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déc 18
… Derrière ces trois noms se cache Andrea Haugen. Après avoir découvert Hagalaz’ Runedance à la faveur du tirage de la rune hagalaz, ce soir je découvre la sorcière de la brume (Nebelhexë) et…. laguz.
Nebelhexë - Laguz
When I think of you
Of still, still waters
So calm, so dark, oh so deep
Could I make you fall?
Beneath the surface
Beneath the waves, my secret sleeps
Deep, deep below
As we fall, as we sink to the ground
Deep, deep below
I try to reach you, but you drift away
As we drown, there’s no end to see
Deep, deep below…
Save me!
Above, the urban sounds
People all around us
But here in the deep
Just you and me
Did you hear my spell?
The words that would bind you
Before the cold water embraced me too
Deep, deep below
I try to breath, I try to call out
Would you feel it too, would you understand?
See the lights, see our ghosts unite
Deep, deep below…
So, wake with me!
Laguz, Laguz…
Beneath the lake
Will I find you?
Will I bind you?
déc 18
Laguz, rune de ce qui pousse et se développe, la croissance. Laguz, l’eau : fluidité, changement, manque de contrôle… un élément fondamental à la vie mais aussi un danger. Pour réaliser la créativité, il est nécessaire de nous abandonner au flux vital…. je fais le lien entre cette phrase tirée du site Sheluna et l’utilisation du sang de mes règles. Suivre mon intuition ou me laisser porter par le courant, c’est ce que Laguz me dit (mon intuition ne me soufflant rien….). Je me sens des affinités particulières pour Laguz, je crois.
Pour le moment, je fais mes tirages de rune soit en ligne, soit à partir des cartes qui se trouvaient dans l’un des livres achetés sur le sujet. Je pense confectionner mes propres runes bientôt, certainement plus en pierre qu’en bois, puisque je me sens plus d’affinités avec les pierres. Les liens abondent sur le net sur la création de son propre jeu de runes : making your own runes, make a rune set, runecrafting, making runes, fabriquer ses propres runes…
déc 18
Oh oh, Hécate… Hécate, protectrice, mais aussi Déesse de l’ombre et des morts. Hécate… des chiens et, ô surprise (c’est second degré)…. des serpents. Hécate la puissante. Hécate la bienveillante et la redoutable à la fois. Hécate, voix de la sagesse, de la divination et des rêves…
Ouaip, tout ça résonne…
Au fém’ en dit les choses suivantes au moment du tirage :
Je protège celles qui se transforment, celles qui changent leur vie, celles qui se séparent, celles qui voyagent au loin, celles qui sont seules. Je soutiens les infidèles, les chercheuses de vérité, les médecins et les biologistes, les thérapeutes. Je développe les pouvoirs de guérison, de clairvoyance, l’art de découvrir les choses cachées. Avec moi, tu retrouveras le goût de vivre, d’aller visiter d’autres univers, de rencontrer des inconnus et de faire des affaires fructueuses. Je soigne le mal-être et la dépression.
Source image
déc 18
Comme souvent ces derniers temps, je pensais cet après-midi à mon futur tatouage. Rien de ce que j’envisageais ne se passe comme je l’aurais souhaité sur le plan matériel : je n’ai pas retrouvé le carton contenant mes coupons de tissus et je n’ai pas non plus trouvé en magasin de tissu vert qui me plaise donc pas de jupe thaï cousue de mes mains pour le jour J, le dos-nu commandé n’est finalement pas à ma taille, j’ai du mal à trouver des pansements ou du film polyuréthane d’une dimension qui corresponde à mon motif, je ne vais finalement pas pouvoir aller chez le coiffeur (je préfère payer une séance de thérapie supplémentaire, j’en ai besoin)… j’ai confiance, car je sais qu’au final tout sera comme il le faudra et surtout que l’essentiel sera au rendez-vous : je serai accompagnée, et bien accompagnée. C’est d’ailleurs à cet acompagnement que je pensais tout à l’heure et non pas aux détails matériels qui ne se mettent pas en place comme je le souhaiterais. Je pensais plus précisément au fait que la séance de tatouage proprement dite et la soirée qui suivra seront des moments de femmes (ok, je ne compte pas le tatoueur). Je me demandais si ça n’était pas un peu en contradiction avec le motif que j’ai choisi, avec ma quête d’équilibre et d’harmonie dont il est le symbole. Et c’est là que j’ai réalisé que si je suis bien entourée du côté des femmes, que si ma vie est riche de relations fortes, vraies, authentiques, dans lesquelles je me sens entière, pleinement moi, soutenue, reconnue, aimée inconditionnellement – vivante en un mot ! – et dans lesquelles j’essaie de rendre ce que je reçois, je ne peux pas en dire autant à propos des hommes dans ma vie. Entre les liens autrefois forts qui sont peu à peu distendus par la géographie et/ou le temps, les relations dans lesquelles certaines facettes de moi n’ont pas leur place et ne peuvent s’exprimer… non, vraiment, rien de comparable à ce que je peux vivre au féminin. Je réalise de plus en y réfléchissant plus avant, que pour chacune de mes relations aux hommes qui sont encore présents dans ma vie à ce jour, je porte une blessure. Des femmes proches qui m’aient blessée et fait pleurer… je les compte sur le doigt d’une main et elle ne fait plus partie de ma vie. Je me demande si ce noyau de femmes me sert de protection, de refuge ou si au contraire il constitue un handicap, me rendant plus difficiles, plus incompréhensibles les relations aux hommes. Je me demande si je pardonne plus volontiers aux hommes qu’à mes soeurs. Je me demande quelle blessure originelle est-ce que je répète encore et encore ainsi.
Mais surtout, je me dis que non, vraiment, décidément pour me laisser emporter par cette rivière-là c’est bien entre femmes que cela doit se passer, parce que je veux me sentir forte, déterminée, indomptable et d’autres choses encore que je ne sais pas être avec d’autres qu’elles.
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