Archive for the ‘Mixed Media’ Category

BIG – Semaine 1 (suite)


2010
09.02

    Depuis quelques jours, j’ai à nouveau la chanson de Tanya Davis dans la tête. Et je trouve ça plutôt chouette.
    Je voulais peindre lundi soir, mais j’étais fatiguée. J’avais prévu de peindre hier soir, mais je me suis écroulée sur le canapé le repas à peine fini. Ce soir par contre, j’avais décidé qu’après manger, hop hop hop, je sortirai mes peintures et du papier et au travail ! Ce que j’ai fait.
    Je suis très heureuse de cette soirée. Pourtant, j’ai des choses à redire sur les peintures… mais : j’ai aimé le processus, j’ai aimé peindre, j’ai aimé à chaque fois que j’arrivais à être « dedans » ou encore mieux, chaque fois que j’arrivais à tirer la langue à ce rognotudju de critique intérieur en lui disant « m’en moque, j’ai du plaisir à ce que je fais, rien d’autre ne compte ! ».
    Mon sentiment est mitigé sur la première peinture. Non, en fait pas mitigé du tout : je ne l’aime pas. Je sais qu’elle est terminée, ce n’est pas le problème, on a fait tout ce qu’on avait à faire ensemble et je ne l’aime pas. C’est comme ça. Peut-être que c’est parce qu’à un moment j’ai eu une idée de ce que je voulais faire et qu’ensuite, plus tard, je me suis laissée aller à suivre le flot. Du coup, je me sens sans doute déchirée entre l’attente du résultat que j’ai envisagé à un moment et la concentration sur le processus : je n’ai pleinement réalisé aucun des deux, à la place j’ai une espèce de truc un peu bâtard qui est d’abord parti vers un résultat et puis s’est terminé un peu en cacahuète à être centré sur le processus. Et puis le fait d’avoir été interrompue juste après avoir commencé n’a sans doute pas aidé. Je n’avais qu’une envie, retourner peindre, me plonger vraiment dedans et en même temps, je me suis sentie obligée d’écouter, parce que ça m’intéressait… clairement, ce n’était pas le moment pour moi, je n’ai pas su poser mes limites et une part de cette frustration-là se retrouve sans doute dans la peinture.

    Avec la seconde, j’ai un peu plus un sentiment d’accomplissement. Même si mon Critique Intérieur n’arrête pas de me parler du orange trop près du rouge, même que c’est pas beau vu que les teintes sont proches. Même si je trouve qu’effectivement le orange est trop près du rouge (et là, je me demande pourquoi je n’ai pas suivi mon premier mouvement qui était d’y mettre du jaune….) et que ce n’est pas un positionnement des plus judicieux, je suis quand même contente parce que j’ai eu plaisir à peindre ce dessin. J’étais vraiment dans le processus, et mon critique intérieur a fermé sa grande bouche… la plupart du temps. Faut pas exagérer, j’ai quand même entendu bien des choses, de « comment ça se fait que t’es pas fichue de peindre sans que les coups de pinceau soient apparents ? » à « ah, tu vois: trop d’eau ! Et encore, t’es sûre qu’il soit nécessaire d’utiliser de l’eau avec de l’acrylique ? » en passant par plein d’autres aussi charmantes, encourageantes et soutenantes. Là où c’était chouette, c’est d’avoir été capable, la plupart du temps d’écouter cette voix et d’en quelque sorte lui tirer la langue en pensant « et alors ? On s’en fiche, JE m’en fiche, je prends plaisir à ce que je fais et j’ai bien l’intention de continuer ainsi ». Je sais que ça ne sera pas toujours aussi simple je sais qu’il y a des fois où mon Critique Intérieur va se la jouer caïd qui prend tout le monde en otage. Mais j’aime à croire que me souvenir de ces mini semi-importantes victoires contre lui m’aideront quand les temps seront plus difficiles.

    BIG – Semaine 1


    2010
    08.29

      C’est parti. BIG, l’atelier mené par Connie Hozwicka a officiellement commencé aujourd’hui. J’ai été heureuse ce matin en me levant de trouver dans ma boîte l’invitation à rejoindre le groupe WEEK 1. Je pensais qu’en raison du décalage horaire, il me faudrait attendre plus avant dans la journée pour pouvoir accéder aux ressources pour cette première semaine. Bonne et belle surprise donc qui m’a laissée toute la journée avec une seule envie : rentrer à la maison et sortir mes feuilles et la peinture !!!!

      Petit mic-mac en soirée, mais je finis par être seule face à la feuille blanche. Avec l’intention de faire le premier exercice de cette première semaine. Je choisis du vert pour commencer et je passe mon pinceau sur la feuille. Et puis, du rouge. Je n’ai pas le temps d’arriver au jaune que je suis dans une sorte d’état second, répondant à l’appel des couleurs, versant de l’acrylique sur la palette et peignant sans réfléchir, suivant juste la petite voix à l’intérieur qui me souffle des choses. Expérience grisante, à la fois par la taille de la feuille (A1) et par le sentiment de puissance et de liberté que j’ai ressenti.

      Au final, je n’ai pas fait l’exercice tel qu’il était prescrit, mais j’ai tiré bien autre chose de cette première expérience, de tellement puissant et intense que je me moque bien de l’exercice !

      Vert-Rouge-Jaune-Bleu outremer-Violet-Bleu ciel-Cyan+Ciel-Orange-Noir

      Masculin et Féminin dans le féminin…


      2010
      08.29

        … Un exercice fait au cours du stage Chanter et Danser la Femme. Après une séance de danse et de chant, Sylvie nous a demandé de dessiner, peindre le masculin dans le féminin. Je suis allée chercher mon matériel à moi plutôt que d’utiliser celui qui nous était fourni : mes neo color, mes pinceaux… Après avoir dansé et chanté à nouveau, cette fois, nous avons eu à peindre le féminin dans le féminin.

        Les couleurs du second scan sont assez bizarres : le fond est vert, assez foncé et pas cette espèce de bleu turquoise. J’essaierai de faire des photos plutôt…
        N.B. J’ai aussi mis à jour l’article We all come from the Goddess pour y insérer un scan de mon dessin de fin de stage.

        Chemins croisés (07)…


        2010
        08.27

          Lumière. Le thème de cette septième semaine de Par Quatre Chemins. Le noir et l’or se sont imposés immédiatement. Une spirale d’or, sans doute parce que pour moi spirale et féminin et lumière sont intimement, étroitement liés. Sans doute que la notion de création vient jouer son rôle : le féminin créateur, la lumière créatrice en ce qu’elle révèle ce qui se tapissait jusque là dans les ténèbres.
          Le fond est texturé, j’ai pour cela employé un medium liquitex, sable résineux, acheté aujourd’hui en faisant mes emplettes pour l’atelier BIG. Un premier essai avec ce genre de chose, un premier essai en n’utilisant que de l’acrylique. Je ne saurais dire si j’en suis satisfaite ou pas. Je reste avec un sentiment d’inachevé, comme s’il manquait quelque chose, mais je ne sais pas quoi: je m’arrête à cette image qui s’est imposée quand j’ai lu le thème, lumière. Une forme de fidélité qui me bloque ?

          Chemins croisés (06)…


          2010
          08.26

            Je rattrape tout doucement mon « retard » dans cette aventure qu’est Par Quatre Chemins. Pas exactement ce que je voyais pour ce thème du blocage (ce qui empêche d’avancer), mais le principal y est : les valises qui entrainent au fond, la noyade dans le noir. C’est dans les détails que ce dessin diffère de ce que je voyais: le rendu de la jupe, les bras… dans les détails que je ne sais pas, n’arrive pas à dessiner. Pas de frustration cependant.
            Donc voilà, un fond neo-color II (avec une toute nouvelle boîte de 30 crayons, wah !!) aquarellisé et de la gouache pour le reste. Une femme entraînée au fond par ses valises (et non, pas QUE trois, même si je m’interroge sur le pourquoi de ce chiffre que je n’ai pas réfléchi), une noyade dans le noir. Parce que bloquer, c’est ne pas avancer, ne pas avancer revient sans doute pour moi à se noyer encore et toujours dans les mêmes choses, les mêmes difficultés. Couper les chaines avant de toucher le fond, pour pouvoir remonter à la surface. Comme toujours, le scan est coupé : je n’ai qu’un scan A4 et le papier fait 24*32.

            Chemins croisés (10)…


            2010
            08.22

              Oui, je les fais dans le désordre si je veux :)
              Blague à part, j’ai dans la tête tout ce que je veux peindre pour les différents thèmes du projet Par Quatre Chemins, j’ai juste manqué de temps pour les peindre au fur et à mesure. Du coup, je me rattrape maintenant que je suis moins sollicitée par la travail et je peux enfin leur donner vie sur le papier… mais dans un ordre qui n’est pas chronologique.
              Un autoportrait peint hier, après les doutes et le nuage. En le terminant, je me suis dit qu’il me parlait aussi d’expansion, mais je n’ai pas voulu lui attribuer un autre thème que celui qui me l’a inspiré.
              Pourquoi un auto-portrait sans représentation physique de moi ? Ce n’est pas par flemme, par peur de ne pas arriver à dessiner (même si je sais pertinemment n’avoir pas les compétences pour arriver à me dessiner, à me représenter physiquement). Je crois que c’est simplement parce que de moi, je ne préfère que retenir et voir la lumière, venue du noir, venue malgré le noir. Je crois que fondamentalement, je suis ça, nous sommes tous ça… avec Amy Steinberg, je répète….

              yes i believe that we are light
              and we shine infinitely

              (tirée de Exactly….)


              Neo color II aquarellés, gouache (le centre noir) sur papier canson 24*32 de 224 g/m². Je ne varie pas beaucoup (même si là, j’ai essayé les parallel pens de pilot pour la calligraphie / signature), ne m’aventure pas très loin. Je me trouve à la fois timorée et dans le même temps je me dis que tant que je ne me sens pas attirée par autre chose il n’y a aucune raison de forcer un changement d’outil.

              Chemins croisés (05)…


              2010
              08.22

                Avec beaucoup de retard, ma participation à la cinquième semaine du projet Par Quatre Chemins. J’ai en tête ce que je veux peindre pour ce thème du doute / des doutes depuis le moment de mon stage Entre danse et chant. J’ai tenté de finaliser cette image pendant le stage, mais non, rien à faire, ça ne sortait pas. Ce n’est qu’hier qu’enfin, en bonne compagnie, que j’ai pu lui donner corps sur le papier.
                Le doute, c’est un nuage noir, à la bordure dorée parce que tout n’est pas toujours noir et négatif dans le fait de douter. Le doute, c’est un nuage qui pour moi le plus souvent obscurcit tout au point que je perde de vue l’essentiel, la lumière et l’eau, la Vie, l’arc-en-ciel.
                J’ai commencé par utiliser les neo-color II pour l’arc-en-ciel (et comme d’habitude, j’ai douté sur l’ordre des couleurs, je ne sais pas pourquoi, je me trompe régulièrement…) que j’ai aquarellé. J’ai ensuite peint à la gouache par-dessus : du doré, acquisition du jour, et du noir, du blanc, mélangé dans la palette ou sur la feuille elle-même (canson 24*32, 224 g/m²).

                Chemins croisés (04)…


                2010
                06.29

                  Quatrième semaine… par quatre chemins.

                  Le thème de cette semaine : rêve.

                  Mon rêve à moi ?

                  L’équilibre, l’harmonie… marcher sur le câble tendu sans tomber, n’être ni trop dans ma tête ni trop dans mon corps, la juste balance entre l’un et l’autre, avancer avec l’un et l’autre, rester debout grâce à l’amour.

                  Page toute simple techniquement: fond neo color, pitt pens, glitter glue. A la fois parce que j’étais à la bourre, mais aussi parce que mon rêve est « tout simple » (mais pas si facile à réaliser).

                  Chemins croisés (03)…


                  2010
                  06.21

                    Thème de cette semaine : Souvenir d’enfance.
                    J’ai immédiatement su ce qu’il y aurait sur ma page.
                    Je voulais le madras, un madras qui soit comme un écho du tartan écossais. Je voulais l’hibiscus aussi, je le voulais rouge comme le sang qui a coulé bien des années après des graines semées à cette époque. Je voulais l’exotisme du madras et de l’hibiscus, tellement évident qu’on s’arrête là, sans voir le cadre enfermant des rayures. Je voulais la carte et le sienne brûlé d’une terre qui ne me laisse pas l’accueil comme souvenir dominant. Je voyais aussi les silhouettes noires entourant la seule blanche. La solitude qu’on ne voit pas, qui ne se dit pas parce que sous le soleil et les cocotiers, la vie est forcément belle.
                    J’ai commencé par vouloir peindre le fond en jaune, je me suis ravisée et ai pris une feuille de couleur jaune pour y dessiner (ou tenter de !) le madras-tartan. Et finalement, je suis revenue à ma première idée et j’ai fini le fond au neo color jaune. Je me suis demandée si j’allais coller des bandes de papier coloré ou pas pour faire les motifs du madras. Et puis non, neo color encore. J’ai dessiné et découpé l’hibiscus avant de le coller. Même chose pour le fond de carte : imprimé, colorié au neo color, découpé et collé. Silhouettes noires au neo color, silhouette blanche avec du gesso.

                    (les couleurs sont assez bizarres avec le scan….)


                    Les autres souvenirs d’enfance ?

                    Le souvenir de Sofiah

                    Le souvenir de Sofiah


                    Le souvenir de Nolwenn

                    Le souvenir de Nolwenn


                    Le souvenir de Camille

                    Le souvenir de Camille


                    Le souvenir de Blue

                    Le souvenir de Blue


                    Le souvenir de Valiel

                    Le souvenir de Valiel

                    Choc


                    2010
                    06.21

                      Cet après-midi, alors que je travaillais sur ma troisième participation à Par Quatre Chemins, j’ai ouvert une pochette de feuilles clairefontaine, pensant y trouver des feuilles de couleurs. Là, le choc.

                      J’ai retrouvé des dessins / collages que j’avais complètement oubliés mais qui me sont revenus en mémoire aussitôt que je les ai vus. Et je me demande, avec tout ce dont ils sont chargés pour moi comment j’ai pu ainsi les effacer de mon souvenir.

                      En même temps, ce n’est pas exactement comme si c’était la seule chose de cette époque que j’avais oublié…

                      Au bout du chemin…


                      2010
                      06.16

                        Je viens tout juste à l’heure où je tape ces mots de terminer mon chemin. Cette fois, je suis satisfaite. Et je suis heureuse également d’avoir pu voir les derniers ajouts sur le billet de Nolwenn. Je suis très touchée par toutes nos pages, toutes uniques et porteuses de beaucoup beaucoup de choses. C’est un vrai bonheur et un privilège de participer à ce projet, j’aime l’authenticité sans fard qui l’anime.

                        J’ai pris le temps de vraiment construire le labyrinthe (expérience semblable à la construction de la spirale en me basant sur la suite de Fibonacci), de trouver la bonne police, la bonne taille, le bon calque, le bon oeillet.

                        Et sans hasard, alors qu’hier (euh, avant-hier techniquement :) !) je n’avais pas trouvé ce que je cherchais (une chouette image de labyrinthe que j’aurais pu imprimer et décalquer à la bonne taille), j’ai mis la main aujourd’hui (hier) sur un blog comportant des explications pour tracer le labyrinthe au compas (vu qu’à main levée, ça avait donné le truc pas top d’avant…).

                        Tout est parfait…

                        (excepté la colle qui fait des pâtés sous le calque…)

                        Sorti du placard…


                        2010
                        06.15

                          … ou presque. Un de mes rares « barbouillages » d’une époque où je n’osais pas encore. Je crois que j’avais « osé » en tout et pour tout trois fois à cette époque. Celui-là, je l’avais même encadré et accroché au mur dans mes chez moi successifs. Un paradoxe que je n’ai jamais compris et qui continue presque 20 ans plus loin de me faire sourire. Celui-là, c’était aussi une image venue en même temps – ou presque – que des mots qui avaient jailli tout seuls pour former le poème que je suis encore à ce jour le seul à aimer me dire que c’est moi qui l’ai écrit.

                          La fureur du vide (1992)

                          La fureur du vide (1992)

                          Gouache sur papier pour peinture à l’huile 24*32.

                          Chemin croisés (02)…


                          2010
                          06.15

                            Urgence de la réalisation, mais dès le mot thème de la semaine lu, chemin, j’ai su ce qui voulait venir.
                            Cette fois, j’ai commencé par faire le fond, une grande première !
                            Le chemin pour moi, c’est…
                            … à la fois les briques dorées pour former la route jaune (clin d’oeil à Dorothy),
                            … à la fois le foisonnement des routes possibles
                            … et en même temps un seul et unique chemin, celui qu’on prend, à nul autre pareil et qui ne pourrait pas être différent parce que, quoi qu’il se passe, on est toujours exactement là où l’on a besoin d’être (clin d’oeil à Amy).

                            Je ne suis pas satisfaite de mon labyrinthe, le premier. Je crois que j’avais envie de terminer, je voulais pouvoir poster dans les temps… je n’exclus pas de repasser un coup de gesso et de le reprendre par la suite….

                            (N.B. : la feuille mesure 24*32, le scan a donc tronqué, comme précédemment, une partie des bords….)

                            EDIT (15/06/10 – 90h35) : Hier soir, en rentrant du cinéma, j’ai repassé du gesso sur le labyrinthe. Je sais exactement maintenant comment les choses doivent s’agencer et j’aurais terminé tout ceci avant minuit si j’avais eu le matériel à la maison :) . Petit passage en vue chez Dalbe après le boulot pour me procurer tout ça et mises à jour de ma page cette nuit…

                            En attendant, vous pouvez toujours voir le chemin des autres participantes…

                            Le chemin de Sofiah

                            Le chemin de Nolwenn

                            Le chemin de Nolwenn

                            Le chemin de Camille

                            Chemins croisés (01)…


                            2010
                            06.13

                              Je l’ai d’abord vu chez Sofiah. Et j’ai filé chez Nolwenn lire le détail de ce projet.
                              Tant pis, je n’attends pas sa réponse et prends à mon tour le train en marche…
                              Thème de cette première semaine : la guérison.
                              Il y avait urgence pour moi ce soir à sortir mes neo color II. Quelque chose qui avait bouillonné toute la journée et qui devait devait devait sortir ce soir.
                              Je ne sais pas pourquoi, je n’arrive jamais à commencer par faire mon fond, sans doute parce que j’ai peur ensuite de ne pas arriver à dessiner / gommer… peu importe.
                              Je me voulais bleue (ça change du vert), saphir même. Et du sang rouge rubis. Ce n’était pas conscient, mais je crois que les bras en croix, ça n’est pas innocent. Cicatrices à mon visage, à mes poignets. Pierre dans mon cou. Bouche cousue de ne pas savoir dire, peut-être la plus grande de toutes les blessures. Césarienne. Mon sexe ravagé, mutilé, comme un grand trou noir béant.
                              La guérison, pour moi, est passée et passe encore puisque c’est un cheminement, par l’identification, la reconnaissance des blessures. Sans mots pour dire, sans savoir de quoi… on ne peut pas guérir. Mon corps porte la mémoire de mes blessures, mon corps les a enfermées jusqu’à ce que je puisse y accéder, les regarder en face et entamer le processus de guérison.
                              C’est amusant, il y a longtemps, je « signais » mes dessins. Et depuis que j’ai entrepris le voyage créatif qui est le mien, je n’en ai signé aucun. Et puis, l’autre jour, en pensant à Pierre, mes initiales se sont combinées toutes seules, un effet de miroir, deux lettres qui forment en même temps que la troisième un coeur. Et j’ai su que je pourrais à nouveau signer mes dessins. C’est le premier qui porte ma « marque ».

                              Atelier de Méditation sur les Runes – Semaine 02 (Uruz)


                              2010
                              05.21

                                Toujours aussi heureuse d’être arrivée au bon moment pour participer à l’Atelier.
                                Un travail avec Uruz cette semaine. J’ai dormi avec ma rune, j’en ai répété le tracé dans ma tête, je l’ai trimballée partout avec moi, j’ai murmuré son nom, j’ai chanté son nom, mon corps a pris sa forme. Et j’ai eu le sentiment de rester « en attente ». Avant de comprendre que c’est d’elle que venait cette attente. Laisser germer dans la terre. Et arroser.