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oct 12
Je ne sais pas si je dois m’inquiéter ou me réjouir que des bulles du passé viennent éclater à la surface.
J’oscille entre penser que
“when I think I know what’s best for me
fate she takes me back
to exactly where I need to be“
et trembler, crier que c’est trop pour moi, que je ne peux pas, que je ne suis pas prête, que je n’ai pas la force.
Après le serpent, c’est le papillon qui m’obsède et qui revient souvent ces derniers mois. Ca a commencé avec le choix de mon pseudo (pour ce blog et les divers forum païens / ésotériques auquel je suis inscrite), choix objectivement dicté par d’autres considérations, mais force est de constater qu’il y avait autre chose à l’oeuvre sans que je ne m’en rende compte ! Parfois, je ne connecte pas : hier, j’ai fait une recherche que la symbolique du papillon (chez les amérindiens, dans la mythologie celtique)… le fait qu’il se transforme, plus encore que le serpent qui mue m’avait complètement échappé, sans doute que je ne voulais pas le voir. Exactement comme toutes ces choses pourtant évidentes, que je n’ai pas vues depuis 14 ans et qui ressurgissent depuis mardi.
Et sans surprise, sans hasard… j’ai retrouvé mon carnet de textes poétiques vendredi matin, dans lequel j’avais en classe de seconde recopié ce texte tiré du recueil de Francis Ponge, Le Parti pris des choses.
Le papillon
Lorsque le sucre élaboré dans les tiges surgit au fond des fleurs, comme des tasses mal lavées, - un grand effort se produit par terre tous les Papillons tout à coup prennent leur vol.
Mais comme chaque chenille eut la tête aveuglée et laissée noire, et le torse amaigri par la véritable explosion d’où les ailes symétriques flambèrent,
Dès lors le papillon erratique ne se pose plus qu’au hasard de sa course, ou tout comme.
Allumette volante, sa flamme n’est pas contagieuse. Et d’ailleurs, il arrive trop tard et ne peut que constater les fleurs écloses. N’importe : se conduisant en lampiste, il vérifie la provision d’huile de chacune. Il pose au sommet des fleurs la guenille atrophiée qu’il emporte et venge ainsi sa longue humiliation amorphe de chenille au pied des tiges.
Minuscule voilier des airs maltraité par le vent en pétale superfétatoire, il vagabonde au jardin.
Avec tout ça, pas étonnant que mes coups de blues me transforment en papillon….
août 15
Une idée assez ancienne que celle d’utiliser une photo de moi en guise de visage d’une sirène aux écailles brillantes. J’ai perdu les notes de mon palm dans lesquelles figurait le croquis original, probablement réalisé lors de mon dernier élan créatif (à peu près au moment où je me lançais dans l’Artist Way et où je commençais à m’intéresser aux Art Journals); je n’avais pas les cheveux verts à l’époque (je ne les ai toujours pas verts ailleurs que sur un dessin… mais c’est un projet !).
Je commence à m’habituer à ce que le résultat final ne ressemble que de façon éloignée à ce que je vois dans ma tête. Je manque, dans le désordre, de matériel, de connaissances, d’habileté, de pratique… pour pouvoir espérer reproduire les dessins qui me viennent à l’esprit… un jour peut-être ? En tous cas, là, je ne suis contente ni de la sirène aux proportions bizarres et sans mains, ni des cheveux (je voulais lui mettre un bandeau pour camoufler les racines, mais pff, il n’arrêtait pas de se décoller), ni du pull, ni du fond… pour faire plus rapide, je trouve à redire sur tout, mais je suis tout de même contente d’avoir FAIT.
Pour mémoire…
Pour le fond j’ai utilisé des pastels à l’huile mélangés et estompés au chiffon, par dessus lesquels j’ai passé du crayon aquarellable vert émeraude que j’ai aquarellé pour combler les petits blancs. Les poissons sont en feuille d’aluminium, les traits noirs au feutre pinceau pitt pen. Les cheveux et le pull sont en laine (c’était la m*** à coller d’ailleurs !) et les écailles en “gliglis” (vieille appellation de mon enfance à laquelle je suis attachée). Le collier (on le voit mal, je sais) corail et jade est fait au crayon de couleur. Ah, j’allais oublier, le papier : du canson A4, 180g. J’ai utilisé des crayons aquarellables combler les blancs de la queue et du pull et j’avoue que je trouve génial mon nouveau pinceau avec réserve d’eau.
août 12
J’ai réalisé que mon exploration frénétique des cartons pouvait aussi servir à masquer le fait que j’avais peur de (re)commencer, peur de me lancer. Aussi ai-je pris une grande inspiration en milieu d’après-midi, sorti une feuille de papier, mon croquis rapide, la trousse pleine d’amour et je m’y suis mise. Ca ne ressemble pas vraiment à ce que je voyais dans ma tête, je n’ai pas les connaissances nécessaires pour arriver aux effets que je vois mais je suis heureuse quand même parce que j’ai sauté !
J’ai utilisé les neocolor 2 que l’on m’a prêtés et des pastels à l’huile et je me demande avec quoi je vais pouvoir écrire par-dessus tout ça : je voudrais repasser par dessus les traits de crayon du soleil (j’ai oublié de les gommer, c’est malin). Je crois aussi que lea feuille (180g) était un peu fine pour aquareller, elle a tendance à gondoler… c’est en forgeant qu’on devient forgeron.

Mon fils cadet était là (son frère et sa sour sont eux absents) et a voulu se mettre à peindre, colorier, dessiner quand il m’a vue faire. Il paraît que l’imitation est une forme d’admiration… je dois dire que sur le moment, ça m’a mise mal à l’aise de le voir copier ma page, si chargée de sens pour moi…
Journaling
Combinaison. Puzzle. plan. Hasard. Où est la route ? Vers où mène-t-elle ?
août 10
Je suis sur un nuage. Un petit nuage bleu. Un nuage Suziblu.
Je ne connaissais Suzi que de nom, pour (avoir) longuement surf(é)er sur des blogs parlant de journaux créatifs, de mixed media art…, jusqu’à il y a quelques jours quand j’en ai chatté avec Nolwenn. Nous avons évoqué le cours donné par Suzi qui allait commencer bientôt et auquel elle s’est finalement inscrite. J’étais tentée, mais arrêtée pour des questions financières, en dépit d’un cours du dollar plus que favorable. Et puis, de fil en aiguille au détour d’une conversation voilà qu’une personne très chère m’offre la participation à ce cours : Les Petite Dolls and Art Healing Love. The Goddess provides !
avr 08
J’ai craqué sur un notebook Clairefontaine couleur “tobacco” (marron), format A5.
La couverture est très agréable au toucher et le papier aussi.
L’intérieur commence à se remplir… c’est très maladroit pour l’instant mais je sens que ça vient…
avr 08
Tenir un journal, je sais faire. Là où ça se corse c’est quand la forme est privilégiée au fond, quand l’image et l’aspect prime sur le texte qui n’est plus qu’un élément décorateur au service de l’image.
Art journal. Le nouveau défi que je vais essayer de relever.
Pas de techniques particulière : crayons de couleurs, collage, acrylique, aquarelle, feutres… tout ce qu’on veut, comme on le sent, mélange de techniques, de matières, de matériaux pour traduire au plus près notre monde intérieur.
Plein d’images qui me viennent dans la tête, pas sûre d’avoir les 10 doigts nécessaires à leur réalisation surtout si j’en juge par mes deux premières pages
Quelques liens :
Le journal créatif
Journaling arts and art journaling
The Icarus Project : art journaling
Portfolios : art journals
Art journaling
Tera’s page
Art Journaling : my story
How to collage in your art journal
Une galerie de pages
Galerie sur flicker
Les journaux de Teesha
How I journal (Teesha)
Make your own journal (Teesha)
Groupe yahoo : Composition Art Journals
Groupe yahoo : Artists Journals 2
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