Décidément, Nolwenn a le chic pour poster des informations qui tombent à pic pour moi.
C’était le cas pour BIG, l’atelier de Connie Hozvicka (Dirty Footprints Studio), ça l’est encore pour l’adhésion annuelle au Goddess Circle de Goddess Leonie.
Je vous invite à aller sur son blog voir ce qu’en dit Nolwenn et si ça vous parle, si ça vous semble être le bon moment, à vous y inscrire via le lien figurant dans le billet : toute inscription faite ainsi lui permet de se rapprocher de son but, s’inscrire elle-même au Goddess Circle…. C’est ce que j’ai fait et je sautille partout de joie en découvrant tout le matériel coloré, toutes les discussions et surtout, surtout l’énergie fabuleuse qui se dégage du groupe. Je crois que cette année « scolaire » 2010-2011 va être riches pour moi !
Depuis quelques jours, j’ai à nouveau la chanson de Tanya Davis dans la tête. Et je trouve ça plutôt chouette.
Je voulais peindre lundi soir, mais j’étais fatiguée. J’avais prévu de peindre hier soir, mais je me suis écroulée sur le canapé le repas à peine fini. Ce soir par contre, j’avais décidé qu’après manger, hop hop hop, je sortirai mes peintures et du papier et au travail ! Ce que j’ai fait.
Je suis très heureuse de cette soirée. Pourtant, j’ai des choses à redire sur les peintures… mais : j’ai aimé le processus, j’ai aimé peindre, j’ai aimé à chaque fois que j’arrivais à être « dedans » ou encore mieux, chaque fois que j’arrivais à tirer la langue à ce rognotudju de critique intérieur en lui disant « m’en moque, j’ai du plaisir à ce que je fais, rien d’autre ne compte ! ».
Mon sentiment est mitigé sur la première peinture. Non, en fait pas mitigé du tout : je ne l’aime pas. Je sais qu’elle est terminée, ce n’est pas le problème, on a fait tout ce qu’on avait à faire ensemble et je ne l’aime pas. C’est comme ça. Peut-être que c’est parce qu’à un moment j’ai eu une idée de ce que je voulais faire et qu’ensuite, plus tard, je me suis laissée aller à suivre le flot. Du coup, je me sens sans doute déchirée entre l’attente du résultat que j’ai envisagé à un moment et la concentration sur le processus : je n’ai pleinement réalisé aucun des deux, à la place j’ai une espèce de truc un peu bâtard qui est d’abord parti vers un résultat et puis s’est terminé un peu en cacahuète à être centré sur le processus. Et puis le fait d’avoir été interrompue juste après avoir commencé n’a sans doute pas aidé. Je n’avais qu’une envie, retourner peindre, me plonger vraiment dedans et en même temps, je me suis sentie obligée d’écouter, parce que ça m’intéressait… clairement, ce n’était pas le moment pour moi, je n’ai pas su poser mes limites et une part de cette frustration-là se retrouve sans doute dans la peinture.
Avec la seconde, j’ai un peu plus un sentiment d’accomplissement. Même si mon Critique Intérieur n’arrête pas de me parler du orange trop près du rouge, même que c’est pas beau vu que les teintes sont proches. Même si je trouve qu’effectivement le orange est trop près du rouge (et là, je me demande pourquoi je n’ai pas suivi mon premier mouvement qui était d’y mettre du jaune….) et que ce n’est pas un positionnement des plus judicieux, je suis quand même contente parce que j’ai eu plaisir à peindre ce dessin. J’étais vraiment dans le processus, et mon critique intérieur a fermé sa grande bouche… la plupart du temps. Faut pas exagérer, j’ai quand même entendu bien des choses, de « comment ça se fait que t’es pas fichue de peindre sans que les coups de pinceau soient apparents ? » à « ah, tu vois: trop d’eau ! Et encore, t’es sûre qu’il soit nécessaire d’utiliser de l’eau avec de l’acrylique ? » en passant par plein d’autres aussi charmantes, encourageantes et soutenantes. Là où c’était chouette, c’est d’avoir été capable, la plupart du temps d’écouter cette voix et d’en quelque sorte lui tirer la langue en pensant « et alors ? On s’en fiche, JE m’en fiche, je prends plaisir à ce que je fais et j’ai bien l’intention de continuer ainsi ». Je sais que ça ne sera pas toujours aussi simple je sais qu’il y a des fois où mon Critique Intérieur va se la jouer caïd qui prend tout le monde en otage. Mais j’aime à croire que me souvenir de ces mini semi-importantes victoires contre lui m’aideront quand les temps seront plus difficiles.
C’est parti. BIG, l’atelier mené par Connie Hozwicka a officiellement commencé aujourd’hui. J’ai été heureuse ce matin en me levant de trouver dans ma boîte l’invitation à rejoindre le groupe WEEK 1. Je pensais qu’en raison du décalage horaire, il me faudrait attendre plus avant dans la journée pour pouvoir accéder aux ressources pour cette première semaine. Bonne et belle surprise donc qui m’a laissée toute la journée avec une seule envie : rentrer à la maison et sortir mes feuilles et la peinture !!!!
Petit mic-mac en soirée, mais je finis par être seule face à la feuille blanche. Avec l’intention de faire le premier exercice de cette première semaine. Je choisis du vert pour commencer et je passe mon pinceau sur la feuille. Et puis, du rouge. Je n’ai pas le temps d’arriver au jaune que je suis dans une sorte d’état second, répondant à l’appel des couleurs, versant de l’acrylique sur la palette et peignant sans réfléchir, suivant juste la petite voix à l’intérieur qui me souffle des choses. Expérience grisante, à la fois par la taille de la feuille (A1) et par le sentiment de puissance et de liberté que j’ai ressenti.
Au final, je n’ai pas fait l’exercice tel qu’il était prescrit, mais j’ai tiré bien autre chose de cette première expérience, de tellement puissant et intense que je me moque bien de l’exercice !
… Un exercice fait au cours du stageChanter et Danser la Femme. Après une séance de danse et de chant, Sylvie nous a demandé de dessiner, peindre le masculin dans le féminin. Je suis allée chercher mon matériel à moi plutôt que d’utiliser celui qui nous était fourni : mes neo color, mes pinceaux… Après avoir dansé et chanté à nouveau, cette fois, nous avons eu à peindre le féminin dans le féminin.
Les couleurs du second scan sont assez bizarres : le fond est vert, assez foncé et pas cette espèce de bleu turquoise. J’essaierai de faire des photos plutôt…
N.B. J’ai aussi mis à jour l’article We all come from the Goddess pour y insérer un scan de mon dessin de fin de stage.
Lumière. Le thème de cette septième semaine de Par Quatre Chemins. Le noir et l’or se sont imposés immédiatement. Une spirale d’or, sans doute parce que pour moi spirale et féminin et lumière sont intimement, étroitement liés. Sans doute que la notion de création vient jouer son rôle : le féminin créateur, la lumière créatrice en ce qu’elle révèle ce qui se tapissait jusque là dans les ténèbres.
Le fond est texturé, j’ai pour cela employé un medium liquitex, sable résineux, acheté aujourd’hui en faisant mes emplettes pour l’atelier BIG. Un premier essai avec ce genre de chose, un premier essai en n’utilisant que de l’acrylique. Je ne saurais dire si j’en suis satisfaite ou pas. Je reste avec un sentiment d’inachevé, comme s’il manquait quelque chose, mais je ne sais pas quoi: je m’arrête à cette image qui s’est imposée quand j’ai lu le thème, lumière. Une forme de fidélité qui me bloque ?
Non, je fais carrément des bonds. Des GRANDS bonds.
Après une séance NAET collective*, un repas en bonne compagnie (rhaaa, aller surveiller la cuisson des pois chiches dont je dois faire du hoummous !!), un tour chez le pierceur pour changer mon bijou d’arcade, je file chez Dalbe pour acheter ce qu’il me manque – et plus si affinités… et subsides ! – pour l’atelier de Connie : des feuilles – en GRAND format (wouh, je suis intimidée !), de l’acrylique, quelques pinceaux supplémentaires de taille adaptée au grand format… enfin, un peu de matériel, quoi .
J’ai hâte, hâte, hâte que cette aventure commence…. Et j’envoie un GRAND merci, MERCI donc à Nolwenn…..
* Je suis tellement bluffée par les résultats sur moi que j’y emmène mes enfants, d’une part parce que je pense que la tendance à eczéma des deux plus petits peut être en lien avec une ou plusieurs intolérances alimentaires mais aussi parce que je pense qu’un travail émotionnel peut aider mon aîné qui a comme moi, une naissance par césarienne dans ses valises…
Je rattrape tout doucement mon « retard » dans cette aventure qu’est Par Quatre Chemins. Pas exactement ce que je voyais pour ce thème du blocage (ce qui empêche d’avancer), mais le principal y est : les valises qui entrainent au fond, la noyade dans le noir. C’est dans les détails que ce dessin diffère de ce que je voyais: le rendu de la jupe, les bras… dans les détails que je ne sais pas, n’arrive pas à dessiner. Pas de frustration cependant.
Donc voilà, un fond neo-color II (avec une toute nouvelle boîte de 30 crayons, wah !!) aquarellisé et de la gouache pour le reste. Une femme entraînée au fond par ses valises (et non, pas QUE trois, même si je m’interroge sur le pourquoi de ce chiffre que je n’ai pas réfléchi), une noyade dans le noir. Parce que bloquer, c’est ne pas avancer, ne pas avancer revient sans doute pour moi à se noyer encore et toujours dans les mêmes choses, les mêmes difficultés. Couper les chaines avant de toucher le fond, pour pouvoir remonter à la surface. Comme toujours, le scan est coupé : je n’ai qu’un scan A4 et le papier fait 24*32.
J’ai vu la très belle et inspirante (comme les autres…) vidéo de Nolwenn. Et je suis à ça de m’inscrire moi aussi à l’atelier BIG. J’hésite.
J’ai peur d’être prise de cours, de ne pas avoir le temps… de ne pas prendre le temps ?
Je ne suis pas sûre non plus que ça soit raisonnable financièrement (ahem, non, je ne suis pas allée voir l’état de mes comptes, pas depuis une éternité, et je sais que je le devrais).
J’hésite.
Mais une part de moi en a vraiment très envie et c’est sans doute la seule chose qui devrait compter. Oser.
Edit : bon, je suis inscrite (enfin, je viens de payer…). J’ai peur. Et hâte en même temps.
Oui, je les fais dans le désordre si je veux
Blague à part, j’ai dans la tête tout ce que je veux peindre pour les différents thèmes du projet Par Quatre Chemins, j’ai juste manqué de temps pour les peindre au fur et à mesure. Du coup, je me rattrape maintenant que je suis moins sollicitée par la travail et je peux enfin leur donner vie sur le papier… mais dans un ordre qui n’est pas chronologique.
Un autoportrait peint hier, après les doutes et le nuage. En le terminant, je me suis dit qu’il me parlait aussi d’expansion, mais je n’ai pas voulu lui attribuer un autre thème que celui qui me l’a inspiré.
Pourquoi un auto-portrait sans représentation physique de moi ? Ce n’est pas par flemme, par peur de ne pas arriver à dessiner (même si je sais pertinemment n’avoir pas les compétences pour arriver à me dessiner, à me représenter physiquement). Je crois que c’est simplement parce que de moi, je ne préfère que retenir et voir la lumière, venue du noir, venue malgré le noir. Je crois que fondamentalement, je suis ça, nous sommes tous ça… avec Amy Steinberg, je répète….
yes i believe that we are light
and we shine infinitely
Neo color II aquarellés, gouache (le centre noir) sur papier canson 24*32 de 224 g/m². Je ne varie pas beaucoup (même si là, j’ai essayé les parallel pens de pilot pour la calligraphie / signature), ne m’aventure pas très loin. Je me trouve à la fois timorée et dans le même temps je me dis que tant que je ne me sens pas attirée par autre chose il n’y a aucune raison de forcer un changement d’outil.
Avec beaucoup de retard, ma participation à la cinquième semaine du projet Par Quatre Chemins. J’ai en tête ce que je veux peindre pour ce thème du doute / des doutes depuis le moment de mon stageEntre danse et chant. J’ai tenté de finaliser cette image pendant le stage, mais non, rien à faire, ça ne sortait pas. Ce n’est qu’hier qu’enfin, en bonne compagnie, que j’ai pu lui donner corps sur le papier.
Le doute, c’est un nuage noir, à la bordure dorée parce que tout n’est pas toujours noir et négatif dans le fait de douter. Le doute, c’est un nuage qui pour moi le plus souvent obscurcit tout au point que je perde de vue l’essentiel, la lumière et l’eau, la Vie, l’arc-en-ciel.
J’ai commencé par utiliser les neo-color II pour l’arc-en-ciel (et comme d’habitude, j’ai douté sur l’ordre des couleurs, je ne sais pas pourquoi, je me trompe régulièrement…) que j’ai aquarellé. J’ai ensuite peint à la gouache par-dessus : du doré, acquisition du jour, et du noir, du blanc, mélangé dans la palette ou sur la feuille elle-même (canson 24*32, 224 g/m²).
Commandé il y a peu et reçu… il y a peu également, je ne sais plus quand au juste.. mais ce détail est de peu d’importance. Cela faisait longtemps que je voulais l’acheter, parce que ces voix de femmes m’émeuvent. Si j’ai finalement sauté le pas, c’est sans nul doute en lien avec le stage Chanter et danser la femme.
Après écoute, j’aime beaucoup l’intégralité de ce CD de Balkanes dont je ne connaissais jusque là qu’un bout de la première piste puisqu’elle a été utilisée pour la vidéo des tentes rouges organisées par les doulas de France (sauf erreur de ma part).
Et oui, je chante par dessus les morceaux, et La Danseuse en moi aurait bien envie que je lui prête mes pieds…
Le dernier jour du stage, nous sommes entrées en contact et avons laissé s’exprimer la femme créative. J’ai choisi de dessiner sur le thème de la sororité et du sacré qui sont pour moi très liés et de terminer ma présentation par un chant à chanter avec tout le groupe.
Les couleurs du scan sont bizarres, je ne sais pas trop pourquoi…
Je pensais que Dany et Sylvie le connaissaient et que je pourrais chanter avec elles le temps que les autres membres du cercle puissent se joindre à nous. Ni Sylvie ni Dany ne connaissaient The Goddess Song (We All come From The Goddess) et c’est donc seule que j’ai entonné :
We all come from the Goddess
And to her we shall return
Like a drop of rain
Flowing to the ocean
Jamais au grand jamais je n’avais encore ainsi chanté en public, seule, sans musique ni rien. Juste ma voix. Etranglée au début, j’ai d’ailleurs failli m’arrêter mais Dany m’a dit de continuer que c’était très beau comme je chantais (oui oui, quelqu’un m’a dit ça !!!) et puis au fur et à mesure, (un peu plus) en confiance. Faux sans doute, mais je ne sais pas et ça ne compte pas: ça venait du fond de mon coeur. Et puis Sylvie et Dany se sont jointes à moi, suivies des autres. Et toutes, ensemble, nous avons chanté. Et wow.
(The Goddess Song, by Moving Breath (She Changes))
We all come from the Goddess
And to Her we shall return
Like a drop of rain
Flowing to the ocean
We all come from the Goddess
And to Her we shall return
Like a drop of rain
Flowing to the ocean
Hoof and horn, hoof and horn
All that dies shall be reborn
Corn and grain, corn and grain
All that falls shall rise again
We all come from the Goddess
And to Her we shall return
Like a drop of rain
Flowing to the ocean
Sage and Crone, Sage and Crone
Wisdom’s gift shall be our own
Crone and Sage, Crone and Sage
Wisdom is the gift of age
We all come from the Goddess
And to Her we shall return
Like a drop of rain
Flowing to the ocean
We all come from the Goddess
And to Her we shall return
Like a drop of rain
Flowing to the ocean
L’équilibre, l’harmonie… marcher sur le câble tendu sans tomber, n’être ni trop dans ma tête ni trop dans mon corps, la juste balance entre l’un et l’autre, avancer avec l’un et l’autre, rester debout grâce à l’amour.
Page toute simple techniquement: fond neo color, pitt pens, glitter glue. A la fois parce que j’étais à la bourre, mais aussi parce que mon rêve est « tout simple » (mais pas si facile à réaliser).
Thème de cette semaine : Souvenir d’enfance.
J’ai immédiatement su ce qu’il y aurait sur ma page.
Je voulais le madras, un madras qui soit comme un écho du tartan écossais. Je voulais l’hibiscus aussi, je le voulais rouge comme le sang qui a coulé bien des années après des graines semées à cette époque. Je voulais l’exotisme du madras et de l’hibiscus, tellement évident qu’on s’arrête là, sans voir le cadre enfermant des rayures. Je voulais la carte et le sienne brûlé d’une terre qui ne me laisse pas l’accueil comme souvenir dominant. Je voyais aussi les silhouettes noires entourant la seule blanche. La solitude qu’on ne voit pas, qui ne se dit pas parce que sous le soleil et les cocotiers, la vie est forcément belle.
J’ai commencé par vouloir peindre le fond en jaune, je me suis ravisée et ai pris une feuille de couleur jaune pour y dessiner (ou tenter de !) le madras-tartan. Et finalement, je suis revenue à ma première idée et j’ai fini le fond au neo color jaune. Je me suis demandée si j’allais coller des bandes de papier coloré ou pas pour faire les motifs du madras. Et puis non, neo color encore. J’ai dessiné et découpé l’hibiscus avant de le coller. Même chose pour le fond de carte : imprimé, colorié au neo color, découpé et collé. Silhouettes noires au neo color, silhouette blanche avec du gesso.
Cet après-midi, alors que je travaillais sur ma troisième participation à Par Quatre Chemins, j’ai ouvert une pochette de feuilles clairefontaine, pensant y trouver des feuilles de couleurs. Là, le choc.
J’ai retrouvé des dessins / collages que j’avais complètement oubliés mais qui me sont revenus en mémoire aussitôt que je les ai vus. Et je me demande, avec tout ce dont ils sont chargés pour moi comment j’ai pu ainsi les effacer de mon souvenir.
En même temps, ce n’est pas exactement comme si c’était la seule chose de cette époque que j’avais oublié…