Impossible pour moi de ne pas voir un écho entre les paroles d’une amie un peu plus tôt dans la journée (« The Goddess inside goes outside ») et l’interprétation d’Ingwaz qui est faite ici : Inguz signals the integration of the four selves: physical, emotional, mental and spiritual. It is the drive toward completion and totality and acts as the catalyst for movement toward wholeness. Cette phrase aussi résonne tout particulièrement : Only when we know our solitude to be different from our loneliness can we be whole enough to honor another’s place.
Ailleurs on peut lire que Ingwaz is associated with healthy, wholesome sexuality, a strong, affectionate family, and a safe, secure hearth and home. It also symbolizes protection, and contains the idea of a beacon, a light shining in the darkness, and therefore, spiritual inspiration. Ingwaz en rune de l’harmonie… ça m’interpelle fortement. En rune de l’amour aussi. Ingwaz pour me dire de me (re)centrer. Ingwaz parce que les choses s’organisent, une certaine cohérence s’installe, la construction est en cours.
Dans son autre dessin possible, Ingwaz c’est aussi l’énergie transportée au dehors (et ça rejoint bien ce que me disait mon amie); j’ai trouvé intéressant de tirer Ingwaz juste après Laguz.
Il me reste encore à lire et absorber ce qui est dit d’Ingwaz chez Morgane Lafey.
Archive for décembre, 2008
Ingwaz
12.30
Bizarre…
12.30
Impression bizarre aujourd’hui en allant sur un blog que je suis à peu près régulièrement puisque écrit par une co-listière très active sur une liste américaine sur laquelle je sous-marine… j’avoue que ce changement me perturbe
. Je tente de surmonter cette impression en me disant que c’était à prévoir puisque 1) le thème est mis à la libre disposition de tous et 2) ce qui m’a attiré vers lui risquait fort d’attirer d’autres personnes également.
J’ai presque envie de changer le décor ici du coup et si j’avais les compétences gaphiques ET informatiques (et le temps…), je me créerais bien mon propre thème rien qu’à moi….
La mue du serpent
12.25
Depuis hier en fin d’après-midi, je me sens femme-serpent, femme qui mue. Des petits morceaux de peau colorée partent de mon tatouage, un peu comme si je pelais après un coup de soleil, et ça me démange. Rien que de très normal, ces petites peaux puisque je n’ai finalement pas choisi la cicatrisation en milieu humide mais ai plus classiquement décidé de suivre les consignes du tatoueur : crémage et compresse juste après le tatouage, à renouveler quelques heures après et dès le lendemain, simple crémage pluri-quotidien sur un tatouage laissé par ailleurs à l’air libre. Si j’excepte ces peaux, ou croûtes, que j’ai soin de ne pas volontairement enlever, mon tatouage a par ailleurs un très bel aspect. Plus je le vois, plus je suis convaincue qu’il est ce qu’il doit être et là où il doit être… c’est d’ailleurs presque comme s’il avait toujours été là, toujours fait partie de moi. D’une certaine façon, peut-être que c’est vrai, qu’il ne se révèle que maintenant, qu’il ne me permet que maintenant de mettre le doigt sur des choses qui sont en moi depuis toujours.
(Je dois dire au passage que les démangeaisons sont plus désagréables pour moi que le tatouage lui-même ne l’a été
)
Quoi qu’il en soit, je me sens tellement forte depuis samedi que cette idée de mue, d’adaptation à ce nouveau moi, plus ancrée, plus forte, plus solide et plus proche de qui elle est vraiment me plaît bien. Et qui sait, c’est peut-être également un pas de plus vers ma réconciliation avec le serpent ?
Lune bleue
12.25
C’est par un petit tour chez Faoni que j’ai pu réaliser que le numéro 2 de Lune Bleue était sorti. A télécharger et à lire sans modération !
Love is all (around)
12.21
En écrivant vendredi que je me sentais bénie, je n’avais pas idée à quel point j’allais l’être et je ne mesurais pas non plus tout ce qui se tramait dans mon dos
….
Hier était donc le jour choisi pour la réalisation de mon tatouage.
Je suis sortie du travail plus tôt (ce qui me vaut de finir plus tard en ce jour de solstice, mais hey, je suis une Déesse Tatouée maintenant alors….), j’ai fait LA course qu’il me restait à faire en vue du tatouage et je suis allée retrouver celles qui devaient m’accompagner physiquement pendant le tatouage. Là, enfin, ma nouvelle couleur de cheveux (ok, juste des reflets) est remarquée (‘reusement qu’il y a les copines sur qui compter, hein….). Avant d’aller au Derm Tattoo Hospital, une pause rafraichissement, goûter, centrage était prévue chez N.
Tout était prêt en haut pour moi, des bougies dans la salle de bains, des pétales de rose sur le rebord et dans la baignoire et de la musique qui m’a immédiatement fait penser à Taàri (mais pas de hasard là….). Sur le rebord du lavabo, une huile spéciale accouchement, avec laquelle je me suis frottée les poignets après une longue douche. Je me suis habillée : dos nu noir et ma jupe thaï verte – absolument pas symétrique mais qu’importe, c’est moi qui l’ai faite ! -, j’ai mis les bijoux que j’avais préparés, ai accroché les rubans à ma barette et ai relevé mes cheveux avant de redescendre goûter avec N. et M.. D’autres surprises m’attendaient : deux cadres / tableaux préparés avec beaucoup d’amour, de pensées, de symboles, de photo et mots si doux pour marquer ce passage. Une bourse jaune, un ange, un galet, une triple bougie verte, de la musique…. Un morceau de brioche et une tasse d’infusion plus loin, j’étais prête à accoucher me rendre au salon de tatouage. Dans la voiture, pas de hasard, Scarbourough Fair comme un clin d’oeil à Elle.
Arrivée au salon de tatouage. Je signe la décharge. Le lecteur de CD a été péparé pour que je puisse mettre la musique de mon coix, mais il ne lit pas les MP3s… tant pis (et avec le recul, ça ne m’a pas manqué). Et c’est parti : je reste debout tandis que le tatoueur me rase (ben oui, j’ai du duvet sur le dos) puis reporte le motif sur mon dos et je m’allonge… Petit essai pour me familiariser avec la sensation, et les choses sérieuses commencent. Ce n’est pas douloureux. Inconfortable, mais décidément pas douloureux. La sensibilité est différente selon les endroits tatoués, clairement, ça résonne, vibre plus sur la colonne est c’est là que c’est le plus inconfortable. Rien d’insoutenable, juste une sensation de gène, parfois de brûlure et c’est tout. Je suis pleinement là, je découvre les réactions de mon corps selon les endroits travaillés, avec toujours la main de M.-Magic-Touch dans mes cheveux. Ce qui me gène le plus : le bruit, qui me fait penser à mes visites chez le dentiste. Le bruit est plus impressionnant que ce qu’il se passe sur ma peau. Le contour est fait très vite, je suis surprise quand on m’annonce qu’il est terminé. M. Au-dessus de moi me dit qu’il est beau. Je me sens frustrée à l’idée d’être la dernière à le voir, mais je refuse pourtant de regarder les photos intermédiaires qui sont faites. Et puis la mise en couleurs commence. Là, je ne suis pas toujours présente, je pars parfois : des images, des sons qui me viennent, mais je me sens bien, vraiment en paix. J’ai respiré à un moment comme j’aurais pu le faire en accouchant et quand je m’en suis rendue compte, quelques larmes ont coulé, un dernier aurevoir à Aëlig qui aurait pu naître ce jour-là.
La séance a été au final plus rapide que prévue, malgré une pause assez longue. J’étais très calme et détendue tout le long; à la fin le tatoueur m’a même dit que ça avait été un vrai plaisir de me tatouer, que mon calme et ma sérénité avaient rendu les choses vraiment très agréables pour lui et qu’il avait apprécié de pouvoir être pleinement à ce qu’il faisait sans avoir à se soucier d’anticiper ou non des crispations, des mouvements, des manifestations de douleur.
Il a pris mon tatouage en photo à la fin, puis a effectué les soins.
J’ai sorti de mon sac l’enveloppe sur laquelle j’avais reporté le motif de mon tatouage et dans laquelle j’avais préparé la somme nécessaire au paiement de mon tatouage.
Et je suis sortie. Différente, mais toujours moi.
Et surtout, surtout, fabuleusement forte de cette expérience.
On dit souvent que les choses ne sont jamais comme on s’y attend; c’est vrai. Parfois elles sont mille fois mieux. Alors merci dans le désordre le plus complet à M., N., F., K., C. (et S.) d’avoir contribué ainsi à ce jour unique et de l’avoir rendu « encore plus » que tout ce que je pouvais en attendre.
YOU ROCK GODDESSES AND I LOVE YOU !!!!


On m’avait dit du motif en le voyant que c’était « vraiment moi », il paraît que ce tatouage est « à sa place »… je suis on ne peut plus d’accord
Blessed, oh so blessed !
12.19
All is well.
J’avais raison d’avoir confiance : je me suis rendue compte ce matin en essayant, juste pour voir, une dernière fois le dos-nu noir que comme mes lunes viennent de se terminer j’ai cessé de faire de la rétention d’eau et que donc… il me va
! Bon, pas parfaitement (bouh, ouh, je n’arrive pas à croire que j’ai pris autant des bras
), mais je vais pouvoir le porter demain (faut encore que je résolve la question soutien-gorge à mettre dessous ceci dit).
Cet après-midi, en rangeant dans la chambre de ma demoiselle, j’ai trouvé la caisse contenant mes coupons de tissus, dont le fameux coupon vert. Hop hop hop, j’ai cousu quelques heures, une jupe thaï sur le modèle de celle que j’ai commandée à la petite sauterelle (oui, je posterai des photos… après l’avoir portée). Tandis que l’aiguille s’enfonçait dans le tissus, je pensais à celle qui piquera mon dos demain, injectant l’encre sous ma peau. Je me suis demandée comment j’allais me sentir alors, si le mouvement serait aussi régulier que le mien en faisant avancer le tissu. Je m’étais résignée à porter un pantalon vert acheté récemment et porté une seule fois, mais je suis heureuse d’avoir finalement pu coudre moi-même cette jupe, j’avais besoin de jouer de l’aiguille je crois.
J’ai cousu en deux partie : la découpe des trois pièces d’abord puis, après une interruption pour emmener mes garçons à l’école de musique pendant laquelle j’ai pu acheter du ruban pour attacher la jupe (ça allait plus vite que de coudre des lanières dans le tissu) et pour peut-être mettre dans mes cheveux demain, la couture proprement dite.
Pendant que mes garçons étaient à leur cours de musique, outre l’achat du ruban, j’ai ouvert le colis soeurprise trouvé dans la boîte à lettres en partant. J’ai été vraiment très émue de découvrir toutes ces choses envoyées par ma Sorcière Particulière : des berlingots nantais (qu’il me faudra partager), un porte-clés auquel est accroché une déesse cousue main (et que j’ai accroché aussitôt à mon sac), une écharpe vert-lichen-juste-comme-j’aime avec des spirales, un coussin bouillotte rempli de graines de lin fait main lui aussi et une lettre pour accompagner le tout. MERCI Taàri, ce colis arrivé juste à temps, juste comme il faut, est tout simplement parfait !

Demain, physiquement, il y aura juste M. et sa fille avec moi pendant le tatouage, mais je sais que je serai dans les pensées de beaucoup de mes amies, que je vais être accompagnée, entourée et waow, ça va être un moment fabuleux !
Hagalaz’ Runedance, Nebelhexë, Aghast…
12.18
… Derrière ces trois noms se cache Andrea Haugen. Après avoir découvert Hagalaz’ Runedance à la faveur du tirage de la rune hagalaz, ce soir je découvre la sorcière de la brume (Nebelhexë) et…. laguz.
Nebelhexë - LaguzWhen I think of you
Of still, still waters
So calm, so dark, oh so deep
Could I make you fall?
Beneath the surface
Beneath the waves, my secret sleeps
Deep, deep below
As we fall, as we sink to the ground
Deep, deep below
I try to reach you, but you drift away
As we drown, there’s no end to see
Deep, deep below…
Save me!
Above, the urban sounds
People all around us
But here in the deep
Just you and me
Did you hear my spell?
The words that would bind you
Before the cold water embraced me too
Deep, deep below
I try to breath, I try to call out
Would you feel it too, would you understand?
See the lights, see our ghosts unite
Deep, deep below…
So, wake with me!
Laguz, Laguz…
Beneath the lake
Will I find you?
Will I bind you?
Laguz
12.18
Laguz, rune de ce qui pousse et se développe, la croissance. Laguz, l’eau : fluidité, changement, manque de contrôle… un élément fondamental à la vie mais aussi un danger. Pour réaliser la créativité, il est nécessaire de nous abandonner au flux vital…. je fais le lien entre cette phrase tirée du site Sheluna et l’utilisation du sang de mes règles. Suivre mon intuition ou me laisser porter par le courant, c’est ce que Laguz me dit (mon intuition ne me soufflant rien….). Je me sens des affinités particulières pour Laguz, je crois.
Pour le moment, je fais mes tirages de rune soit en ligne, soit à partir des cartes qui se trouvaient dans l’un des livres achetés sur le sujet. Je pense confectionner mes propres runes bientôt, certainement plus en pierre qu’en bois, puisque je me sens plus d’affinités avec les pierres. Les liens abondent sur le net sur la création de son propre jeu de runes : making your own runes, make a rune set, runecrafting, making runes, fabriquer ses propres runes…
Oracle des Grandes Déesses (5)
12.18
Oh oh, Hécate… Hécate, protectrice, mais aussi Déesse de l’ombre et des morts. Hécate… des chiens et, ô surprise (c’est second degré)…. des serpents. Hécate la puissante. Hécate la bienveillante et la redoutable à la fois. Hécate, voix de la sagesse, de la divination et des rêves…
Ouaip, tout ça résonne…
Au fém’ en dit les choses suivantes au moment du tirage :
Je protège celles qui se transforment, celles qui changent leur vie, celles qui se séparent, celles qui voyagent au loin, celles qui sont seules. Je soutiens les infidèles, les chercheuses de vérité, les médecins et les biologistes, les thérapeutes. Je développe les pouvoirs de guérison, de clairvoyance, l’art de découvrir les choses cachées. Avec moi, tu retrouveras le goût de vivre, d’aller visiter d’autres univers, de rencontrer des inconnus et de faire des affaires fructueuses. Je soigne le mal-être et la dépression.
(dés)Equilibre
12.18
Comme souvent ces derniers temps, je pensais cet après-midi à mon futur tatouage. Rien de ce que j’envisageais ne se passe comme je l’aurais souhaité sur le plan matériel : je n’ai pas retrouvé le carton contenant mes coupons de tissus et je n’ai pas non plus trouvé en magasin de tissu vert qui me plaise donc pas de jupe thaï cousue de mes mains pour le jour J, le dos-nu commandé n’est finalement pas à ma taille, j’ai du mal à trouver des pansements ou du film polyuréthane d’une dimension qui corresponde à mon motif, je ne vais finalement pas pouvoir aller chez le coiffeur (je préfère payer une séance de thérapie supplémentaire, j’en ai besoin)… j’ai confiance, car je sais qu’au final tout sera comme il le faudra et surtout que l’essentiel sera au rendez-vous : je serai accompagnée, et bien accompagnée. C’est d’ailleurs à cet acompagnement que je pensais tout à l’heure et non pas aux détails matériels qui ne se mettent pas en place comme je le souhaiterais. Je pensais plus précisément au fait que la séance de tatouage proprement dite et la soirée qui suivra seront des moments de femmes (ok, je ne compte pas le tatoueur). Je me demandais si ça n’était pas un peu en contradiction avec le motif que j’ai choisi, avec ma quête d’équilibre et d’harmonie dont il est le symbole. Et c’est là que j’ai réalisé que si je suis bien entourée du côté des femmes, que si ma vie est riche de relations fortes, vraies, authentiques, dans lesquelles je me sens entière, pleinement moi, soutenue, reconnue, aimée inconditionnellement – vivante en un mot ! – et dans lesquelles j’essaie de rendre ce que je reçois, je ne peux pas en dire autant à propos des hommes dans ma vie. Entre les liens autrefois forts qui sont peu à peu distendus par la géographie et/ou le temps, les relations dans lesquelles certaines facettes de moi n’ont pas leur place et ne peuvent s’exprimer… non, vraiment, rien de comparable à ce que je peux vivre au féminin. Je réalise de plus en y réfléchissant plus avant, que pour chacune de mes relations aux hommes qui sont encore présents dans ma vie à ce jour, je porte une blessure. Des femmes proches qui m’aient blessée et fait pleurer… je les compte sur le doigt d’une main et elle ne fait plus partie de ma vie. Je me demande si ce noyau de femmes me sert de protection, de refuge ou si au contraire il constitue un handicap, me rendant plus difficiles, plus incompréhensibles les relations aux hommes. Je me demande si je pardonne plus volontiers aux hommes qu’à mes soeurs. Je me demande quelle blessure originelle est-ce que je répète encore et encore ainsi.
Mais surtout, je me dis que non, vraiment, décidément pour me laisser emporter par cette rivière-là c’est bien entre femmes que cela doit se passer, parce que je veux me sentir forte, déterminée, indomptable et d’autres choses encore que je ne sais pas être avec d’autres qu’elles.
Trio
12.17
Nous avions rendez-vous à 16h15 aujourd’hui encore, cette fois avec un thème tryptique dans lequel chacune pouvait piocher ce qui lui parlait le plus : vie / voie / vérité, les « 3 V » quoi
.
Pas de balado-diffusion pour moi cette fois, mais Deval Prema en fond sonore avec Dakshina. Je me suis relaxée assez vite, même si j’ai eu froid. Mes pensées ne se calmaient pas, mais j’étais zen : ni fuir ni poursuivre, je les ai laissées venir et repartir, passer sans s’arrêter. Parmi les images que j’ai vues, celle de nous trois en train de faire une ronde dans le ciel comme des sky divers m’a marquée.
A un moment donné, j’ai eu une espèce de sursaut comme je peux avoir parfois juste avant de m’endormir, je n’ai pas rouvert les yeux, je ne suis pas sortie de ma relaxation pour autant. Par contre c’était bizarre: j’avais le sentiment de ne plus être là dans mon corps. Je sentais encore ma respiration mais là où d’habitude avec mon souffle je fais circuler l’énergie partout dans mon corps, consciente de mes doigts, mes bras etc., là, je ne sentais plus les contours de mon corps, on aurait dit que je n’étais plus dans mon corps ou que j’étais immense, sans fin. De ne plus sentir mon corps et ses limites, j’avais l’impression qu’il était engourdi, mais ce n’était pas ça. J’ai presque paniqué, presque parce que c’était étrange comme sensation mais en même temps j’étais tellement bien qu’il n’y avait pas de raison de paniquer. Et puis pouf, je suis sortie de cet état, je n’ai pas cherché à reprendre le fil, j’ai bougé les doigts et les mains tout doucement pendant quelques secondes, et là mon timer a sonné la fin de la méditation. J’ai été heureuse d’en sortir spontanément sans le bip-bip du minuteur.
Je ne me sens pas plus avancée dans les questions que je me pose, je ne sais pas plus quelle est la voie que je dois suivre mais je me sens au moins plus calme, centrée, apaisée. C’est déjà ça.
Creating Bliss
12.17
Des static cling decals, je vois ce que c’est mais je ne sais pas comment ça se dit en français ni s’il y a vraiment un terme pour les désigner… sur Creating Bliss il y en a avec des affirmations positives, comme All Is Well, Life Works ou encore Imagine, Believe, Receive…
A utiliser sans modération (ou même sans acheter quoi que ce soit), parce que la vie est plus belle avec des pensées positives.
Menstruation creation
12.17
Je ne suis certainement pas la seule et encore moins la première à avoir eu un jour cette idée. Tout est parti pour moi de Vanessa Tiegs et de son Journal Of The Monthly Renewal Process. J’allais écrire que voir le travail de Vanessa m’a rassurée; ce n’est pas tout à fait exact, mais je me suis certainement sentie un peu moins bizarre avec cette idée de peindre, forme de travail magique pour moi, en utilisant le sang de mes règles. Pour autant, je n’ai pas sauté le pas immédiatement après avoir cherché à droite et à gauche si d’autres avaient expérimenté. Je me souviens de posts sur divers forums (oui, je sais, fora est la forme correcte du pluriel) où il était question de Vanessa Tiegs, où certaines relataient leur propre expérience. L’occasion de creuser des questions techniques comme la conservation, le mélange ou non avec un autre medium…
Parmi les liens que j’ai pu explorer, certains m’ont conduite vers le MuM, Museum of Menstruation and Women’s Health et plus particulièrement la section Art of Menstruation. Mes pas m’ont à nouveau portée vers yOni, un site qui explore et célèbre les nombreuses facettes de la féminité (et qui semble avoir été hacké au moment où j’écris ces lignes). Je suis allée sur Art by Women About Menstruation, le Community Live Journal créé par Vanessa Tiegs, j’ai vu un projet réalisé pour Ostara, j’ai trouvé d’autres liens sur Dragon Energy – Menstrual Art, notamment On my period, le site de May Ling Su (et comme Devil Girl, The Mermaid chez elle, je vois émerger des aspects de moi différents lors de mes lunes, je reviendrai sans doute sur ce sujet plus tard). J’ai mis des signets sur des textes que je veux relire régulièrement, comme The Goddess Is Alive In Every Woman de Susun Weed ou Blood Sisters de Susan Roberts. Et il y a aussi ce livre de Judy Grahn que je veux lire, celui qui a inspiré Vanessa Tiegs : Blood, Bred and Roses : How Menstruation Created The World.
Je me suis lancée lors de mon dernier cycle, j’étais prête à faire cette expérience de créer avec ce qui n’avait pu cette fois-là nourrir une vie nouvelle. Si j’ai mélangé mon sang avec de l’acrylique, je n’ai pas souhaité le conserver au cours du cycle ou d’un cycle sur l’autre. Pas de volonté de choquer, ou de provoquer de ma part, juste celle de célébrer, d’honorer, de connecter…. C’est ainsi que sont nés de mes lunes rouges, sans prétention artistique aucune, I’m A Woman. Period et Roots And Branches.
Good waves
12.16
Three burning candles and many many good, warm and positive waves sent out to one shiny, powerful and strong goddess who rocks !



