Three burning candles and many many good, warm and positive waves sent out to one shiny, powerful and strong goddess who rocks !

In Harmony May I WalkAegiale en quête d'harmonie
déc 16
Three burning candles and many many good, warm and positive waves sent out to one shiny, powerful and strong goddess who rocks ! ![]() déc 16
Un colis arrivé aujourd’hui, une surprise. Des livres. Pour mes garçons. Et un livre pour moi. Touchée, émue, ravie d’avoir Switching to Goddess entre les mains. Merci à celle qui se reconnaîtra !
déc 16
déc 16
Depuis une dizaine de jours, presque à chaque fois que je me croise dans un miroir, je pense à la Madone et plus particulièrement à celle de Munch. Surtout quand mes cheveux sont attachés en demi-queue. J’ai commencé par penser que c’était uniquement un effet secondaire de la lecture de My Name is Asher Lev, de Chaïm Potok. Encore un livre qui ne m’est pas tombé dans les mains par hasard : juste à un moment où j’étais en plein débat sur ce qu’est ou pas l’Art et se déroulant au sein d’une communauté juive hassidique (en l’occurence, les ladover, « fictionnalisation » du groupe loubavitch je pense), ce qui me touche toujours beaucoup puisque j’ai passé trois années à l’INALCO a étudier l’hébreu et que j’ai fortement songé me convertir au judaïsme pendant un certain nombre d’années. Le narrateur et personnage principal, Asher Lev est artiste peintre dans la moindre fibre de son être, ce qui n’est pas sans poser problème au sein de sa communuauté. Le point de rupture est définitivement atteint, quand, manquant d’imagerie existant dans son monde religieux, il a recours à une scène de crucifixion mettant en scène sa mère ainsi que son père et lui même en témoins et cause du déchirement si intense de celle-ci entre les deux hommes de la famille. Un livre qui m’a fait une très forte impression, dont j’aimerais bien lire la suite et qui m’a donné envie de relire The Chosen. ![]() Madonna, Edvard Munch (1894-5) Représentation inhabituelle de la Madone, même si l’on y retrouve des aspects plus canoniques : l’auréole, les yeux fermés qui symbolisent la modestie, la lumière qui vient du dessus. Physiquement, les cheveux peuvent me rapprocher de ce tableau. Mais il me semble que cette association que je fais vient de la dualité présente dans le tableau entre le séculaire (et même l’érotique) et le sacré, entre la vie et la mort (son corps est certes tourné vers la lumière mais il me rappelle les corps tordus des crucifixions), entre le divin et l’humain. Comme souvent chez Munch les femmes sont à la frontière entre les opposés, à la fois une chose et son contraire (et c’est aussi pour cela que j’apprécie David Lynch, mais c’est une autre histoire). |