Cela fait des années que je pense à me faire tatouer. Sans être fixée au juste sur quoi, sur où. Et en craignant le caractère quasi irréversible de la chose. Si je vais sauter le pas très bientôt c’est certainement parce que j’ai trouvé une dimension spirituelle profonde à cette envie qui fait que ce(s) tatouages ne seront pas juste une forme d’art utilisant mon corps comme toile, mais une façon de marquer un engagement, un cheminement… quelque chose d’aussi irréversible que le moyen de l’exprimer.
En surfant sur divers sites, blogs… à la recherche de modèles destinés à inspirer mon tatouage, je suis tombée sur cet article paru dans le San Francisco Chronicle il y a plus d’un an : Finding My Religion. Il s’agit d’une interview avec Vyvyn Lagonza, tatoueuse depuis plus de trente ans et qui parle de l’importance du tatouage dans la quête de connexion au divin. Beaucoup de choses dans ce qu’elle a dit ont résonné en moi. J’en garde quelques citations :
You’re putting your intentions into opening up particular spiritual doorways.
But with tattooing and other body modifications the pain is consensual and intentional. It’s pain with a purpose. => Celle-là je la garde, parce que la dimension douleur, consentie et intentionnelle n’est vraiment pas quelque chose qui me parle. Je ne sais pas quelles seront mes impressions après le tatouage, mais je sais que si on m’avait dit avant que le mot douleur ne serait pas un mot que j’utiliserais pour parler de la naissance sans péridurale de ma fille, je ne l’aurais pas cru. Pourtant c’est vrai. Peut-être parce que j’étais dans un état d’esprit particulier qui m’a permis de transcender la douleur au point de ne pas me rendre compte qu’elle était là… je ne sais pas. J’ai une intuition au fond de moi que « douleur », ne sera pas un mot associé au tatouage, mais je me trompe peut-être.
Whatever images we choose, our body art is a true expression of our mythological belief systems.