, radis.J’ai mis du gomasio et de l’huile d’olive dessus avant de réaliser que le gomasio, sésame grillé au feu de bois ne rentrait probablement pas dans la catégorie “raw”. De même, la purée d’amandes que j’ai a aussi été grillée au feu de bois avant d’être meulée à froid. Il va falloir que je me penche plus précisément sur la question de la fabrication des purées d’oléagineux.
Objectifs : Ah oui, si j’officialise les choses, je crois important de me fixer un objectif. En l’occurence manger exclusivement cru jusqu’au 31 août. L’idée est d’éliminer les toxines, sinon toutes du moins une bonne partie, que j’ai accumulées par des années de malbouffe, de voir si ce type d’alimentation me convient, si j’en retire des bénéfices en termes de vitalité. Je ne cherche pas spécialement à perdre du poids (mais si des kilos veulent en profiter pour me lâcher les cuisses, je ne dirais pas non), juste à de dépolluer, à manger mieux, à me reconnecter à mon corps pour écouter ce qu’il a à me dire et aviser à partir de là si je continue ou pas.
Je crois que ce journal sera aussi celui d’un voyage plus intérieur, spirituel; ce qu’en dit Matt Monarch me parle vraiment : “By no means do I feel or claim that I am a ’spiritual guru’. Nonetheless, from my personal experience and the testimonials of many others, if you adhere to a balanced 100% Raw Food Diet, your body will become more vibratory, flowing with that universal cosmic energy.” Je ne sais pas ce qu’il en sera, mais j’ai envie de voir par moi-même :).
juil 27
Les dix derniers jours de notre déménagement, nous avons très mal mangé : sandwiches “classiques” et fast-food à presque tous les repas. L’Homme avait encartonné tout le nécessaire pour cuisiner, provisions comme ustensiles, pressé et stressé qu’il était par notre changement de domicile.
J’ai eu du mal à me remettre de cette malbouffe, soit que mon corps crie plus vite et plus fort son ras-le-bol, soit que je sois plus à l’écoute, voire un mélange des deux. J’avais tout doucement commencé à avancer sur ce chemin en début d’année, j’ai encore progressé et, si c’est moi qui m’occupe des repas, je peux dire qu’à l’heure actuelle je dois manger raw (cru) à 60%. Ce n’est pas beaucoup, mais c’est bien plus qu’il y a quelques mois et j’espère arriver à manger cru à 100%, pas forcément sur la durée, mais au moins assez longtemps pour expérimenter les effets sur moi de cette alimentation et voir si cela me convient ou pas. Quand c’est l’Homme qui s’occupe des repas (le week-end), le pourcentage tombe drastiquement… je vais aussi travailler à changer ceci et à faire valoir mes envies et besoins. Mais il me sera difficile de ne pas manger ce qu’il prépare ou de ne pas piocher dans les bonbons et glaces qu’il rapporte régulièrement…
Mon principal souci, compte tenu de notre nouveau lieu d’habitation, est de me procurer des légumes et fruits issus de l’agriculture biologique : l’intérêt de manger cru me semble bien diminué par le fait d’avaler dans le même temps pesticides et autres produits chimiques de l’agriculture “conventionnelle”. Il faut que j’aille faire le tour des marchés locaux pour trouver des producteurs, pas forcément estampillés “bio” mais qui cultivent de fait selon les normes de l’agriculture bio et sinon, je me rabattrais, à regrets, sur le mini rayon de fruits et légumes bio de la moyenne surface la plus proche.
J’avais donné quelques liens et pistes de lecture dans un précédent billet. Mon chemin tout au long des deux derniers mois a plus particulièrement été accompagné par Karen Knowler, The Raw Food Coach : son site, son blog, son e-zine hebdomadaire et un de ses livres, How to get started with raw foods. Carottes râpées, tomates, salades, concombres, radis, pommes, bananes, jus de fruits, smoothies 100% fruits, noix de cajou… pour le moment, pas de monotonie en vue. Je me demande ce qu’il peut en être en hiver.
Des blogs à explorer…
DiscoverRaw
Julie’s Raw Ambition
Living the fruity life
Rawdorable
Raw Canadian Girl
Naked food cafe
Source image : Athens Exchange
juil 20
Quand Elle est partie, j’ai mis en terre ce qu’Elle avait laissé de physique dans ce monde, il n’était pas possible pour moi de faire autrement : ce qu’il restait d’Elle était trop précieux pour en disposer autrement. Pas de jardin, alors j’ai dépoté une plante, une des rares survivantes de mon appartement sans lumière, et disposé entre les racines ce que j’aurais aimé pouvoir enterrer dans mon jardin. J’avais dans l’idée de mettre la plante en terre une fois à “la maison”, ou de lui trouver un autre pot, un que, peut-être, j’aurais décoré pour dire sans le dire à quel point son contenu m’était précieux.
J’ai pleuré en voyant que dans le déménagement ma plante avait souffert au point de perdre ses deux uniques feuilles et de sembler toute sèche. J’ai pensé ma plante morte. Le symbole était trop fort, j’en ai pleuré.
Parce que je ne pouvais pas baisser les bras si vite, j’ai quand même rempoté ce qu’il restait de tige, ajouté du terreau dans le pot plus grand et arrosé le tout avec une pointe d’engrais pour plantes vertes. Avant-hier, j’ai remarqué une petite pousse verte à l’endroit de la tige d’où les deux feuilles tombées naissaient. Alors, j’ai souri. Et je me suis dit que finalement elles étaient toutes les deux bien là, bien présentes, bien vivantes. Depuis, à chaque fois que je monte ou descends l’escalier et que je vois donc la plante, j’ai le cœur qui fait des bonds.
juil 05
Toucher terre quand on habite désormais entourée de montagnes s’avère difficile. Je me réjouissais il y a peu de l’abondance du premier trimestre 2008, l’abondance continue mais en difficultés cette fois. Et il m’est bien plus difficile d’éprouver de la gratitude pour ce qu’il se passe dans ma vie quand, quelle que soit la direction dans laquelle je regarde, je me vois enfermée par les montagnes.
Déménagement épique, deux passages aux urgences pour les enfants (plus de peur que de mal, ouf), des travaux, encore des travaux, toujours des travaux… travail, nuit blanche, peintures, ménage, connexion internet qui tarde, téléphone de même… Enfin, nous voici posés dans notre nouveau chez-nous depuis une dizaine de jours maintenant. Nous déballons peu à peu les cartons, apprenons à trouver une place pour chaque chose et à accepter ce qui nous vient, en bon comme en mauvais.
Reste quand même que malgré les mauvais surprises, se réveiller le matin, ouvrir la porte de la terrasse et voir le soleil se lever derrière les montagnes est un spectacle incomparable. Là, l’espace d’un instant, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté….
juin 08

J’ai découvert ce projet à son lancement, en novembre 2005 (je crois !), grâce aux mêmes amies américaines qui m’avaient fait découvrir le site choosing prosperity l’année d’avant. J’ai reçu aujourd’hui un mail de Go Gratitude dont j’ai eu envie de partager une partie ici (oui, c’est en anglais… je peux éventuellement traduire si besoin) :
9 Agreements for Co-Creating through the Higher Laws of Love and Gratitude
1. I agree that a world of Love and Gratitude begins with me. I choose to be a conscious mirror and model of the change I wish to see in the world.
2. I agree to consciously set an intention for manifesting something miraculous in my life - every day and in every way.
3. I agree to tap into Gratitude on a daily basis and as much as possible in every waking moment. I know that the rewards of doing so flow through and extend beyond me, strengthening the collective field of Gratitude from which we may all derive benefit.
4. I agree to be a consistently uplifting inspiration in all my interactions. I commit to see and mirror back the greatness of each soul who crosses my path. I choose to discover and nurture the light within so that it may shine forth to others and magnify their life.
5. I agree to honor each individual’s right to choose their own belief system and life path.
6. I agree to be open to both give and receive within my local and global community. In all my dealings, I seek win-win, mutually edifying interactions and transactions.
7. I agree to be my word in my exchanges with others. I realize that my personal influence is magnified to the degree I am able to keep my word with myself and others. If something comes up and I decide to change what I had agreed upon, then I agree to make that communication as soon as possible to the affected party.
8. I agree to love and enjoy my life as much as possible!
9. And, last but certainly not least, I agree to be Grateful for ME!
Je tiens un Gratitude Journal, que j’essaie dans la mesure du possible de remplir tous les soirs : je note, quotidiennement cinq choses (au moins) pour lesquelles j’éprouve de la gratitude. C’est un conseil que j’avais aussi trouvé dans l’un des guides écrits par Jennifer Louden (je ne me souviens plus dans lesquel exactement, vraisemblablement soit The Woman’s Comfort Book soit The Woman’s Retreat Book) et je trouve qu’avoir ajouté cette habitude à ma routine du soir a vraiment été bénéfique : je trouve plus facilement le sommeil et je dors mieux après avoir eu ce regard positif sur ma journée.
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